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Edoardo Salzano
20001020 Discours du nouveau Président d’Urbandata
8 Marzo 2008
Interventi e relazioni
Discours du nouveau Président d’Urbandata (Paris, 20 octobre 2000)


Mesdames et Messieurs, je vous remercie d’avoir voulu me choisir pour être le Président d’Urbandata pour les deux ans prochains. J’ai dit deux ans, car je m’engage à suivre l’exemple de M. Allet et à raccourcir aussi la durée de mon mandat. Le nombre des associés d’Urbandata augmente, il est donc de plus en plus nécessaire rendre la rotation plus rapide.

Je n’ai pas de grand programme ni de retentissantes nouveautées à vous proposer. Les lignes de notre travail futur sont tracées par notre histoire – par le travail que nous avons fait. Nos projets seront la poursuite et le développement de ceux qui ont été réalisés dans les années fertiles où l’Association a été dirigée par Anne Page et Claude Allet: je les remercie, comme je remercie Mme Bersani, véritable initiatrice d’Urbandata.

Se proposer d’élargir encore nos partenaires européens – comme je vous le propose – signifie marcher dans la même ligne dans laquelle nous sommes déjà engagés. Nous sommes très heureux d’avoir salué aujourd’hui nos amis hongrois – qui nous ont révélé aujourd’hui un véritable patrimoine de données et de méthodes - mais je crois qu’il faut travailler pour augmenter encore le nombre des membres d’Urbandata: je pense aux pays de l’Europe du Nord, au Portugal et à la langue lusitaine, aux pays de langue slave. Mais je ne veux pas néanmoins que ces propositions puissent apparaître come une exclusion – donc je me borne à indiquer une direction dans laquelle nous sommes tous appelés à travailler.

Je crois que l’utilisation même de nos outils – Urbadisc et Muleta – peut ètre le véhicule de l’élargissment d’Urbandata. Le travail même que nous accomplissons – diffuser dans les différents pays de l’Europe et du monde, dans les différents milieux professionels, culturels, de la recherche, de l’enseignement, de l’administration publique – la documentation en matière d’urbanisme, c’est un travail qui s’insère parfaitement dans les orientations les plus récentes de l’Union Européenne. Je rappelle à toutes et à tous que le Conseil européen de Lisbonne a expressement souligné, il y a quelques mois, l‘importance de “l ’industrie des contenus” qui – je cite textuellement le document – “créent de la valeur ajoutée en tirant partie de la diversité culturelle européenne et en l’organisant en réseau”. “ L’industrie des contenu”: cette expression se réfère au matériaux qui gisent dans les archives que nous nous proposons d’exploiter, de mettre en valeur, de diffuser.

Nous pouvons nous proposer, dans les prochaines années, d’augmenter la dimension et le nombre des banques de données rassemblées en Urbadisc, d’enrichir et de rendre plus conviviaux les outils à travers lesquels les usagers peuvent les atteindre, de transformer Muleta en un vrai et complet lexique multilingue et multimédia, riche de tous les mots utiles pour nos métiers.

Nos instruments – et surtout le plus récent, Muleta - doivent aider les femmes et les hommes de toute l’Europe à franchir les bornes des différentes langues et à transformer les différentes cultures, d’un ensemble de frontières, en une plus grande richesse de tous et de chacun.

Et la poursuite de Muleta, ainsi que le développement d’Urbadisc, est le premier des objectifs pratiques qu’il faut se poser. Mais ensemble, nous devrons chercher à travailler dans la direction de nouveaux projets dans la même ligne: je pense aux propositions que nous avons faites lors de la rencontre de Venise d’avril 2000, et le proget UrPlaNet que nous avons commencé à définir.

Je crois que - dans le cadre que j’ai synthétiquement énoncé - des objectifs se posent à chacun de nos membres, et des objectifs se posent à l’Association.

Chaque membre d’Urbandata doit devenir encore plus qu’aujourd’hui un point de repère d’un réseau national, ce qui pourrait nous permettre d’élargir le domaine soit des producteurs soit des usagers de l’information. Ainsi, par exemple, en Italie nous sommes encore faibles sur le terrain des administrations publiques, tandis qu’en d’autres pays, les relations avec l’Université pourraient être enrichies et élargies.

Et chacun de nous pourrait enrichir également les banques des données qu’il verse dans le dépôt commun d’Urbadisc, couvrant dans son pays les espaces de documentation que d’autres ont déjà exploité dans leurs pays. Par exemple, en Italie on n’a pas encore travaillé dans le champ vaste et difficile de la littérature grise (bien que quelque perspective intéressante se soit ouverte), tandis que nous sommes probablement parmi les premiers à nous poser la question de mettre en fichier le plan d’urbanisme et les materiaux cartographiques.

De son côté l’Association devrait à mon avis – tout en prolongeant et développant l’activité dans les domaines dans lesquels nous sommes déjà engagés – surtout conquérir une plus large visibilité.

On devrait utiliser plus largement, et dédier plus d’efforts, au site Web d’Urbandata.

On devrait (et on pourra) utiliser largement le nouvel outil des Portails spécialisés, receuillant toutes les synergies entre le différents projets qu’on est en train de réaliser (je pense au Portail européen d’urbanisme que les amis français nous proposent, je pense au projet Planum qu’on est en train de mettre au point, je pense au projet que l’IUAV est en train de lancer pour un Portail commercial d’architecture).

Et pourquoi ne pas penser à utiliser les ressources de la Commission Européenne pour présenter nos produits – notamment Muleta, que la Commission même a financé – pour faire connaître plus largement Urbandata, en organisant une Conférence dans une ville européenne?

Finalment, je crois que nous devrions avoir quelques idées pour aider le travail de notre groupe technique. C’est eux qui constituent l’âme – et ensemble le corps – de notre Association. C’est dans notre intérêt – dans l’intérêt d’Urbandata – qu’il puissent de plus en plus devenir le noeud d’un réseau qui, dans chaque nation et dans l’Europe dans son ensemble – rallie et coordonne toutes les personnes et les instituts qui travaillent autour de la documentation des archives dans les domaines qui nous concernent. Mais de cela, on aura le temps de parler. Pour maintenant, merci à toutes et à tous, et bon travail, d’aujourd’hui jusqu’à Budapest!

Edoardo Salzano

Paris, octobre 2000

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