La Camera ha approvato in via definitiva il decreto legge che proroga i termini per le denunce del condono edilizio al 31 luglio, con 221 voti favorevoli e 157 contrari. Contro un provvedimento considerato «immorale» e «illegale» ha votato tutto il centrosinistra. Il decreto legge passa, dopo che per tre volte era mancato il numero legale alla Camera, «segno delle difficoltà e dell'imbarazzo del centrodestra sulla proroga del condono edilizio», come avevano sottolineato i Ds. Sintomo di tale difficoltà, anche il commento del ministro per i Beni Culturali, Giuliano Urbani: «Questo è un condono che io personalmente non ho approvato ma ho riconosciuto che era un provvedimento preso per un'emergenza».
Dopo la sistematica bocciatura di tutti gli emendamenti, la Camera approva, infatti, senza modifiche il provvedimento licenziato in prima lettura dal Senato. Ora, quindi, sarà possibile presentare le due domande di regolarizzazione (e per il pagamento della prima rata) fino al 31 luglio di quest'anno. In particolare, la prima domanda riguarda opere eseguite da terzi su aree di proprietà dello Stato o facenti parte del demanio statale; la seconda attiene, invece, a tutte le domande presentate per la definizione dell'illecito. Non solo. Il provvedimento proroga anche i termini di pagamento della seconda e terza rata dell'oblazione e degli oneri di concessione spostandola rispettivamente dal 30 giugno al 30 settembre 2004 e dal 30 settembre al 30 novembre di quest'anno. È ancora atteso invece l'esito della sentenza della Corte Costituzionale che dovrà esprimersi sul conflitto Stato-Regioni in merito alla sanatoria edilizia.
Dal condono edilizio il governo punta a ricavare quest'anno 3,13 miliardi.
«La maggioranza ha dato il suo via libera al secondo condono edilizio targato Berlusconi. Ce ne ricorderemo come una sonora sconfitta per il Paese»: Ermete Realacci, capogruppo per la Margherita in commissione Ambiente alla Camera, commenta così l'approvazione della proroga. Ce ne ricorderemo, aggiunge, «per le 40mila costruzioni abusive che in un solo anno ha regalato all'Italia (tutte insieme farebbero una città più grande di Agrigento, che in onore del premier è già stata battezzata Berlusconia) e per il clamoroso fallimento economico: nessuno ha voluto far sapere quanto ad oggi lo stato ci abbia guadagnato. E non è difficile immaginare il perchè». E ha osservato: «La criminalità organizzata che si arricchisce col mercato del mattone selvaggio, ha fatto salti di gioia. Il Paese ne esce martoriato da una nuova ondata di abusi, e i cittadini onesti restano beffati. E non basta. Gli ultimi dati a disposizione sul numero di domande presentate dimostrano che finora si è trattato di un ciclopico flop finanziario. E la reticenza del ministro Tremonti, che nonostante ripetute interrogazioni parlamentari, si è rifiutato di rendere noto quanto finora ha incassato l'erario, non fa che confermarlo».
12 gen 2004 - Il caso Parmalat sottolinea che il rafforzamento dei controlli dopo il caso Enron non è ancora sufficiente. Le riforme, negli ultimi due anni, non sono mancate, ma hanno tutte un loro rovescio. I dirigenti che commettono azioni illegali oggi rischiano di più, è vero, ma la tentazione di trasgredire resta uguale: l’imperativo del rendimento è sempre più pressante, il valore in Borsa resta il primo criterio degli investitori e l’ossessione degli amministratori delegati.
Erich Le Boucher
Parmalat ou le capitalisme pousse au crime
Le scandale Enron, le courtier américain qui a fait faillite il y a deux ans, était une histoire sans joie. Un conseil d'administration laisse, bouche bée, les dirigeants de la septième compagnie américaine se lancer dans "une comptabilité à haut risque"(comme l'a qualifié par euphémisme le rapport du Sénat des Etats-Unis) pour améliorer ses résultats et camoufler l'état réel de ses actifs. Vingt mille salariés ont perdu leur emploi et leur épargne-retraite. La chute d'Enron jette un discrédit sur tout le système capitaliste américain.
On s'est amusé un peu plus cette année avec un autre scandale, celui de Tyco, dont le patron, Dennis Kozlowski, s'est fait payer par son entreprise une gentilhommière de 2,5 millions de dollars et un joli yacht. Ce qui l'a coulé, c'est qu'il a mis en note de frais la facture de 2 millions de dollars de la party d'anniversaire de sa femme comprenant des serviteurs en soldats romains huilés, des nymphes dansantes, un gâteau représentant une femme nue à la poitrine très généreuse et, le clou, un David de Michel-Ange urinant de la vodka en continu.
LA PALME DU COMBLE
On n'a pas ri du tout, par contre, quand furent découverts les abus chroniques de certains gestionnaires de fonds de placement américains grugeant des millions d'épargnants. Encore que leurs méthodes boursières d'achats-ventes "tardifs" (après la clôture) ou bien encore de market timing (entrer et sortir très rapidement pour profiter des microvariations) ont retenu l'attention des connaisseurs.
De même a-t-on pu décerner, non sans révérence, la palme du comble au patron de la Bourse de Wall Street qui, chargé de faire régner l'éthique et l'honnêteté entre ses colonnes, s'était attribué un pharaonique salaire de 140 millions de dollars. Mais, en gros, les nombreux scandales d'entreprises, qui ont fait de nouveau en 2003 les gros titres des journaux économiques, n'avaient rien de rigolo.
FIERTÉ NATIONALE
Puis est venue l'Italie, pardon pour le cliché, pays de la comédie. Parmalat, son PDG propriétaire, Calisto Tanzi, ses faux comptes dans ses vraies filiales offshore. Nous n'avons affaire ni à la saga high-tech d'un élève modèle de la déréglementation des marchés électriques, ni à l'embastillement musclé d'un oligarque enrichi lors des privatisations russes douteuses, pas plus qu'au brillant PDG français de GlaxoSmithKline dont le parachute était si doré qu'il a fait scandale à Londres.
Non, laitier au pays du jambon, quarante ans d'existence, fierté nationale, modèle de ce capitalisme familial italien devenu empire mondial, 36 000 salariés, Parmalat a monté la plus grande fraude d'Europe. Ainsi, deux ans après Enron et malgré le renforcement drastique des systèmes de surveillance, une grande entreprise a réussi à rouler banques, autorités boursières et auditeurs italiens et étrangers les meilleurs.
Le gros poisson est passé entre les mailles du filet grâce à un complexe réseau de 137 filiales opérationnelles et 20 filiales financières, et à un nombre, semble-t-il important, de complices aux bons endroits. Le système mis au point avait, certes, un côté professionnel difficile à repérer : quand l'auditeur Grant Thornton demande un relevé des comptes ouverts auprès de la Bank of America, une réponse lui arrive, sous en-tête officiel, faisant état d'un solde de 3,9 milliards de dollars. Grant Thornton est rassuré. Or c'est un faux. Mais le système avait aussi son côté bricolé, qui aurait dû être découvert : le directeur général d'une trentaine de filiales n'était autre que le responsable du standard téléphonique...
MOYENS DE POLICE
La justice travaille, et la suite promet d'être aussi cocasse qu'instructive. Il reste à comprendre pourquoi Calisto Tanzi, le PDG qui détient le contrôle de l'entreprise familiale, s'est lancé dans cette folie. Il semble que le point de départ remonte à 2002 : le groupe, qui s'est endetté pour grossir, n'arrive plus à rembourser ses obligations et doit s'inventer du cash pour rassurer ses créditeurs.
Quoi qu'il en soit, Parmalat vient souligner que le renforcement des moyens de police depuis l'affaire Enron ne suffit pas. Les réformes engagées depuis deux ans n'ont pas manqué, mais elles ont toutes leur revers. La transparence ? "Le meilleur des manteaux, sous lequel se cache l'opacité le plus légaliste", comme le note le professeur de droit Marie-Anne Frison-Roche. Les codes de bonne conduite ? Les voleurs sont les premiers à les signer. L'indépendance des administrateurs ? C'est choisir l'incompétence pour écarter la complicité. Le concept est peu pratique. La menace de la prison ? Elle est sûrement efficace mais, comme viennent de s'ouvrir les premiers procès d'Enron, on va voir si elle est vraiment mise en application.
En réalité, si les patrons risquent plus gros, la tentation de transgression reste égale. Les entreprises baignent dans un contexte où l'impératif de rentabilité est de plus en plus pressant. Le cours de Bourse reste le premier critère des investisseurs, et donc l'obsession des PDG. Hier, une honnête rentabilité industrielle comme celle de la transformation du lait suffisait. Aujourd'hui, il faut plus.
LES ARMES DU FRIC-FRAC
Le capitalisme "pousse au crime", comme le notent Olivier Pastré et Michel Vigier (Le Capitalisme déboussolé, éd. La Découverte). Or il donne, dans le même temps, les armes du fric-frac : la comptabilité "créative" et les places offshore qui donnent aux directions financières les moyens de traverser impunément les limites de la légalité.
Toutes les entreprises ne tombent pas dans la délinquance. Loin de là. Le nombre de patrons voyous reste, malgré tout, très limité. Mais leurs dégâts dans l'opinion sont terribles. Selon un sondage de l'American Entreprise Institute, seuls 16 % des Américains estiment que les patrons ont "des principes d'honnêteté et d'éthique", contre encore 25 % en 2001. Et l'année 2004 nous promet de nouveaux croustillants exploits.
Eric Le Boucher
IL NATALE è passato, il Capodanno è vicino e i nostri cuori si sono colmati di affetti e di memorie presenti e lontane nello spazio e nel tempo.
Nonostante tutto. Nonostante la durezza dell´attualità che sussegue, ci circonda, ci angoscia, ci ferisce: i morti in battaglia, i morti degli agguati, i morti dei terremoti, i morti per caso. No, non è stata una pausa sia pur breve agli affanni e alle cure quotidiane, ma appena un respiro, un sollievo fugace, una festa colorata in un mondo sempre più buio, illuminato da lampi di tenebra.
Nella nostra Italia per fortuna non c´è un clima di tragedia, la sorte e il carattere del nostro popolo ce l´hanno finora risparmiato. I problemi che ci troviamo a fronteggiare sono gravi per noi ma piccoli rispetto alle dimensioni planetarie del mondo globalizzato.
Appena una settimana fa eravamo alle prese con il rinvio della legge Gasparri alle Camere e con la bancarotta di Parmalat. Si aspettava con curiosità il decreto preannunciato dal governo sul destino di Rete 4 e l´esito della vicenda che ha coinvolto migliaia di lavoratori, di azionisti, di creditori della grande azienda di Collecchio.
Le due questioni avevano e hanno implicazioni economiche, politiche, giudiziarie che ancora debbono manifestarsi, ma gli atti compiuti in questi pochi giorni sembrano ragionevoli, quasi che il buon senso e il lume della ragione abbiano una volta tanto prevalso sugli animal spirits dei contendenti in campo. Personalmente ne ho ricevuto un´impressione positiva ed ecco perché.
Per Parmalat si è fatto quanto era necessario e urgente fare: separare la struttura industriale da quella finanziaria e truffaldina, nominare un commissario esperto con pieni poteri, perseguire i reati commessi, studiare e indagare sui buchi neri dei mancati controlli in attesa di procedere a un più efficace sistema ordinamentale. Gli impazienti disegni del ministro Tremonti di creare una nuova Autorità per la tutela del risparmio, che avrebbe dovuto nascere come una Minerva armata dalla testa d´un piccolo Giove con il visibile intento di condurre nelle mani del potere politico la struttura creditizia del paese, sono stati bloccati.
L´opposizione ne ha messo in luce la pericolosità; una parte della maggioranza ne ha condiviso l´allarme e ha imposto al governo una soluzione più saggia e responsabile: accrescere i poteri finora troppo scarsi della Consob sulle imprese e sugli operatori finanziari, attribuire in prospettiva il controllo sulle concentrazioni bancarie all´Autorità antitrust lasciando alla Banca d´Italia la vigilanza sugli istituti di credito e sulla stabilità del sistema.
Si tratta d´un percorso ragionevole e condivisibile, insieme a quello di rafforzare le sanzioni contro chi falsifica i bilanci e truffa gli azionisti e i creditori; l´opposto di quanto fece il governo appena un anno e mezzo fa con la legge che depenalizzava quel reato. L´arresto di Calisto Tanzi va ovviamente nella giusta direzione.
Resta naturalmente da vedere come ed entro quanto tempo questi propositi e questi impegni già assunti di fronte alla pubblica opinione si materializzeranno, ma è importante che siano stati indicati come la sola strada da percorrere.
Non illudiamoci tuttavia che maggiori sanzioni e più efficaci controlli siano sufficienti a moralizzare il nostro capitalismo finanziario restituendolo alla sana funzione di canalizzare il risparmio verso investimenti produttivi di ricchezza reale. Se infatti la crisi Parmalat, come altre analoghe esplose sui mercati della finanza e del credito mondiali, fosse un fenomeno sporadico dovuto all´impegno perverso di alcuni truffatori, le misure previste sarebbero sufficienti a impedirne o almeno a renderne ancor più saltuario il ripetersi.
Sappiamo invece che quelle crisi provengono da una tendenza del mercato a privilegiare il rialzo dei valori azionari rispetto ai profitti ottenibili dalla conduzione produttiva delle aziende. Derivano cioè dalla tendenza degli amministratori ad anteporre scenari di breve termine a considerazioni e strategie industriali a medio e lungo periodo. Sappiamo infine che la finanziarizzazione della ricchezza ha ricevuto un impulso irresistibile dalla pratica delle stock options riservate al management determinando bolle speculative a ripetizione e spingendo i vertici aziendali a concentrarsi sulla speculazione piuttosto che sugli investimenti e sulla ricerca innovativa.
Nei giorni scorsi si è molto discusso sul tema delle mele marce e di quelle schiette, arrivando alla conclusione consolatoria che le mele buone siano la stragrande maggioranza e quelle guaste un´inevitabile eccezione che conferma la regola.
È sperabile che sia così; probabilmente amministratori e manager sono quasi tutti animati da oneste e lungimiranti intenzioni, ma questa conclusione è priva di reale significato. Se la struttura del sistema favorisce oggettivamente la speculazione finanziaria rispetto al profitto dell´industria, le buone intenzioni soggettive vengono relegate nel libro dei sogni mentre la prassi inclinerà verso il malaffare.
Questa è purtroppo la verità. Per correggerla i controlli e le dure pene giudiziarie - pur necessari - non bastano né bastano le prediche sull´etica negli affari delle quali son piene tutte le bocche. Occorre prosciugare l´acqua dentro la quale prosperano i frutti velenosi del capitalismo speculativo; occorrono strumenti di vigilanza sovranazionali che fronteggino il malaffare sovranazionale. Altrimenti le buone intenzioni saranno parole scritte sull´acqua, senza effetti se non quelli di metter l´anima in pace ai moralisti e lasciare campo libero ai truffatori.
La qualità della classe dirigente politica non è elemento secondario per educare all´etica gli uomini d´affari. Ed è qui che conflitti di interessi così abnormi come quello presente e irrisolto al vertice del nostro governo costituiscono un elemento portante di corruttela e di diffusa disponibilità a calpestare sia l´etica sia la legalità.
Sul decreto-legge che definisce la procedura esecutiva della sentenza della Corte concernente Rete 4 la mia opinione dissente dai giudizi totalmente negativi espressi da molti esponenti dell´opposizione, a cominciare da Francesco Rutelli. Mi sembrano infatti giudizi preconcetti e forse poco attenti alla sostanza di quel provvedimento, sul quale c´è anzitutto da dire che esso era previsto dalla stessa sentenza della Corte dove si impone al potere legislativo di provvedere all´esecuzione del dispositivo affinché riceva concreta attuazione.
Quella sentenza, come ricordiamo, era stata in qualche modo scavalcata dalla legge Gasparri che, divenuta volontà del Parlamento, aveva deciso di accordare tredici mesi di tempo all´Autorità delle comunicazioni per accertare se il famoso digitale terrestre si fosse nel frattempo diffuso modificando il livello di concorrenza nel mercato televisivo.
Su questo specifico punto il messaggio di rinvio di Ciampi osserva che il tempo di accertamento è sproporzionatamente lungo e l´eventuale sanzione contro Rete 4 non è prevista con data certa e con attore specificato.
Affermare che il decreto-legge è frutto d´un compromesso di dubbia efficacia tra il Quirinale e il governo, tenuti presenti questi aspetti preliminari, mi sembra del tutto sbagliato poiché il testo del decreto soddisfa non parzialmente ma interamente ciò che il Quirinale chiedeva: data breve e certa (quattro mesi) per l´accertamento sulla diffusione della nuova tecnologia digitale, esecutività affidata - se il digitale non avrà avuto adeguata diffusione - all´Autorità delle comunicazione. La quale, in base ai poteri riconosciutile dalla vigente legge Maccanico, dovrà a quel punto oscurare le frequenze fin qui utilizzate da Rete 4. Quanto al livello di diffusione del digitale tale da adempiere a quanto richiesto, esso è chiaramente definibile dalla sentenza della Corte in almeno il 50 per cento della popolazione televisiva.
Certo è sempre possibile che nuove trappole siano inventate dal governo per sottrarre il proprietario di Mediaset ai rigori della sentenza recepiti nel decreto-legge, come è sempre possibile che la maggioranza parlamentare rinvii al Quirinale la Gasparri così com´è. Personalmente non credo che ciò avverrà. Ma il decreto-legge porta intanto a casa un risultato preciso: abroga quanto previsto dalla Gasparri riguardo a Rete 4. Quella questione non può più essere ripristinata nel testo originario poiché è stata decisa in difformità dal decreto e sarà legge nei prossimi sessanta giorni.
Non vedo dunque un compromesso ma piuttosto l´accettazione completa delle tesi del Quirinale.
Resta in piedi in tutta la sua mostruosità il conflitto d´interessi del presidente del Consiglio e bene ha fatto l´opposizione a denunciarlo ancora una volta in questa occasione. Ma chi ha parlato di un giorno funesto per la democrazia quello in cui il decreto è stato emanato ha preso una solenne cantonata: è stato invece per la democrazia italiana un giorno di vittoria, ottenuto nonostante il conflitto d´interessi e dovuto alla provvida decisione con la quale il Quirinale ha fatto valere i poteri che la Costituzione affida al capo dello Stato in difesa di se stessa.
La trattazione di questi due argomenti pertinenti alla nostra attualità mi ha allontanato dalle questioni ben altrimenti immanenti al nostro vivere in questo mondo e in questo tempo, delle quali avevo accennato all´inizio.
Non vedo altro modo di tornarci se non trascrivendo qui un passo della prima Elegia Duinese di Rainer Maria Rilke. Tratta degli angeli, dei morti e delle cose che essi lasciano nel mondo che hanno per breve tempo abitato e al quale, con la loro effimera presenza, hanno comunque dato un effimero senso.
È una preghiera laica, forse la più intensa tra le varie preghiere possibili.
Con questo spirito la dedico, insieme al mio augurio, a tutti i nostri lettori e a tutte le persone consapevoli e piene d´amore per gli altri.
«Certo è strano non abitare più la terra
non agire più gli usi da così poco appresi,
e alle rose e alle altre cose piene di promesse
non dare più il senso di un umano futuro;
ciò che eravamo in mani illimitatamente ansiose
non essere più, e anche il proprio nome
abbandonare come un giocattolo infranto.
Strano non desiderare più i desideri.
Strano quel che stretto si teneva vederlo dissolto
fluttuar nello spazio. È penoso essere morti: un continuo ricercare,
faticosamente in traccia
di un poco di eternità. Ma i viventi compiono
tutti l´errore di tracciar troppo netti confini.
Gli angeli (dicono) spesso non sanno se vanno
tra i vivi o tra i morti. L´eterna corrente
trascina attraverso entrambi i regni ogni età,
ed entrambi sovrasta con il suo suono»
Rossana Rossanda pone, sui nuovi movimenti, le domande dal suo punto di vista cruciali: sono antiliberisti o anticapitalisti? Sono «antipolitici» o intendono «ridiscutere la rappresentanza»? E siccome evoca «i miei amici e compagni di Carta», ecco che sentiamo il dovere, oltre che il piacere, di interloquire. Lo facciamo, però, da un diverso punto di vista. La nostra domanda non è se tutti i pezzi di «sinistra radicale» riusciranno a sommare le loro percentuali di elettori, fino a raggiungere quel 15 per cento che consentirebbe loro di condizionare «da sinistra» il 30 o poco più per cento della «sinistra moderata». E' questa una aritmetica non solo legittima, ma necessaria, considerata la rapidità con la quale il berlusconismo si frantuma. Se, però, a questa urgenza si fa seguire la domanda «come si fa a coinvolgere i movimenti?», allora si commette, secondo noi, un errore di prospettiva. Sono piuttosto i movimenti a coinvolgere la politica, fenomeno che noi abbiamo chiamato «terzo movimento»: dopo l'insorgenza (tra Seattle, Porto Alegre e Genova), dopo il consolidamento (dall'11 settembre alle manifestazioni globali per la pace), oggi il movimento ha tanto allargato le sue reti, ci pare, da voler influire anche nelle elezioni. Questo è avvenuto nei voti spagnolo, francese, indiano, ecc. E lo si può vedere facilmente nella proliferazione di programmi, liste e candidati «partecipati», ispirati all'iniziativa della Rete del nuovo municipio, nelle recenti amministrative, nonché nel successo di certi candidati in certe aree del paese alle europee.
Il punto non sta nel fatto che «finalmente» il movimento è diventato «politico» e quindi affronta il problema della rappresentanza. Quel che succede è appunto l'opposto. Se il «movimento dei movimenti» è apparso assai tiepido sulla rappresentanza è perché la considerava secondaria, in confronto a come fronteggiare la guerra e le politiche di organismi come Wto e Fmi, e a come promuovere, in quelle che Marco Revelli chiama le reti «di prossimità», la resistenza agli effetti locali del liberismo e la sperimentazione delle alternative pratiche (la cessione dell'acqua alle multinazionali è stata più ostacolata dalle centinaia di iniziative territoriali, o dalla sinistra in parlamento?). Oggi, nel momento in cui una massa critica di nuove relazioni sociali è stata raggiunta, il movimento diventa «costituente»: tende a creare un nuovo rapporto tra società e istituzioni date, specialmente i municipi. Non è «antipolitico», ma «neopolitico». Constatata la debolezza dei governi nazionali nella globalizzazione, cerca altre vie, quella globale dell'opposizione alla guerra e quella locale della ricostruzione di una legittimità democratica di ciò che è pubblico. Senza per questo rinunciare a utilizzare quel che resta della sovranità nazionale.
Ora siamo tutti impegnati, mi pare, a cercare la maniera per sconfiggere Berlusconi e, insieme, per impedire a un centrosinistra di nuovo al governo di esibirsi nei suoi tristi numeri da circo, come la guerra in Kosovo, l'istituzione dei Cpt, la proto-riforma Moratti, e così via. Per questo scopo, bisognerebbe domandarsi che cosa sia, come si esprime, che cosa fa tutto quel che c'è tra il 15 per cento della «sinistra radicale» e il 60 per cento che secondo i sondaggi (per stare a questo metro un po' demenziale) è contro la guerra in Iraq. Ecco un metodo che è anche sostanza. Un conto è procedere tracciando linee per terra: di qua gli elettori della «sinistra radicale», di là tutti gli altri; un altro conto è vedere che, dal punto di vista della coesione della società, del suo ben-essere (e non alludo al Prodotto lordo, anzi), la pace è meglio della guerra, l'acquedotto municipale è meglio di quello in mano alla Lyonnaise des Eaux, lo Stretto è meglio senza il Ponte, la scuola è meglio se non è una variabile dipendente dalla competitività, l'immigrazione è meglio accoglierla che respingerla, e così via. Ed è, questa, una sostanza perché, oltre a una critica dello «sviluppo» (altro tema su cui le sinistre sono ferme all'Ottocento, salvo lo spreco dell'aggettivo «sostenibile»), implica una ri-creazione democratica, un nuovo «spazio pubblico».
Il nostro amico e collaboratore Raúl Zibechi, che vive a Montevideo ed è un gran narratore dei movimenti sociali latinoamericani, consiglia di guardare «le lotte sociali da una prospettiva di `immanenza' (cioè senza attribuirgli intenzioni, ma deducendole dalla loro attività)». Se si accetta questo consiglio, si constaterà che la «neopolitica» è prima di tutto e sostanzialmente municipale; che le Province, istituzioni per decenni ritenute inutili, stanno ritrovando un loro ruolo come strutture di servizio dei municipi; che le Regioni sono piccoli stati neocentralisti; che, come nelle elezioni spagnole, si vota per esercitare pressione su un punto, in quel caso la guerra, punendo le destre più che premiando le sinistre.
Se questa è la situazione, si può fare un passo ulteriore? Come si può cioè suscitare quella «costituente dei movimenti» che, come Rossana ricorda a Bertinotti, non si è stati in grado di avviare, dato che «nessuno delega nessuno»? Forse, lo si può fare nelle città, dove la «non delega» assume la forma positiva del dialogo. Un esempio utile è quello del «Forum per Firenze», cui parteciparono per mesi, in gruppi di lavoro tematici, centinaia di persone: singoli, reti e associazioni, militanti del sindacato e di tutti i partiti del centrosinistra. La visione di città che ne uscì aveva concretezza e allo stesso tempo radicalità di proposte: infatti il candidato del centrosinistra, Domenici, rifiutò di prenderne atto (con il risultato di essere costretto al ballottaggio).
E' possibile immaginare, città per città, tanti «Forum per Firenze», auto-promossi, cui partecipi la maggior quantità possibile delle persone e dei soggetti di molti tipi, culture ed età che sono parte dei tanti movimenti? Forum in cui ci si pongano domande su come l'esperienza locale possa fare da laboratorio per le politiche nazionali? In questo modo, la «sinistra radicale» potrebbe interpretare - non rappresentare - non solo l'elettorato «di sinistra», ma ambiti sociali assai più ampi e plurali, che a loro volta terrebbero a che quella certa politica, elaborata sulla base delle esperienze diffuse, diventi qualcosa con cui anche il centrosinistra, oggi drogato dalla certezza di vittoria e in marcia verso il mitico «centro», dovrebbe per lo meno fare i conti. In fondo, Cofferati ha esplicitamente contrapposto il modello bolognese di apertura alla società civile, alla chiusura di Domenici: dunque, un varco c'è anche nel centrosinistra. Non è certamente facile, saper parlare a tanta gente, e saper ascoltare. Ma la somma di gruppi dirigenti, e delle percentuali, non servirebbe che a ritagliarsi una fettina del «mercato» politico, da giocare nel flipper in cui le palline rimbalzano da D'Alema a Rutelli, o da Follini a Berlusconi. Ma a chi interessa? Se la sinistra fosse di sinistra, ricomincerebbe dal punto di partenza, come quando nel gioco dell'oca si finisce nella casella sbagliata. Il punto di partenza è la società. Come essa è.
In Internet si può trovare un´immensa quantità di materiali relativi alla storia del Novecento, presenti in siti di mezzo mondo. Trattati, foto di gruppo che riportano ad eventi grandi e piccoli, carte dei mutevoli confini tra i paesi, statistiche economiche e militari, manifesti, discorsi registrati di uomini politici, scene di vita quotidiana, prime pagine di quotidiani, articoli di storici. Un mare internazionale di conoscenze, suggestioni, elementi e prospettive di indagine, accessibili all´istante dal proprio PC, che è inimmaginabile condensare in un libro di testo, e che rispetto a un libro è assai più difficile manipolare a fini politici (un tema da poco discusso su queste pagine in occasione d´un convegno del Gramsci romano e d´un libro di Giuliano Procacci). Quanto basta per chiedersi se essi, opportunamente selezionati e strutturati, non potrebbero arricchire notevolmente lo studio e l´insegnamento della storia del secolo scorso, in primo luogo nelle scuole superiori.
Il quesito se lo è posto un paio d´anni fa la Fondazione per la Scuola di Torino, che ha già promosso altri progetti di ricerca sull´insegnamento della storia contemporanea in Europa. Il quesito è stato girato ad un gruppo di ricercatori che presso il locale Dipartimento di Scienze dell´Educazione si occupa da tempo dello sviluppo di corsi multimediali «assistiti dalla Rete». Tale espressione vuol significare che un testo predisposto dal docente d´una data materia viene fittamente intessuto di rimandi a siti Web, o a documenti presenti in essi, i quali valgono come citazione, illustrazione o approfondimenti dell´argomento svolto in un dato luogo del testo. Il tutto avviene in tempo reale: i documenti richiamati dal Web tramite Internet compaiono sullo schermo, provenendo da un dipartimento di storia o un centro di ricerca o un archivio di differenti paesi, per i pochi secondi o minuti necessari per illustrare un determinato tema, per tornare subito dopo là da dove sono venuti. Il risultato è un corso online di Storia del ?900: 1914-1989, di cui è sin da ora disponibile a chiunque vi sia interessato - e a titolo gratuito, poiché la finalità delle due istituzioni è esclusivamente educativa - il modulo che copre il periodo dalla fine della II guerra mondiale alla caduta del muro di Berlino (www.fondazioneperlascuola.it oppure www.far.unito.it). Dato che il corso non vuole essere un manuale di altro genere, bensì una proposta di temi che nei manuali adottati nelle scuole trovano per forza di cose uno spazio limitato, questo modulo è centrato sui processi di mondializzazione. Il modulo cronologicamente precedente, 1914-1945, sarà invece dedicato ai totalitarismi. Anch´esso verrà pubblicato online entro poche settimane.
Lo sviluppo d´un corso multimediale di storia online assistito dalla Rete pone a chi vi lavora non pochi problemi, oltre a quelli derivanti dalla necessità di concepire una struttura d´insieme flessibile e pur tuttavia solida, e dal disegno delle singole pagine. Anzitutto il Web è diventato ormai un coacervo mostruoso nel quale i motori di ricerca pescano indiscriminatamente, presentandoli fianco a fianco sullo schermo, gemme e spazzatura; oppure un dotto saggio francese sulle conseguenze geopolitiche del Trattato di Versailles e gli orari in cui un docente dell´università di Bielefeld o di Chicago tiene un corso sul trattato stesso. Trovare un documento (termine che designa qui qualsiasi oggetto visibile o udibile su un PC: testi e immagini, discorsi e canzoni, tabelle e carte geografiche) che sia al tempo stesso di buona qualità quanto a contenuti e forma, nonché strettamente pertinente al testo che si vuole illustrare, è un lavoro lento e faticoso che richiede una specifica preparazione. Per dire, una ricercatrice specializzata nella ricerca di materiali storici nel Web riesce a trovare uno o due siti al giorno aventi le suddette caratteristiche; ed i rimandi presenti nel modulo del corso di cui parliamo (i cosiddetti links) sono al momento oltre quattromila.
Più delicata è la decisione di includere o meno nel tessuto del corso siti o documenti che palesano un determinato orientamento ideologico. Nessuno può essere tanto sprovveduto (o così vorremmo credere) da pensare che di un medesimo avvenimento si possano redigere due o più versioni storiche di livello scientifico comparabile, che però affermano l´una l´opposto dell´altra. Ma anche una storia di comprovata qualità scientifica può trovare utile la consultazione di documenti o siti aventi orientamenti differenti. Toccherà in primo luogo all´insegnante far emergere il particolare orientamento di un dato testo o sito Web, e il contributo che i suoi contenuti, paragonati ad altri, possono dare a una visione equilibrata di un evento o di un periodo. Dove equilibrata non potrà tuttavia mai significare bipartisan. Impegnarsi in un qualsiasi lavoro di storia, seppure introduttiva, implica per necessità, come ebbe a scrivere Max Weber, un «prendere parte» per determinati valori, principi etici, punti di riferimento culturali, poiché sono essi, ed essi soltanto, che consentono una scelta nella infinità estensiva ed intensiva del reale che i documenti propongono. Valori che collocano in primo piano la scrupolosa ricerca e critica delle fonti, ma che in essa non si esauriscono.
Peraltro, a confronto dei suoi autori e consulenti (tra cui vi sono ovviamente storici e storiche di professione), un corso come questo pone problemi assai più complessi agli insegnanti che ne vorranno fare uso, nelle diverse modalità della presenza - cioè in aula - e della distanza. In aula, l´insegnante dovrà dimostrare una grande padronanza del sistema, delle sue numerose espansioni collaterali, con la possibilità che passando di sito in sito a fronte delle curiosità degli studenti finisca per trovarsi su terreni poco conosciuti. Per contro l´erogazione a distanza del corso - che forse dovrà essere preceduta da una presentazione in aula, visto che la sua struttura d´insieme è complicata - adduce alla possibilità che gli studenti di una medesima classe seguano percorsi assai differenti tra loro, in rapporto alle rotte di navigazione che liberamente si potranno costruire. Il che porta a formulare domande cruciali: che cosa veramente apprende uno studente che segua un corso online del genere? Apprende meglio le stesse nozioni, oppure si perde in una rete disordinata di dati e di idee? Oppure, ancora, si forma una mappa cognitiva del tutto diversa rispetto a quella che gli trasmette un testo cartaceo? E con quali metodi si valuta una preparazione per tal via acquisita?
Sono domande alle quali solamente insegnanti e studenti potranno dare delle risposte. A tale fine saranno organizzati nei prossimi mesi appositi incontri. Questo corso di storia assistito dalla Rete è una proposta che i due enti culturali che lo hanno promosso e realizzato considerano del tutto aperta: a critiche, contributi migliorativi, approfondimenti teorici e metodologici, e magari, perché no, rifiuti motivati di utilizzare il mezzo multimediale in ambito storico. Con la speranza che vengano, le une e gli altri, dopo aver trascorso almeno qualche ora nel percorrere le variegate ramificazioni del corso, che una mappa concettuale richiamabile in ogni momento permette comunque di tenere sempre sotto controllo. La storia della storia del ‘900 in Internet è appena cominciata.
ROMA - «Mi sento antifascista e basta. Il discorso potrebbe chiudersi qui, per me è un problema del passato». Una biografia a prova di revisionismo: per Vittorio Foa è tutto molto più semplice. Condannato a 15 anni di carcere dai tribunali speciali di Mussolini, Foa fu liberato nel ?43, partecipò alla Resistenza e venne eletto alla Costituente. Nell´eterno dibattito sul passato che non passa, si schiera d´istinto con il presidente della Repubblica Carlo Azeglio Ciampi: «Il capo dello Stato ha non una ma tre volte ragione quando difende la Costituzione e le sue radici. Apprezzo le sue parole e anche i suoi gesti, compreso l´ultimo...», dice alludendo al rinvio della legge Gasparri alle Camere. Ma non si tira indietro se si vuole avviare un vero confronto delle idee «lontano dalla politica immediata». E ammette: «Dobbiamo ancora fare un po´ di conti con la storia, questo sì».
Ciampi è tornato a difendere la nostra Carta costituzionale, «figlia» del Risorgimento e della Resistenza. È una risposta alle parole del presidente del Senato Pera che aveva condannato il «mito» della lotta di liberazione?
«Non so interpretare con esattezza le dichiarazioni di Pera. Tante volte sui problemi di attualità gli ho sentito dire delle cose molto terra terra. Diciamo questo: se il presidente del Senato parte dalla domanda "l´Italia del Ventennio è stata antifascista oppure no", la questione è effettivamente aperta. È una pagina di storia ancora da completare, costruita nel tempo su un grande equivoco».
Quale equivoco?
«Nell´immediato dopoguerra, per l´abilità sia di De Gasperi sia di Togliatti, s´impose l´idea che l´Italia avesse partecipato al conflitto dalla parte dei vincitori. Si riuscì a far dimenticare che l´Italia la guerra l´aveva persa dimostrando il contrario. Come? Una delle strade fu quella di dire che gli italiani erano sempre stati antifascisti».
Era la verità?
«No, non era vero. È un mito che abbiamo costruito noi, da una parte con la Resistenza, dall´altra con il comportamento di De Gasperi alla conferenza di pace. Ma l´aver dimenticato di non essere stati antifascisti ha voluto dire cancellare anche altre cose della nostra storia. Con alcuni effetti negativi».
Quali?
«Ci sono dei difetti che ci siamo trascinati dietro nel tempo. Una non sufficiente comprensione di che cos´è la legalità e in ultima analisi lo Stato. Si è creato qualcosa di malato nell´unità nazionale».
Allora è vero che c´è stata una mitizzazione della Resistenza?
«La mia è anche un´autocritica. Noi abbiamo lavorato fortemente per creare un´immagine dell´Italia del periodo fascista non compromessa con il regime. Questo è sicuramente un elemento mitologico, non corrispondente alla realtà, che siamo riusciti a far entrare di prepotenza nella storia del dopoguerra».
Fu un errore?
«Cancellare l´idea di un Paese compromesso con il fascismo? No, io penso che allora fu una cosa straordinariamente utile, penso che abbiamo fatto molto bene. Però oggi cerchiamo di non rendere troppo virtuoso il passato. Perché di questo passato abbiamo ancora tante cose di cui rendere conto. Dalle colonie ai rapporti con il resto dei Paesi europei, per fare due esempi».
A questo punto è giusto dire che la Costituzione italiana nasce dall´antifascismo?
«Figuriamoci se io voglio negare il valore dell´antifascismo nella nostra Costituzione. Ma un po´ di conti con la storia li dobbiamo fare. Pera parte da qui? Non lo so. Ripeto: spesso e volentieri sui problemi di attualità gli ho sentito esprimere dei giudizi un po´ terra terra».
Stavolta però anche lei dice che la Resistenza è stata trasformata in un mito deformando un po´ la realtà.
«Io dico che allora, cinquant´anni fa, abbiamo fatto la scelta giusta presentando gli italiani come un popolo di antifascisti. Fu un bene per tutti. Adesso è giusto dire che io ero antifascista e insieme a me tanti altri. Ma altri italiani non lo erano».
Pensa che il Polo strumentalizzi la storia di ieri per influenzare il confronto politico di oggi?
«Penso che sarebbe opportuno fare i conti con l´Italia di prima, di cinquant´anni fa, l´ho detto. Senza confondere però questo piano con il dibattito fra gli schieramenti attuali. Lo dico amichevolmente al presidente Pera: non bisogna utilizzare i giudizi storici per la politica immediata. Perché rendersi la vita più difficile di quello che già è?».
C aro Augias, insegno latino e greco presso il liceo «V. Gioberti» di Torino, impegnato come commissario nell'Esame di Stato. La prova di greco nei Licei Classici è stata giudicata facile e breve. Il giudizio mi sembra parziale. La maggioranza degli allievi non era in condizione di tradurre il brano rendendosi conto del suo vero significato. Quelle poche righe fanno parte di un affascinante mito che Platone attribuisce al sofista Protagora: il fuoco e le arti che Prometeo aveva rubato agli dei e donato agli uomini non bastavano per vivere in una comunità e per difendersi dalle fiere. Così Zeus, tramite Ermes, decise di donare agli uomini Rispetto e Giustizia, fondamenti del vivere civile, perché solo così le città avrebbero potuto esistere. Insomma, l'accento è sul fatto che è di tutti la capacità politica di vivere in una città (quindi di amministrarla), basata sul rispetto reciproco e sul senso di giustizia. Ci troviamo di fronte ad un mito di chiaro sapore democratico, che non esprime il pensiero di Platone, bensì quello del sofista Protagora. Per rendersi conto di tutto ciò sarebbe stato necessario sapere che il brano era tratto dal «Protagora»; che nelle righe che precedevano si parlava di Prometeo; nelle successive si insisteva sul fatto che Rispetto e Giustizia erano stati distribuiti a tutti. Molti i motivi d'interesse; peccato che le scelte ministeriali abbiano puntato su una traduzione solo meccanica, anziché agevolare la comprensione del significato profondo del brano.
Prof Enrico Varesio
Bussoleno (To) varesioe@libero.it
Non so se in una prova d'esame si poteva proporre un tale allargamento del tema. A me pare che l'osservazione del prof Varesio proponga piuttosto un fondamentale argomento di discussione: a che servono gli studi classici? Latino e greco devono solo insegnare a tradurre, il più delle volte penosamente, alcuni brani antichi? Se fosse tutto qui tanto varrebbe leggere i testi confrontandoli subito con la traduzione italiana, resterebbe la musica dell'originale, la costruzione della frase, meglio di niente. Ma quando si inserirono latino e greco negli studi si voleva che attraverso la lettura diretta dei testi si arrivasse a conoscere quelle straordinarie civiltà. Al liceo dovetti studiare e tradurre 'Antigone' di Sofocle. Il benemerito prof di greco ridusse al minimo (gliene sono ancora grato) il lavoro sulla traduzione allargando invece molto il discorso sui rapporti tra individuo e potere che il testo propone arrivando da Sofocle fino ad Alfieri e Brecht che s'erano applicati allo stesso tema, illustrando la famosa frase di Tucidide che delinea il principio di ogni democrazia: «La Nostra Costituzione si chiama democrazia perché il potere non è nelle mani di una minoranza ma della cerchia più ampia di cittadini«. Se lo stesso tema dovesse essere riproposto oggi, lo estenderei addirittura fino al preambolo del progetto costituzionale europeo là dove dice: «Consapevoli che l'Europa è un continente portatore di civiltà; che i suoi abitanti giunti in ondate successive fin dagli albori dell'umanità vi hanno sviluppato i valori che sono alla base dell'umanesimo: uguaglianza degli esseri umani, libertà, rispetto della ragione». Questo significa affrontare le 'radici' della nostra civiltà, a volerlo fare
A VOLTE la politica sconfina nell'antropologia; non è buon segno, è l'indice d'una malattia o quanto meno di una anomalia, d'un disagio più o meno consapevole ed è il caso nostro. Si discute infatti da mesi, anzi da anni, se convivano sul territorio della Repubblica due Italie, o forse più, due modi di percepire la realtà, animati da passioni diverse, da diversi interessi e da contrapposti disegni e finalità. Due modi insomma di concepire il bene comune talmente dissimili da alimentare non solo competizione ma addirittura odio nei confronti di chi la pensi ed operi su una sponda opposta alla propria.
Alcuni spiriti nobili cercano di sopire quell'odio e quell'incompatibilità tra le due opposte sponde costruendo un qualche ponte di comunicazione, ma finora non sembra che queste esortazioni abbiano avuto esito positivo. Sembra sempre più remota nel tempo l'esortazione manzoniana rivolta all'Italia che ancora non c'era: "Una d'arme, di lingua, d'altare / di memorie, di sangue, di cor". D'arme? Non è un buon test nel caso italiano. Di lingua? Non direi.
D'altare? Siamo un popolo genericamente cattolico (battezzato) e largamente miscredente. Di memorie? Ognuno ha le proprie e tutte sono assai labili. Quanto al sangue e al cuore, meglio lasciar perdere, siamo frutto di un melting pot che potrebbe gareggiare con gli Stati Uniti d'America.
Del resto la stessa elencazione manzoniana non era un'affermazione ma un'esortazione e tale è rimasta nonostante il lungo tempo (quasi due secoli) intercorso da allora. Resta poi da vedere se una unità così compatta ed estensiva sarebbe un fatto positivo o invece limitante. Comunque irreale in un mondo dove l'interdipendenza globale sta risvegliando particolarità e piccole patrie che cercano di contenere l'omogeneità tecnologica dei mercati.
Ma l'odio? La politica italiana è dominata veramente dall'odio contro l'avversario? Mi sono posto questa domanda mentre vedevo scorrere sul piccolo schermo le notizie sulla campagna presidenziale americana cominciata con nove mesi di anticipo sull'esito finale.
Il candidato Bush accusato d'alcolismo e d'imboscamento militare ai tempi della guerra in Vietnam; il candidato Kerry accusato di avere un'amante e per di più segreta. E così s'andrà avanti fino al prossimo novembre, colpo su colpo, denuncia di vizi privati veri o supposti, pur di far uscire di pista l'avversario.
Da noi, nonostante la nostra accertata faziosità, accuse del genere non sarebbero tollerate, farebbero semmai uscir di pista chi le mettesse in circolazione. La privacy dei nostri uomini politici è generosamente salvaguardata, i puritani arrabbiati non allignano in casa nostra e chi si atteggiasse ad esserlo si vedrebbe ritornare addosso quelle accuse con un devastante effetto boomerang. Dunque si discute di idee, non di persone, anche se è vero che le idee camminano sulle gambe di uomini e donne in carne ed ossa.
* * *
Due Italie però ci sono davvero. Qualche cosa in comune ce l'hanno. Poco. Per il resto (molto) differiscono. Cercherò di descrivere i tratti più rilevanti ricorrendo alla memoria storica e all'esperienza personale, compiuta per mia fortuna da un osservatorio privilegiato e testimoniale. C'è un'Italia che privilegia la felicità immediata, ora, subito, possibilmente tutto. Da uno che se ne intendeva fu definita l'Italia da bere.
Quest'Italia, questi italiani, mettono l'accento sui diritti e in primo luogo sul diritto, appunto, alla propria individuale felicità. Reclamano la piena libertà dallo Stato, visto piuttosto come un'entità di ostacolo che limita quella libertà, si intromette in questioni che non dovrebbero riguardarlo, si arroga poteri di scelta e di orientamento che sono di esclusiva pertinenza dell'individuo e - al massimo - della famiglia.
Quest'Italia, questi italiani, hanno molta fiducia in se stessi, hanno spirito di intrapresa, vogliono vincere la loro gara personale, il successo professionale rappresenta la misura del valore quale che sia il campo d'applicazione e il terreno di gioco. Le istituzioni in genere sono guardate con sospetto, non sono produttive, dovrebbero essere ridotte al minimo. Ad esse si attribuisce soprattutto il compito di sgombrare gli steccati che rallentano la corsa dei migliori.
Coloro che restano indietro nella corsa non debbono certo essere abbandonati, ma aiutati e assistiti e sono appunto le istituzioni e lo Stato a doversi dar carico di quell'incombenza senza tuttavia smarrire il criterio-base dell'efficienza. Compito dello Stato, oltre a quello di tutelare la libertà degli individui a fare da sé, è dunque quello di occuparsi di quel "terzo debole" della società che non ce l'ha fatta. Istruzione pubblica, sanità pubblica e pubblica assistenza siano dunque riservate al "terzo debole", i liberi e forti capaci di correre più velocemente provvederanno con criteri privatistici alla propria istruzione e alla propria sanità.
Quest'Italia, questi italiani del tutto e subito, puntano anche sul miracolo, sulla vincita improvvisa, sulla lotteria, che sono altrettante scorciatoie verso la felicità.
Infine: quest'Italia è anche individualmente generosa per quanto invece è collettivamente avara ed anche crudele in nome dell'efficienza. L'efficienza deve contenere una sua spietatezza poiché questa è la garanzia del migliore impiego delle risorse e quindi anche della successiva equità sociale.
Aggiungo per finire questa prima "scheda", che questi italiani contribuiscono robustamente a far girare la ruota dei meccanismi sociali. Se non ci fossero, bisognerebbe inventarli. E ancora: una siffatta tipologia c'è al Nord come al Sud, la si ritrova in tutti i ceti e in tutte le età. Spesso convive nello stesso individuo con la tipologia opposta poiché le contraddizioni sono un tratto presente nell'umana natura.
* * *
Non ho dato, ovviamente, alcun giudizio di valore nella descrizione di un tipo di italiano, né potevo darlo. Ma vediamo per grandi linee la tipologia contrapposta.
C'è un'Italia per la quale la felicità immediata non deve compromettere quella futura. Accanto al diritto individuale alla felicità c'è il diritto delle generazioni che seguiranno ad ereditare le risorse accantonate anche per loro. Si parla molto in questo periodo dei diritti dell'embrione e se ne parla a proposito e a sproposito. Ebbene, esiste anche, eccome se esiste, una società embrionale, generazioni ancora bambine o non ancora concepite, i cui potenziali diritti divengono doveri per gli adulti di oggi.
Per questa Italia le istituzioni e lo Stato debbono darsi carico di far valere questi doveri e debbono farlo attraverso regole e normative che valgano per gli individui e per le istituzioni medesime. La cosiddetta società da bere suscita in questi italiani una viva diffidenza. A torto o a ragione essi la fanno coincidere con un processo di dilapidazione di quel fondo di risorse che funge da presidio e da lascito per le generazioni future e va perciò amministrato con oculata prudenza.
Quest'Italia si appassiona anch'essa alla libera competizione ma non accetta che l'equità sociale venga dopo. L'equità è, in questa visione del bene comune, un elemento fondante che dev'essere contestualmente presente e far parte delle condizioni di gara. Il valore dell'eguaglianza si materializza attraverso una costante analisi delle posizioni-occasioni di partenza che debbono essere assicurate a tutti dall'intervento regolatore e moderatore delle pubbliche istituzioni. Giustizia e libertà insieme sono due valori portanti; l'uno non può sopravvivere senza l'altro, in mancanza di che si crea un danno irreparabile a tutti e a ciascuno.
Quest'Italia, proprio perché modula la felicità presente con quella futura, ha una concezione del tempo assai meno istantanea e una più vigile percezione dei processi storici. Custodisce quindi una sua memoria che rafforza l'identità collettiva. E' tuttavia possibile che il complesso di questi connotati indebolisca in qualche misura quella "spietatezza sociale" che ravviva lo spirito di intrapresa.
Ho già avvertito prima che le due tipologie qui descritte in controluce possono ed anzi sicuramente sono presenti anche nello stesso individuo. Comunque si intrecciano all'interno delle società in misura direttamente proporzionale alla loro complessità. Il problema non è ovviamente quello di abrogare l'una o l'altra di queste due Italie, ma di capire in quali fasi storiche l'accento dominante cada sull'una piuttosto che sull'altra e di mantenere in ogni caso condizioni aperte alla reversibilità dell'una al posto dell'altra.
* * *
Non è neppure il caso di avvertire, e lo osservo soltanto per completezza d'informazione, che le due tipologie qui descritte, con le numerose varianti che ciascuna di esse contiene, sono presenti in tutte le società moderne ed evolute. Ci sono due Americhe che si contrappongono, due inglesità, e così via in Francia, in Spagna e in tutto l'Occidente la duplice polarità è un dato di realtà ed è essa che sta alla base dei valori occidentali.
Credo non sia azzardato dire che la prima tipologia qui descritta sia stata all'origine delle fortune politiche del berlusconismo e che la seconda si riconosca nel centrosinistra. L'accoglienza riservata ieri pomeriggio a Romano Prodi al Palalottomatica ne è un'efficace conferma. Se oggi si colgono al centrodestra alcuni segnali di crisi ciò dipende dal fatto che una parte almeno delle aspettative suscitate sono appassite, si sono rivelate fallaci, da parte di molti sono addirittura apparse menzognere.
Per questo da qualche tempo Berlusconi è su una sorta di graticola politica: i suoi alleati, ma soprattutto una parte non trascurabile dei suoi elettori, si sono sentiti in qualche modo traditi; la felicità promessa a corta scadenza non si è realizzata; al contrario sono emersi consistenti segnali d'impoverimento individuale e sociale, disfunzioni del sistema, fondati timori che alcune delle previste riforme accrescano il disagio invece di lenirlo.
Direi che il pendolo tra una "dominante" e l'altra si stia spostando e di conseguenza potrà forse spostarsi l'esito elettorale. Il centrosinistra ha imboccato finalmente la via maestra. Veda ora di non smarrirla. Quanto al problema dell'odio, ha ragione chi lo rifiuta ed esorta a rifiutarlo. Resta il fatto che, tra i tanti problemi che ogni paese deve risolvere e noi come gli altri, ne abbiamo uno tutt'altro che trascurabile; noi abbiamo infatti da risolvere anche il problema Berlusconi e l'anomalia con la quale egli fa tutt'uno e che infatti non esiste in quelle proporzioni in nessun paese del mondo evoluto.
Nessuno dei suoi avversari politici lo odia. Alcuni hanno addirittura tentato - sbagliando - di costituzionalizzarlo. Ma non è costituzionalizzabile perché la sua è un'anomalia permanente. Saperlo e ricordarlo non è segnale di odio ma semplicemente di regola del gioco. Con lui purtroppo le regole non valgono per la semplice ragione che non le rispetta e non le ha mai rispettate. Perciò con lui non si può giocare e se ne stanno ora accorgendo anche i suoi alleati e i suoi elettori.
(15 febbraio 2004)
| 50° anniversario trasmissioni TV in Italia |
Cinquant’anni fa nasceva la televisione. Prima di parlare di com’era la Rai di quei primi anni, proviamo a guardare dall’altra parte dello schermo. Lì vediamo comparire per la prima volta una nuova figura, il telespettatore. In seguito verrà studiato come un vero e proprio tipo umano, e declinato in vari modi, come teleabbonato, ad esempio, o teledipendente. Ma è così da subito? Secondo lei quando si afferma questa nuova figura e come si modifica nel tempo?
«Mi sono fatto una domanda: come mai in Italia non esistono i grandi giornali popolari che in altri paesi vengono diffusi in milioni di copie? Il motivo non è che gli italiani non leggono. Il motivo è che la televisione è intervenuta prima che potessero nascere questi giornali e quindi si è impossessata di questo lettore popolare, carpendo la sua attenzione. La televisione nel 1954 esplose, e in brevissimo tempo conquistò il proprio lettore, dapprima sorprendendolo, suggerendogli reazioni di stupore, e poi via via trasformandolo in un cliente fisso che non aveva più nemmeno la forza di rinunciare a quella che era divenuta ormai una abitudine inestirpabile».
Dunque il telespettatore nasce insieme alla televisione?
«Certo, la sua non è una nascita misteriosa. Naturalmente non nasce immediatamente come figura passiva, ma lo diventerà, quando non sarà più lui a scegliere ma si farà scegliere a priori, quando non avrà più bisogno di compiere uno sforzo di consapevolezza. In quel momento nasce il lettore passivo, come oggi, un lettore a cui puoi dare tutto quello che vuoi e le reazioni non sono mai tali da mettere in crisi la sua figura. Perché ormai è una figura costruita per sempre. Quando un lettore diventa permanente anche la varietà dei giudizi diventa un fatto automatico. Può maledire la televisione, ma questo non influisce nel suo atteggiamento di fondo. Le critiche di questo lettore immutabile non servono a correggere la televisione. La sua diffidenza non produce nulla».
Abbiamo creato il telespettatore, o lettore, eterno?
«Sì, ma accanto al lettore passivo ne può nascere un altro. Come quello che, non per vantare ciò che abbiamo fatto, era stato creato dalla nostra rete tre. Un nuovo lettore che è sparito insieme alla rete. Sono lettori aggiuntivi, che durano il tempo delle motivazioni che hanno provocato il loro interesse».
Torniamo all’interno dello schermo, andando un po’ avanti in questa ricostruzione per grandi temi. Anni ’60: un decennio di grandi cambiamenti, non solo per il ’68. Nella cultura italiana c’è un grande rinnovamento di linguaggi e approcci alla realtà. Tutto questo viene recepito dalla televisione?
«Affatto. Negli anni ’60 la televisione è pedagogica. E’ la televisione dalla DC e vuole sopperire alle deficienze della scuola, alla mancanza di quei mezzi che consentono alle persone di avere notizie base. L’analfabetismo era alto, la povertà del meridione era a livelli ottocenteschi. La televisione quindi seguiva un progetto pedagogico. Naturalmente fatto a immagine di chi la dirigeva. Ovvero la DC, con il suo schema di valori molto essenziali: piccolo perbenismo, piccola devozione, che doveva servire anche a costruire elettori che conservassero per cinquant’anni questo partito che ormai si identificava con un’Italia modesta, mediocre, senza prospettive che non fossero quelle di una vita più o meno composta, grigia».
Insomma: non ha recepito nulla.
«Ovviamente la televisione nasce come nuovo linguaggio, ma di cui non vengono sfruttate le potenzialità. Viene vissuto solo nella sua valenza strumentale, non nella sua valenza creativa, nella sua autonomia espressiva. E’ visto come uno strumento su cui far viaggiare una vecchia cultura».
Ma allora quando avviene un cambiamento? Forse nel decennio successivo?
«Negli anni ’70, con la fine della direzione Bernabè, quando cominciarono a uscire le prime sentenze della corte, cominciarono a comparire le prime televisioni locali, poi nacque anche la Fininvest: fu in quel periodo che la Rai iniziò a cambiare. La situazione non le consentiva più di vivere la sua mediocre compostezza, per quanto potesse avere un suo valore. Perché è vero che quella televisione contribuì a creare un linguaggio unico, come è vero che per la prima volta i disgraziati uniti dalla miseria del sud appresero che esisteva il romanzo, i Promessi Sposi o Delitto Castigo; ogni venerdì poi c’era il teatro… Ma fu alla fine degli anni ’70 che la televisione per la prima volta divenne televisione: cominciò a pensare a sé stessa e a essere utilizzata non soltanto come strumento di educazione di base ma anche per proporre trasmissioni innovative come Televacca di Benigni o L’altra domenica di Arbore. E poi finalmente si arrivò alla nostra Raitre, nell’87 che costruiva un’offerta sul presupposto che la televisione fosse non più uno strumento ma essa stessa un linguaggio, e quindi capace di produrre conoscenze aggiuntive, rispetto al cinema o al teatro o alla letteratura. In quel momento la televisione, colta nel suo potenziale più profondo, divenne il grande linguaggio della realtà».
Quale fu la grande novità? Che il contatto con la realtà non avveniva più solo attraverso le grandi inchieste giornalistiche?
«Esattamente. Una volta esistevano i documentari e le inchieste. Noi li abbiamo aboliti e abbiamo iniziato ad offrire in diretta la realtà. Il linguaggio del giornalista era un linguaggio manipolato. Noi invece mettevamo “in scena” la realtà, mostrandola, scoprendola allo spettatore, non interpretandola. L’occhio era libero di guardare quello che voleva. Fino a quel momento la televisione italiana era stata molto attenta a quello che capitava all’estero, mentre nascondeva la politica interna o la manipolava, la dolcificava. Noi allora ci siamo detti: facciamo quello che la televisione fino ad oggi non ha fatto. Non occupiamoci di politica estera, non facciamo più cinema o teatro: apriamo la televisione sulla realtà interna. E questa è stata la grande invenzione che ha contagiato tutte le reti televisive».
Quale fu l’influenza della televisione privata sulla Rai, fu inizialmente positiva?
«La televisione privata ha avuto inizialmente un effetto positivo, perché ha costretto la televisione pubblica a scuotersi, a liberarsi da un paternalismo soffocante. Le televisioni di Berlusconi nacquero come emittenti locali e poi divennero televisioni nazionali. Nell’87 sfidarono la Rai. E la Rai fu costretta ad accogliere la sfida. In quell’occasione nacque la nostra Raitre. E nella stessa occasione nacque il primo Celentano, che distrusse il varietà con la miscela dei generi. Lasciò sorpresi i critici che il giorno dopo dissero immediatamente che la televisione non si poteva mettere in mano a un dilettante. E invece quel dilettantismo fu compreso immediatamente dal grande pubblico. Fu una grande novità. Ruppe gli schemi, al di là dei suoi sermoni basati su un cattolicesimo di destra. E da allora il varietà non è più andato avanti».
Si è perso oggi il nuovo rapporto con la realtà inventato dalla sua Raitre?
«No, la televisione è ancora quella la televisione, ma in chiave degenerata. E’ ancora una televisione come racconto, come “il romanzo della realtà”, ma la realtà adesso è quella dei “cessi”. Questa è la differenza: noi fissavamo l’occhio della telecamera sulla realtà sociale, storica e politica; loro lo hanno piazzato sul “cesso”. E non c’è nessun motivo per raccontarlo».
Dunque dagli anni ’80 ad oggi nessuna novità?
«Una sì: la fiction nazionale. Quella non esisteva. Ma anche la fiction è un modo di dolcificare, addomesticare temi che apparentemente appartengono all’attualità. Certo, c’è stata La meglio gioventù. Ma il livello medio è molto basso. Questo perché non si capisce che la televisione è un grande linguaggio, che non è condannata ad essere quello che oggi c’è».
Ma come e quando potrà cambiare?
«Di sicuro non potrà cambiare fino a quando le televisioni non conosceranno l’autonomia. Perché la prima condizione della creatività è l’autonomia. Ma le televisioni non sono autonome: sono in mano o del potere politico o del potere economico. La Rai a questo punto è quanto di peggio, perché oggi il potere politico è peggio del potere economico. Questo ha determinato un personale molto basso, servo dei politici, che non è lì per fare televisione, non ha nessuna competenza particolare. La televisione di oggi è fatta da dilettanti».
In passato era diverso?
«Anche noi eravamo arrivati a Raitre per una nomina politica. Ma coloro che ci avevano nominato avevano capito che avrebbero ricavato maggiore vantaggio se avessero difeso la nostra autonomia. Pertanto avevano deciso di non disturbarla. Per convenienza, s’intende. Avevano capito che in termini d’immagine avrebbero guadagnato di più non disturbando la nostra autonomia che chiedendo di assumere quella persona, di far lavorare quell’attore loro amico. Fu Veltroni ad avere questa accortezza, fu furbissimo. Una furbizia che dimostra ancora oggi nella gestione del comune».
Se c’è, in che consiste lo “spirito europeo” ? La Costituzione europea appena approvata lo rispecchia? Si possono dare subito le risposte.
Lo “spirito europeo” è lo “spirito critico” . E nessuna Costituzione, inevitabile frutto di compromessi, può rispecchiare lo “spirito critico” . Al senso di quest’ultima espressione, tuttavia, non si accede facilmente.
Lo spirito critico è lo spirito dell’Europa perché, comparso a un certo punto della storia dell’uomo, in Grecia, si è allargato sino a dominare tutti gli eventi del continente europeo, e nonostante tutto tende oggi a estendersi sull’intero pianeta. Nessun altro “spirito” è stato in grado di far questo.
Per millenni gli uomini vivono nel mito, cioè accettando le consuetudini culturali della società in cui vivono o, prima ancora, facendosi guidare dai loro impulsi. Poi, cinque secoli prima di Cristo, nell’antico popolo greco viene alla luce la volontà di dubitare di ogni consuetudine e di ogni impulso, e di respingere tutto ciò che si lascia respingere.
A questa volontà i Greci hanno dato il nome di “filosofia” . “Filosofia” è sinonimo di “spirito critico” . O ne è la radice. Respingendo i “sepolcri imbiancati” ed esaltando la “retta intenzione” Gesù è un grande sostenitore dello spirito critico — anche se sarà tradito da molti che si porranno al suo seguito. Il cristianesimo autentico è la religione filosofica per eccellenza, si è detto. Ed è giusto, per quel tanto che il cristianesimo è critica dei sepolcri. Alla base della libertà, della democrazia, del rispetto della dignità dell’uomo, che la Costituzione europea dichiara di promuovere, c’è quello spirito, cioè la lotta contro le antichissime e le più recenti tirannidi che esigono la cieca accettazione dei loro comandi.
L’atteggiamento critico si estende sin dove gli è possibile. Non si ferma sin quando gli è possibile detronizzare tiranni e abbattere idoli. Si ferma cioè solo dinanzi all’innegabile — e l’innegabile autentico è la verità. “Filo- sofia” significa, alla lettera, “cura per ciò che è luminoso ( saphés )” ; e la verità è per essenza ciò che si mantiene nella luce.
Tutte le forme della cultura e della civiltà europea tengono al loro centro questa volontà di verità. Che non può essere regolata da leggi esterne — e in questo senso è “anarchica” — , ma solo dalla legge che prescrive di respingere tutto ciò che può esser respinto — e in questo senso è sommamente non anarchica. È palese l’anima comune della verità, della scienza moderna e della crescente razionalizzazione dell’agire in Europa. E anche dell’arte europea — la quale conduce sì nel sogno, ma perché ha costantemente dinanzi i connotati della veglia, cioè della verità del mondo, da cui vuol prendere provvisorio o definitivo congedo. Il rapporto alla verità divide gli uomini perché di fronte a essa ogni individuo deve essere solo e perdere in qualche modo di vista quel che fanno gli altri. Non guardava in questa direzione Gesù, quando diceva di esser venuto a portare la spada? Nessuna meraviglia se, a differenza di quanto accade negli Stati Uniti, gli Stati europei, come le antiche città greche, e ripetendo la diaspora degli individui rispetto alla verità, siano così differenti, divergenti, in lotta e liberi gli uni dagli altri. Una libertà, questa, che non ha nulla a che vedere con le degenerazioni dello spirito critico, come la libertà che è licenza delle masse europee e occidentali, o come l’inerzia culturale che trasforma in un dogma lo stesso spirito critico. Del quale il cristianesimo, nel suo sviluppo storico, è stato un grande nemico.
Si comprende quindi che cosa stia al fondo delle riserve di chi avrebbe dovuto inserire nella Costituzione europea il riconoscimento delle nostre “radici cristiane” . È breve il tragitto che ( indipendentemente dalle intenzioni) conduce da questo riconoscimento a quello della sopravvivenza di tali radici e dunque al riconoscimento che l’Europa è uno Stato cristiano — con l’inevitabile conseguenza che una condotta di vita non cristiana sarebbe una violazione della Costituzione europea. È un’affermazione dello spirito critico che l’Europa non abbia i suoi “Patti Lateranensi” .
Fuori discussione, dunque, l’importanza della Costituzione europea. Ma è ancora un passo formale. Più decisivo è come l’Europa possa disporre, sul piano della politica estera, di una “capacità operativa ricorrendo a mezzi civili e militari” ( art. 40 della Costituzione).
L’Europa non può allontanarsi dagli Stati Uniti, ma può esserne un interlocutore credibile e dunque un valido alleato solo se è militarmente forte. Penso alla forza che, in un mondo sempre più pericoloso, non può essere improvvisata, e che però esiste già, ed è l’armamento nucleare russo. Europa e Russia stanno già da tempo riavvicinandosi.
Come potrebbe essere diversamente? Se si prospetta l’aggregazione della Turchia all’Europa, come ignorare, oltre al resto, che lo “spirito critico” ha condotto in Russia al tramonto del comunismo? Detto questo, il passo più decisivo incomincia a questo punto: gettar luce nell’abisso inesplorato da cui lo “spirito critico” è emerso.
Se dovessi spiegare ai miei figli perché da giovane ho sbagliato tutto (analisi e previsioni), partirei da due notizie di questi giorni. Che sono l’una il perfetto completamento dell’altra, lo yin e lo yang della sconfitta della mia generazione, o peggio, della sua riduzione a parodia delle precedenti.
La prima notizia è che il candidato John Kerry (buon ultimo di una lunga lista) rischia la Casa Bianca perché, dicono, ha fatto sesso fuori dal matrimonio. La seconda notizia è che la multinazionale alimentare Monsanto ha brevettato il frumento con il quale in India si fa il pane. Incrociando i due dati, trovo l’esatto ribaltamento dei presupposti sui quali, in gioventù, avevamo fondato, in parecchi, la speranza di diventare degli adulti migliori di quanto siamo poi effettivamente diventati.
Rimangono sostanzialmente inalterati, nonostante lo sfrenato consumismo erotico o forse anche in virtù di quello, i fondamenti della morale sessuale, la sacralità della Famiglia, le gabbie arrugginite che con tanta goffa (e spesso patetica) fatica si cercò, nei Sessanta e Settanta, di forzare, «fate l’amore non la guerra», Porci con le ali, Reich e Bataille letti male ma letti, e la sequenza finale di Zabriskie Point con i frigoriferi che esplodono, gonfi di ipercibo, e decine di giovani coppie nude che si abbracciano nel deserto silenzioso, datatissimo sogno erotico, e umanistico, di un tempo sepolto per sempre. Viceversa sono dissolti, ridicolizzati quei vincoli e quei limiti alla sfrenatezza economica, alla concupiscenza mercantile, che ci parevano i soli leciti e indispensabili per preservare equità e diritti, per proteggere i deboli e contenere la protervia dei forti.
Si può brevettare, dall’alto di un grattacielo di cristallo, il pane di un popolo povero (e presto l’acqua e l’aria) senza che nessuno, qui da noi, nell’Impero del Companatico, avvampi di vergogna. Ma l’adulterio resta capo d’accusa di uno sconcio impeachement popolare, della cupa forca moralista sempre eretta sulla piazza mediatica americana. Il controllo collettivo dei mezzi di produzione fu l’utopia (malamente abortita) del Novecento, trionfa al suo posto il controllo collettivo dei mezzi di riproduzione, le tracce di sperma di Bill Clinton sull’abitino della sciagurata Monica sono agli atti dell’eterno maccartismo sessuale, e le vecchie agendine di John Kerry, con gli appuntamenti sentimentali, gli bruciano nelle tasche come e più di qualunque altra forma di eventuale corruzione politica.
Ci spiegano, quelli che sanno, che non è l’adulterio in sé, è la menzogna a turbare l’opinione pubblica del Paese-guida. È una giustificazione che contiene in sé un’altra e ben più evidente menzogna: non è affatto vero che siano le bugie a scuotere e disgustare gli elettori d’Occidente, i Capi hanno mentito ripetutamente, senza troppi danni, sulle armi di Saddam, mentono abitualmente sul lobbismo affaristico che spesso ne anima le mosse politiche (trasparente solo sulla carta: nessun legislatore occidentale si presenterebbe ai suoi elettori dichiarando che questa o quella legge è stata scritta a vantaggio dei suoi "trasparenti" finanziatori, o peggio dei propri porci comodi personali), mentono oppure omettono di intervenire sul gigantesco ring della sopraffazione economica planetaria, del wrestling finanziario e borsistico, dell’assolutismo monopolistico malamente contenuto dalla foglia di fico dell’antitrust (vedi Bill Gates).
Sono solo le omertà sul sesso quelle che fanno gridare alla menzogna, nel Primo Paese del mondo libero: dunque non è la menzogna in sé, è l’immagine sessuale del candidato il vero casus belli, è l’incrinatura di quei ridicoli presepi familiari esposti così impudicamente nelle convention, con il Padre virtuoso, la Moglie e Madre devota, figli e figlie costumati e sorridenti. Il puzzo di ipocrisia, di melassa propagandistica che si sprigiona da quella retorica familiare, è profumo per le narici delle folle. Che un marito esemplare possa anche essere, in politica e nella vita, un gran figlio di puttana, è duramente provato dalla prassi di tutti i secoli e di tutti i Paesi, chissà quante Collecchio ci sono, laggiù nel Far West. E chissà, viceversa, quanti bigami, o donne avventurose, potrebbero gestire o già gestiscono con maggiore probità la cosa pubblica.
Che strano, beffardo destino ha avuto quella vecchia parola magica così di moda nei dintorni della mia lontana adolescenza, «liberazione». Si è inverata a tutti i livelli soltanto nelle cose economiche, libero è il mercato, liberissimi i mercanti, sempre più libera da vincoli sindacali la compravendita della forza lavoro, addirittura libertino lo spirito con il quale il mondo ricco vive la sua orgia finanziaria, senza regole, senza censura, con appena qualche gemito di indignazione delle anime buone (preti, cantanti rock, dame premurose, marxisti in pensione, io) quando si scopre che a cucire i palloni e le scarpe sono i bambini di lande lontane e poverissime, però sottratti, almeno, per la premurosa sollecitudine del libero mercato, al traffico d’organi o all’affitto sessuale dei nostri schifosi turisti in andropausa.
Brilla la Cina, a comprovare quanto possibile, e gloriosamente funzionale, sia la convivenza tra libertà economica e repressione dei diritti individuali. Un paradosso esemplare, che mette a nudo, nella forma quasi parodistica di un Marxismo-Liberismo insieme dittatoriale e apertissimo alle carte di credito, l’attuale condizione mondiale della Morale: l’individuo è libero di fare soldi, secondo il suo talento e la sua fantasia, e nessuna pulsione economica può essere giudicata perversa o "contronatura", le unioni tra cordate le più spurie, tra interessi i più incestuosi, non sono oggetto di dibattito come le unioni tra omosessuali. Deve esistere un misterioso e onnipotente Clero, da qualche parte, che ha deciso in conclave che la Grazia arride a chiunque dimostri di meritarsela guadagnando o speculando o sfruttando, Dio è comunque con lui. Di tanta liberalità, ben poche tracce sono arrivate a lambire la libertà di spirito e di corpo. Audience pasciute mostrano il pollice verso al candidato adultero. La forma del pene di Bill Clinton è stata analizzata in pubblico dibattimento, in mancanza di altre ogive mai reperite nei deserti iracheni.
Per il peccatore occidentale non c’è lapidazione, come nell’Islam più atroce, ma l’ostracismo sì, quello è sempre in agguato. E la scena finale di Zabriskie Point meriterebbe un remake (satirico? realistico?): non copule di giovani amanti nudi, in quel deserto, ma strette di mano tra consiglieri d’amministrazione in abito blu (gli stessi del film, che hanno deciso di invecchiare con ben altra sceneggiatura?). È questo il solo ritratto oggettivo della Libertà nell’epoca di John Kerry, della Monsanto, della guerra in Iraq, cioè dell’epoca anche vostra e mia.
Paolo Mieli, della cui intelligenza sono estimatore da lunga data anche se spesso discordo dalle conclusioni alle quali approda, ha dedicato da qualche settimana la sua attenzione ad una fase della recente storia italiana che finora non sembrava controversa e neppure controvertibile. Si tratta di quella fase cominciata col governo Tambroni del 1960, con i moti di piazza che ne seguirono, con l’incubazione e poi la realizzazione del centrosinistra con il primo governo Moro del 1963 e infine con il declino del medesimo centrosinistra che si verificò con il secondo governo Moro del ‘64 e da cui mai più si riprese.
Poiché Mieli dispone di svariate tribune e di un influente «réseau» di amicizie giornalistiche sulla cui tastiera suona con la scioltezza elegante d’un virtuoso, su questi temi è riuscito ad orchestrare una vera e propria campagna di stampa (sul Corriere della Sera con amichevoli rimbalzi sulla Stampa e nei "talk show" di Giuliano Ferrara e Pierluigi Battista) della quale in verità non si riusciva a comprendere quali fossero le intenzioni e lo sbocco. Perché mai rispolverare vicende vecchie di quarant’anni e con scarsissima attinenza con l’attualità?
Ma poiché Mieli, tra le tante qualità, ha quella d’essere un "passista" che viene fuori alla distanza, il miglior partito fu quello di aspettare gli esiti di questo suo esercizio intellettuale a puntate. Adesso il nostro passista ha finalmente tagliato il traguardo nel senso che le motivazioni di questa sua campagna risultano ormai esplicite. Riassumo brevemente le sue tesi.
1) I moti di piazza del ‘60 a Genova, a Roma e in molte altre città italiane furono un’indebita interferenza di una supposta volontà popolare manovrata dai comunisti, i quali volevano a tutti i costi favorire la nascita del centrosinistra.
2) Bisogna dunque aver ben chiaro in testa che le proteste stradaiole - pur lecite costituzionalmente - sono sempre foriere di guai poiché sovvertono lo svolgersi ordinato della democrazia parlamentare che ha i suoi luoghi deputati ed esclusivi nella dialettica dei partiti entro i recinti del Parlamento.
3) Il famoso "golpe" del generale De Lorenzo, appoggiato ai servizi di sicurezza e al Comando generale dell’Arma dei carabinieri, non fu affatto un "golpe", non sovvertì le istituzioni, non provocò né moti di piazza né sedizione di corpi militari.
4) La campagna di stampa che rivelò il preteso "golpe" e ne drammatizzò gli effetti politici fu una forzatura se non addirittura una montatura.
5) Da quella montatura scaturirono conseguenze nefaste e addirittura la motivazione alla nascita del terrorismo brigatista il quale, con la scusa di contrastare un golpismo della destra sempre latente, decise di prendere le armi ed entrare in clandestinità. Si deve pertanto anche alla montatura d’un golpismo inesistente la fosca stagione degli anni di piombo e le vittime che essa seminò sul suo cammino.
Spero d’aver esposto con onesta chiarezza le tesi di Mieli. Non mi erano chiare all’inizio, mi sono chiarissime adesso. In quell’arco di anni che va dal ‘60 all’81 sono stato per ragioni al tempo stesso professionali e civili testimone non secondario. L’Espresso prima e poi Repubblica furono i giornali che con maggior vigore si occuparono di quelle vicende. Il golpismo di De Lorenzo fu rivelato dall’Espresso durante il periodo della mia direzione; Repubblica a sua volta fu il giornale che più di tutti sposò la tesi della fermezza contro il terrorismo delle Br. Mi sento dunque direttamente chiamato in causa dall’amico Mieli.
All’epoca dei fatti in questione egli era molto giovane, più o meno diciottenne nel Sessantotto che visse come giovanissimo redattore dell’Espresso e simpatizzante di Potere operaio; trentenne durante gli anni di piombo e ormai giornalista di vaglia all’Espresso e più tardi a Repubblica. Quindi testimone anche lui di quanto accadde allora e testimone partecipe di testate che avevano scelto senza ipocrisie la loro linea e formulato la loro diagnosi.
Certo le opinioni possono cambiare, la storia merita di essere continuamente rivisitata. Non è facile capire però se quella rivisitazione contribuisca al mutamento delle opinioni o se piuttosto sia il mutamento a produrre nuovi esiti storiografici. Personalmente inclino verso questa seconda ipotesi. Sta di fatto che considero aberranti le conclusioni di Mieli sulla filiazione del terrorismo da quella che egli chiama la «forzatura» del preteso «golpe». E spiego perché.
***
Tralascio "l’introibo" di Mieli sul governo Tambroni e sulla caduta provocata da moti di piazza patrocinati dal Pci. Lo tralascio per brevità non senza però osservare che i comunisti non furono affatto contenti della nascita del centrosinistra. Temevano infatti - e dal loro punto di vista non sbagliavano - che l’arrivo del partito di Nenni al governo avrebbe ancor più approfondito il solco tra il Psi e il Pci avvicinando i socialisti ai socialdemocratici di Saragat e alla Dc e aumentando la ghettizzazione politica del Partito comunista. Qualche dirigente di quel partito coltivò per breve tempo l’ipotesi che i governi di centrosinistra potessero essere l’anticamera di una apertura a sinistra estesa fino al Pci, sia nella sostanza dei programmi sia nelle formule parlamentari; ma un’ipotesi del genere era del tutto fuori dalla realtà e fu infatti rapidamente abbandonata tantopiù con la nascita del secondo governo Moro che vide l’uscita dal governo della sinistra socialista e il suo passaggio all’opposizione nel partito di fronte alla maggioranza guidata da Nenni e da De Martino.
Tutta la successiva storia dei rapporti tra Psi e Pci, per finire con lo scontro asprissimo tra Craxi e Berlinguer, conferma quanto dico. Cade dunque la tesi che sta alla base dei ragionamenti di Mieli e cioè che i moti anti-tambroniani fossero patrocinati dal Pci per favorire la nascita del centrosinistra, mentre è certamente vero che a Porta San Paolo, a Genova, a Bologna, a Modena, a Reggio, i giovani comunisti scesero in piazza insieme ai socialisti, ai repubblicani, ai cattolici di sinistra, ai radicali, come è sempre accaduto in Italia tutte le volte che l’antifascismo è ridiventato un valore fondante e repubblicano minacciato e da difendere.
***
È stato un "golpe" il tentativo del generale De Lorenzo? Caro Paolo (l’ho già scritto rispondendo ad una lettera dell’ultimo numero del nostro Venerdì) si tratta di intendersi sulla parola. Se per "golpe" si vuol definire una sedizione di corpi armati che rovesci con la forza le istituzioni legittime, allora De Lorenzo non fece nessun golpe poiché le istituzioni non furono rovesciate. Idem più tardi nei confronti del golpe Borghese, tentato pochi anni dopo e anch’esso finito nel nulla per la defezione all’ultima ora di chi avrebbe dovuto sponsorizzarlo.
De Lorenzo in realtà dette il suo nome e la sua opera ad un confronto, certamente temibile per le fragili strutture democratiche del nostro Paese.
Utilizzò ai fini del complotto il Sifar guidato dal suo pupillo generale Allavena e il Comando generale dei carabinieri con la sola eccezione del vicecomandante, generale Manes, il quale fu ostracizzato e tenuto all’oscuro dei piani predisposti e, quando ne ebbe sentore, li denunciò pubblicamente.
Le predisposizioni, attivate con lo stimolo costante dell’allora Capo dello Stato Antonio Segni, sfociarono nel famoso "Piano Solo" che prevedeva l’enucleazione di centinaia di comunisti, socialisti, sindacalisti, democratici, il loro trasporto in Sardegna, la requisizione di navi e aerei per la bisogna, l’occupazione dei principali palazzi pubblici a cominciare dalla televisione.
Quando sull’Espresso rivelammo queste circostanze (era il maggio del 1967) ne seguì un processo clamoroso a metà del quale - e dopo avere ascoltato come testimoni tutti i componenti dello Stato maggiore dell’Arma e i comandanti delle divisioni - il pubblico ministero Occorsio chiese l’assoluzione dei giornalisti dell’Espresso e la remissione degli atti alla Procura per procedere contro il querelante. La richiesta non fu accolta, il governo Moro (il terzo o il quarto del centrosinistra) oppose il segreto di Stato, i giornalisti furono condannati. Ho viva memoria di come i grandi giornali e in particolare il Corriere della Sera seguirono quel processo e la sua conclusione, relegandolo in spazi marginali e parlandone, appunto, come una montatura giornalistica. All’epoca Repubblica non era ancora nata e la pelle dei grandi quotidiani nazionali aveva lo spessore di quella dei rinoceronti.
Seguì un’inchiesta parlamentare; lo Stato maggiore dell’Arma che aveva negato tutto davanti ai giudici sotto giuramento, ammise tutto dinanzi alla Commissione d’inchiesta parlamentare, certo comunque dell’impunità e infatti gli fu data.
Questa è la storia. La provano gli atti di giustizia e i documenti parlamentari.
***
Il risultato politico di quel complotto di De Lorenzo fu molto chiaro. Era in atto tra il maggio e il giugno del ‘64 una grave crisi politica ed economica; il business italiano, già colpito dalla nazionalizzazione dell’industria elettrica, tremava al pensiero che i socialisti volessero attuare la nazionalizzazione dei suoli edificabili, che avrebbe spezzato la speculazione sulle aree ed avrebbe impresso un corso diverso allo sviluppo delle città, delle coste, insomma del Paese.
Si verificò in quei mesi un esodo di capitali verso la Svizzera e altri luoghi di riparo che non ha precedenti nella nostra storia.
In queste condizioni fu deciso, nel business e nei palazzi del potere a cominciare dal Quirinale, che bisognava dare una svolta netta alla politica italiana. De Lorenzo predispose e si tenne pronto.
Anche Moro sapeva e con lui tutti i capi dorotei della Dc. Con la consueta abilità Moro decise di piegare i socialisti per arginare il complotto e le sue conseguenze. Nenni fu convocato e messo al corrente. Da vecchio "politicien" misurò le forze e cedette. Nel comitato centrale del suo partito spiegò la sua decisione confessando che aveva sentito il «rumore delle sciabole». A me lo confermò personalmente quando, essendo io stato eletto deputato, lo sollecitai a schierare il gruppo parlamentare socialista contro le conclusioni perdonatorie della Commissione d’inchiesta. «Se lo facessi - mi disse - il governo cadrebbe. Dovetti cedere allora, non posso impuntarmi oggi» .
Ora, caro Mieli, se tu non hai ricordi e documenti che diano una versione diversa di questi fatti, non mi pare che ci siano alternative. E se non ci sono alternative in punto di fatto, resta dunque assodato che la fine del centrosinistra riformatore avvenne sotto il ricatto di una minaccia militare appoggiata da consistenti forze politiche. Come vuoi chiamare un fatto di questo genere? Un fatto sicuramente eversivo, un’interferenza infinitamente più grave e fuori dalla Costituzione di fronte alle proteste stradaiole dei ragazzi con la maglietta a righe contro il governo Tambroni.
Quanto al terrorismo, farlo discendere dalla nostra campagna di stampa del ‘67 mi sembra un esercizio che nessun acrobata potrebbe portare a termine.
Forse ti sei dimenticato che prima degli omicidi delle Br c’erano state le stragi di Piazza Fontana e di Brescia.
Una persona della mia età può avere la memoria debole, ma tu no, non ancora.
Due libri tornano a interrogare il mito della figlia di Edipo per leggere in termini radicali la crisi della politica: «Antigone e la philìa. Le passioni fra etica e politica» di Francesca Brezzi e «La rivendicazione di Antigone. La parentela fra la vita e la morte» di Judith Butler. Antigone come figura della relazione, di un possibile intreccio fra etica e politica, di un individuo non più scisso fra ragione e passione. Antigone come figura della crisi dell'ordine patriarcale nella parentela come nella polis, e di un desiderio post-edipico che apre a una nuova antropologia del presente
«Ad alcune tragedie si torna, ma altre, come Antigone, sembrano tornare. Non per essere scavate e rivelare nuovi sensi, ma come allusive, rivissute. Quanto l'Antigone ricorrente nei nostri anni ci parla dell'Antigone sofoclea, e quanto invece di noi?». Così Rossana Rossanda quindici anni fa, introducendo la sua rilettura della tragedia di Sofocle (traduzione di Luisa Biondetti, Feltrinelli , 1987), pensata per un ciclo di seminari del Centro culturale Virginia Woolf di Roma sull'onda di due spinte: la stagione di conflittualità radicale che in tutta Europa aveva scosso lo stato negli anni 70, e la fioritura, nello stesso decennio, dell'interrogazione femminista sull'eroina greca. Solo nove anni prima Kluge e Schloendorff avevano filmato, in Germania d'autunno, i funerali che il sindaco di Stoccarda aveva concesso ai detenuti del gruppo terrorista Baader-Meinhof uccisi nel carcere di Stammheim, funerali che altre città avevano rifiutato replicando a distanza di 2400 anni il divieto di Creonte sulla sepoltura di Polinice. E solo dodici anni prima Luce Irigaray aveva riletto Antigone in uno dei libri inaugurali del femminismo della differenza, Speculum, facendone una figura dell'esclusione femminile dal linguaggio e dalla polis e del ritrovamento della genealogia materna. L'una e l'altra spinta autorizzavano a ripensare il mito portandosi oltre il sedimento, pure molto spesso, di alcuni secoli di precedenti e autorevolissime interpretazioni. E oggi? Antigone non smette di tornare, come ha dimostrato di recente un convegno ad essa dedicato tenutosi nelle università di Cagliari e di Roma Tre. Ma perché, e da dove continuiamo, o riprendiamo, a interrogare il mito della figlia di Edipo murata viva dal tiranno di Tebe Creonte per aver dato sepoltura al fratello Polinice, morto in battaglia, reo di avere cercato di spodestare il tiranno e perciò condannato a non ricevere l'onore delle esequie? Lo scenario si è spostato. Non si tratta più di leggere attraverso Antigone il conflitto fra uno stato autoritario da una parte e i tentativi di sovvertirlo dall'altra, e nemmeno quello fra uno stato patriarcale e l'esclusione femminile dall'altra. Entrambe queste dicotomie si sono complicate. La maschera autoritaria, anzi ormai dichiaratamente guerrafondaia e poliziesca, della macchina statale, se per un verso dà luogo a forme micidiali di controllo biopolitico sul corpo individuale e sociale, per l'altro verso non riesce a nascondere le rughe profonde che solcano il volto del Leviatano, la sua crisi di legalità, legittimità e consenso, la sua incapacità di garantire il funzionamento dei cardini basilari del contratto sociale moderno. Il fronte della sovversione e della resistenza si è a sua volta ri-formato su scala sovranazionale, come nel caso del movimento no-global, o de-formato, come nel caso del terrorismo suicida. Quanto ai dispositivi di esclusione dalla polis, si sono fatti più feroci nei confronti degli «stranieri», migranti legali e illegali che forzano i confini materiali degli stati e quelli giuridici della cittadinanza, ma si sono viceversa capovolti in dispositivi di inclusione forzata verso le donne di casa nostra, dividendo le stesse strategie politiche femminili nei confronti dello stato: a più di trent'anni dalla rivoluzione femminista nulla ci autorizza a disegnare un conflitto lineare fra le donne e la polis, di fronte a un panorama complesso abitato dall'estraneità ma anche dall'assimilazione femminile, dalle Antigoni che tuttora sfidano lo Stato ma anche dalle torturatrici arruolate - a correzione della celebre lettura hegeliana del testo di Sofocle - al fianco dei fratelli nella militarizzazione dello Stato.
Reinterroghiamo Antigone, insomma, a partire da stati tanto più tentati da strette autoritarie quanto più diventano obsolescenti, da campi di detenzione come quello di Guantanamo che al corpo del nemico non negano la sepoltura bensì lo statuto dell'umano, da migrazioni che fanno saltare i confini della cittadinanza, da un femminismo diviso che in parte è diventato di stato e in parte rilancia viceversa la sua sfida originaria allo stato. Ma a maggior ragione torniamo a interrogarla, perché tutto questo panorama ci parla di una crisi radicale della politica, che dunque alle radici della politica ci riporta: su quel bordo fra antropologia della comunità e organizzazione della polis su cui la tragedia di Sofocle si colloca e si snoda.
E' da questo spirito di radicale interrogazione sulla crisi della politica che prendono le mosse due recenti letture dell'Antigone, l'una della filosofa italiana Francesca Brezzi ( Antigone e la philìa. Le passioni fra etica e politica,Franco Angeli), l'altra della filosofa californiana Judith Butler ( La rivendicazione di Antigone. La parentela fra la vita e la morte, Bollati; di Butler avremo presto occasione di tornare a parlare, perché Meltemi sta per mandare in stampa Vite precarie, un testo che raccoglie le sue analisi politiche successive all'11 settembre, mentre Sansoni ha da poco pubblicato il suo testo più classico, Gender Trouble, col titolo - opinabile - Scambi di genere). Entrambe dichiaratamente collocate nel solco delle interpretazioni femministe della tragedia, la leggono tuttavia diversamente, pur condividendo in partenza l'intenzione di superarne le tradizionali interpretazioni in chiave dicotomica o essenzialista: quelle che oppongono troppo semplicisticamente la polis al ghenos, il diritto al sangue, la sovranità alla trasgressione, l'uomo alla donna.
Per Francesca Brezzi - il cui libro ha fra l'altro il pregio di ripassare in rassegna tutte le principali letture della tragedia, da Hegel a Goethe, Heidegger, Brecht, Lacan, da Maria Zambrano a Marguerite Yourcenar, Luce Irigaray, Rossanda, Martha Nussbaum, Adriana Cavarero - si può trovare nell'Antigone una chiave per reinventare la politica facendola incontrare con l'etica, per uscire dai paradossi odierni di democrazie incerte fra l'universalismo e il comunitarismo, per disegnare i lineamenti di una nuova cittadinanza. Figura non di un ghenos prepolitico, bensì dell'irruzione sotto il segno della philìa nella polis in guerra sotto il criterio dell'amico-nemico, Antigone apre a una politica della relazione, in cui etica e politica non si scontrano ma si intrecciano. Figura non della separazione fra diritto e morale e fra pubblico e privato, bensì della sua denuncia, Antigone apre a un «divenire cittadini» non più diviso fra ragione di stato e passione personale. Figura non dell'esclusione femminile dalla sfera pubblica, bensì del tentativo femminile di proclamare il diritto d'esistenza nella sfera pubblica di leggi altre da quelle della sovranità, Antigone apre a un ripensamento dell'individuo sessuato, incarnato, fonte sorgiva di diritto e di un «universalismo contestuale», contro la concezione moderna dell'universalismo astratto incardinata sull'individuo neutro. Donna, combattuta ma non scissa fra due leggi e due lingue antinomiche, quella della polis e quella del sangue, Antigone diventa la figura dell'antropologia sessuata di una nuova politica possibile, non più fallogocentrica e non più imprigionata nelle sue tradizionali antinomie, ragione o passione, testa o corpo, diritto positivo o morale, amico o nemico. E la philia, espunta dallo statuto moderno della politica ma non assente nello scenario greco delle sue origini, torna in soccorso della politica morente nelle nostre democrazie di inizio millennio.
Non basta però la Donna a Judith Butler per riedificare la politica; perché notoriamente, per la filosofa californiana, anche «la Donna» è una costruzione del discorso fallogocentrico con cui l'ordine politico è imparentato; e perché prima di essere riedificata, la politica occidentale abbisogna ancora di essere decostruita, disossata, smontata nelle sue strutture primarie e nelle sue segrete complicità con le strutture dell'ordine simbolico. Perciò Butler, grande maestra nel corpo-a-corpo del pensiero femminista con la tradizione filosofica, si muove con agilità corsara fra la lettura della tragedia di Hegel e quella di Lacan; ma non per contrapporre la psicoanalisi alla politica, il dramma del desiderio singolare al dramma della comunità, bensì per reinsediare la questione del desiderio nel cuore della polis. E rilegge a sua volta Antigone con l'intenzione di mettere a tema i rapporti che intercorrono fra l'ordine simbolico e l'ordine sociale, fra l'ordine della parentela e l'ordine della polis, fra l'ordine fallocentrico della sessualità incentrato sul tabù dell'incesto e l'ordine della legge e della normatività.
Non è dunque «la donna», Antigone riletta da Butler, perché essa, come dimostra la contaminazione del suo linguaggio con quello di Creonte, non incarna l'identità di genere bensì la sua dislocazione nella recita dei ruoli sessuali; né incarna le ragioni della parentela contro la ragion di stato. Figlia dell'amore incestuoso fra Edipo e Giocasta, e a sua volta soggetto di due amori incestuosi, verso Edipo e verso Polinice, rappresenta piuttosto la crisi della parentela, il punto in cui il tabù dell'incesto vacilla; e contemporaneamente la crisi dell'ordine politico, che all'ordine simbolico fondato sul tabù dell'incesto è legato da nessi strutturali. E il problema di Antigone non è di entrare in quell'ordine, bensì di rivelarne i divieti costitutivi e i limiti invalicabili, che la lasciano sospesa, né dentro né fuori la polis, né morta viva, destinata a un'esistenza senza luogo, senza rappresentanza e senza rappresentazione possibile.
La rivendicazione di Antigone si intitola il libro di Butler, e non è difficile scorgere quale sia la rivendicazione di Judith che emerge dalla sua rilettura del mito. Contro il femminismo di stato, che dallo stato chiede protezione, legittimazione e riconoscimento, Butler rilancia la sfida antiistituzionale originaria del femminismo. Contro la ragion di stato, rilancia le ragioni di coloro che ne sono esclusi o dannati. Contro la teoria e la vulgata lacaniana dell'ordine simbolico come ordine astorico e immutabile, ripropone il problema - cruciale nel femminismo italiano - del rapporto fra ordine simbolico e ordine sociale. Contro la teoria strutturalista della parentela incardinata sull'Edipo, ma anche contro i movimenti identitari femministi e gay che spesso finiscono con l'uniformarvisi al di là di ostentate trasgressioni, rilancia la sfida di parentele eterodosse e mobili, e di una sessualità non anti-edipica ma post-edipica, in cui il desiderio non sia vincolato alla norma sociale e simbolica dominante.
Siamo sulla West Coast americana, dove la radicalità politica fa tutt'uno con la radicalità sociale, e Butler si sente autorizzata a lanciare la sua sfida dalle nuove configurazioni sociali che la parentela assume nelle famiglie allargate, nelle madri single, nelle coppie gay, nelle famiglie smembrate dei migranti; e dalla «malinconia» che avvolge, nella sfera pubblica, queste figure di «irregolari», insieme ad altre - detenuti, clandestini e quant'altri - ancor più tragicamente marchiate dalla normatività biopolitica e a sospese a loro volta in una condizione fra l'umano e il non umano. Ma noi possiamo rilanciare ancora altrimenti e diversamente la sua sfida, inoltrandoci ulteriormente sul terreno della crisi della politica. Scrive Butler che Antigone non segnala la questione del deficit della rappresentanza, bensì «la possibilità politica che si apre quando si palesano i limiti della rappresentanza e della rappresentazione». E' un tema noto alla critica della politica portata avanti dal femminismo italiano e dalle sue pratiche; critica e pratiche, per restare al gioco, a loro volta tenute dall'ordine del discorso dominante in una condizione sospesa, né politica né impolitica, destinate - come Antigone- a restare senza rappresentanza e senza rappresentazione dentro lo statuto tradizionale, convenzionale, normativo della politica. Condizione qualche volta malinconica, ma tutt'altro che infelice. Viviamo nell'epoca in cui, scrive Butler, «la politica è entrata nella catacresi»: non ha più nome proprio, è uscita dai suoi confini, è - in tutti i sensi - «fuori di sé». Il desiderio di politica che muove la politica oltre i suoi confini deputati, il desiderio femminile di politica che ha già spostato e modificato quei confini, è un desiderio tombale, come quello di Antigone secondo Lacan, o è piuttosto generativo di una nuova nascita della politica? Perciò interroghiamo ancora quel mito. Con e contro Lacan: Antigone, encore.
Si veda anche Antigone e l'alba del diritto, di Gustavo Zagrebelsky
Tra gli articoli pubblicati nei giorni scorsi da questo giornale Alfredo Reichlin prima e Alberto Asor Rosa poi hanno sollevato alcuni problemi che stanno particolarmente a cuore a chi,come me, spera con tutto il cuore che l'Italia possa superare la crisi che oggi la attanaglia.
E, nella sua intervista, Sergio Cofferati ha ricordato obbiettivi e comportamenti politici che il centro-sinistra dovrebbe assumere con maggiore chiarezza.
Stiamo vivendo una crisi non solo economica e sociale che fa vivere sempre peggio le famiglie italiane, i giovani e gli anziani, ma anche politica e culturale per l'attacco violento che la maggioranza di governo sta perpetrando da due anni e mezzo a questa parte ai valori della democrazia repubblicana, all'indipendenza della magistratura, alla legalità della vita pubblica, alla pluralità dell'informazione, alla formazione e all'istruzione delle nuove generazioni.
Reichlin ha sottolineato a ragione la difficoltà che hanno ancora le forze politiche dell'Ulivo a trasmettere all'opinione pubblica il messaggio politico complessivo che pure affermano di voler sostenere e che dovrebbe articolarsi in un progetto politico e culturale per un'Italia profondamente rinnovata. Ci ha ricordato che, in mancanza di un simile messaggio, incertezze e confusione rischiano di non far comprendere agli italiani la partita impegnativa che inizia con le elezioni europee e che ci porterà, nel giro di due o tre anni, al confronto finale con la Casa delle libertà.
Asor Rosa, da parte sua, ha sottolineato il valore importante ma sicuramente non compiutamente unitario (questa é una constatazione ancor prima che un giudizio) della lista che raccoglie Democratici di sinistra e Margherita con l'ulteriore apporto dei Socialisti democratici e dei Repubblicani europei, collocandosi su un crinale moderato sotto la guida di Romano Prodi.
Mi ha colpito, confesso, il fatto che nessun giornale italiano abbia dato rilievo nei giorni scorsi al progetto di partito europeo di centro (ma che significa in un sistema bipolare?) che Prodi vorrebbe realizzare con il partito francese UDF di Giscard D'Estaing e che disegna assai bene il carattere moderato, della nuova aggregazione che si vorrebbe costruire a livello continentale.
Asor Rosa, riallacciandosi a una sua precedente analisi, ha affermato anche, che a differenza dei moderati, la sinistra non si vede, spezzettata come é in piccole aggregazioni che non hanno fatto finora quello sforzo unitario richiesto dalla situazione. E su questo punto ha sicuramente ragione: non si capisce perché liste che dicono di collocarsi tutte a sinistra della lista cosiddetta unitaria non arrivino in tempi brevi a una federazione con un programma comune e un'alleanza di fondo esplicita e comunicata in tempo agli elettori.
Proprio perché la maggioranza delle forze politiche del centro-sinistra (se non di elettorato perché questo è ancora da verificare ancora) sta tentando di arrivare all'obbiettivo del partito moderato, diventa necessario e urgente, pur all'interno di un'alleanza che si riconosce all'Ulivo, formare una federazione di forze di sinistra che costituisca un'alternativa credibile allo sbocco immaginato dai due maggiori partiti del centro-sinistra.
È quello che accade in tutta Europa, magari in partiti come quello laburista o quello socialdemocratico tedesco caratterizzati al proprio interno da tendenze moderate e radicali, ed egualmente presenti in una maggioranza di centro-sinistra.
Noi sappiamo che non è prevedibile nel nostro paese la riduzione al bipartitismo ma si può lavorare per raggiungere l'obbiettivo di far convivere all'interno dell'Ulivo forze politiche diverse per formare una coalizione di governo che accolga sia il centro moderato (che sta diventando, a quanto pare, particolarmente affollato) che una sinistra più radicale.
Non si capisce perché in Italia non possa o non si voglia realizzare una simile coalizione. Credo sia necessario e urgente raggiungere un livello di convivenza capace di far coesistere tendenze differenti senza arrivare allo scontro costante, spesso privo a volte del rispetto necessario ad ogni alleanza.
Le ragioni di questa difficoltà consistono, a mio avviso, nella storia della sinistra italiana; nella difficile transizione dal partito comunista al partito democratico della sinistra; nella mancata elaborazione di una nuova piattaforma politica e culturale dopo il crollo del comunismo di osservanza sovietica; nella debolezza nel nostro paese di una cultura politica democratica, pur dopo il crollo dell'impero sovietico.
Che fare a questo punto?
Innanzitutto è necessario che le componenti moderate e quelle più radicali del centro-sinistra dialoghino tra loro nel rispetto reciproco e che l'Ulivo costituisca con chiarezza l'obbiettivo strategico per l'una come per l'altra componente. Il modo migliore per favorire questo processo non é lo scontro verbale, personale o ideologico ma il confontro sui progetti che pure stanno fiorendo in molte istituzioni e che devono costituire la piattaforma unitaria del futuro programma della coalizione.
Senza trascurare il fatto che oggi gli italiani non hanno bisogno né voglia di leggere lunghi programmi ma l'esigenza assai forte di individuare gli obbiettivi di metodo e di contenuto propri di un'alleanza politica del centro-sinistra: dalla difesa della Costituzione repubblicana alla costruzione di un'Europa democratica alla politica dei diritti e dei lavori, alle esigenze di una legalità che realizzi i princìpi della Costituzione a cominciare da quelli fondamentali della libertà e dell'eguaglianza.
In questo senso è necessario che una costituente dell'Ulivo possa finalmente attivarsi e proseguire con un lavoro assiduo aprendo le porte a tutte le forze, dai partiti ai movimenti, che vi si riconoscono.
Molte centinaia di lettori che mi hanno scritto in questi giorni mostrano di aver capito perfettamente che il mio difficile addio ai Democratici di sinistra é nato da ragioni di dissenso aperto sulla linea politica e non da motivi personali. Chi scrive intende lavorare ancora per l'Ulivo accanto a tutti i compagni che si riconoscano in questa coalizione in qualsiasi posizione si collochino giacché la battaglia è comune, l'obbiettivo è per tutti quello di lottare, con metodi democratici, contro una maggioranza di governo che è fallita e sta portando il paese a un declino disastroso.
A differenza di quel che pensa il Riformista o il Giornale di Belpietro io non ho traslocato da nessuna parte perché ero e resto a sinistra, ero e resto un cittadino dell'Ulivo e mi batto per obbiettivi che, almeno a parole, sono condivisi non da una lista particolare ma da tutti quelli che vogliono un grande Ulivo che includa davvero tutte le forze del centro sinistra, compresa Rifondazione comunista.
Quanto al programma per le prossime competizioni elettorali oggi non sarebbe difficile concordare su una piattaforma comune.
La battaglia di questi tre anni ha chiarito che noi vogliamo un'Europa politica, culturale ed economica autonoma dagli Stati Uniti e assai diversa da quella che la destra sostiene; che il modello di Stato sociale per cui ci battiamo prevede modernizzazione ma, nello stesso tempo, tutela dei diritti dei lavoratori; che la Costituzione repubblicana va difesa nei suoi valori e principi fondamentali e che non è il caso di dare a un primo ministro poteri più o meno assoluti come lo scioglimento delle Camere; che la politica economica fin qui fatta deve cambiare, pena l'argentinizzazione della crisi italiana.
Inoltre non possiamo permettere che l'art. 21 della Costituzione sulla libertà di espressione venga abrogato in silenzio: l'informazione è il problema centrale della democrazia contemporanea.
Voltiamo pagina rispetto alle polemiche dei mesi e anni scorsi e concentriamo tutta la nostra attenzione sulla battaglia ormai iniziata. Chi scrive, come è noto, non è un politico di professione ma, negli ultimi dieci anni almeno, preoccupato sempre di più per le sorti della sinistra e dell'Italia, ha partecipato intensamente alla vita politica e intende continuare a farlo accanto a coloro che vorranno lavorare tutti insieme per la rinascita di un Ulivo che colmi la frattura ancora aperta tra il mondo della politica e la gran parte degli italiani.
Non si vince da soli ma insieme agli italiani, anche quelli che non si occupano di politica.
FONDAMENTALE per un ordinamento liberale, la parità dei diritti per tutti i cittadini offre l’opportunità di prendere parte alla vita politica, formare associazioni, esprimere le proprie opinioni. E apre inoltre le porte alla partecipazione ad attività economiche e istituzioni sociali, tra cui in particolare la scuola. Le garanzie costituzionali in ordine a questi diritti sono il risultato eminente di una lunga lotta per i diritti civili, che ha segnato gli ultimi due secoli.
Spesso però la legge non basta a garantire questi diritti. Lo stesso diritto di voto ha scarso significato per chiunque dipenda totalmente da altre persone o istituzioni. E anche l’uguaglianza davanti alla legge rimane una promessa priva di contenuti per chi non disponga dei mezzi, o semplicemente del necessario grado di informazione per ottenerla. Il diritto a un’istruzione commisurata al proprio talento comporta varie forme di incoraggiamento. Di fatto, una delle maggiori aspirazioni nel campo del progresso sociale del Ventesimo secolo fu quella di rivestire di sostanza sociale il concetto astratto di parità dei diritti: un obiettivo che implica la necessità di incoraggiamenti attivi, ad esempio attraverso l’informazione e l’educazione politica. Per dare concreta attuazione al diritto all’istruzione è stato necessario impegnare risorse per dare aiuti economici agli studenti, attraverso prestiti o borse di studio. Ma nonostante tutti questi interventi, la parità dei diritti continuava a trovare ostacoli particolarmente tenaci. Alcuni settori importanti della popolazione continuavano ad essere scarsamente rappresentati negli ambienti di maggior prestigio e successo: in particolare le donne, ma anche alcune minoranze culturali, e segnatamente quelle definite da una caratteristica estranea a qualsiasi scelta personale, quale il colore della pelle.
Tra i grandi manager, ministri o titolari di cariche governative, ma anche tra i docenti, medici o avvocati era raro trovare esponenti di questi gruppi, tanto da far sospettare l’esistenza di una barriera invisibile. A giocare a sfavore delle donne e dei neri era forse l’arroccamento su una certa cultura istituzionale. Per garantire reali diritti di cittadinanza a tutti non bastavano dunque le garanzie legali e l’informazione, e neppure il sostegno finanziario.
La decisione coraggiosa di porre rimedio a queste inveterate ingiustizie ricorrendo a una politica di nuovo tipo, almeno per un periodo di tempo limitato, è stata presa per la prima volta negli Stati Uniti. Si è proceduto al varo di una serie di norme, che complessivamente hanno preso il nome di "affermative action", in base alle quali l’accesso a tutta una serie di uffici o mansioni - ad esempio nella polizia o nell’esercito, così come a percorsi di studio, di insegnamento o altro - doveva essere riservato, per una data percentuale, ai membri dei settori o gruppi che in precedenza avevano subito discriminazioni. La vigilanza sull’affermative action era affidata alla Corte suprema degli Usa.
In tutti i casi in cui è stata applicata seriamente, l’affermative action si è dimostrata innegabilmente positiva; ciò vale in particolare per i paesi a popolazione un tempo omogenea, che si trovano oggi a confronto con gruppi di colore, di religione musulmana, o comunque appartenenti a una minoranza identificabile e negletta. Ora però, proprio mentre si guarda all’America per trovarvi un modello di politica da adottare, l’affermative action incomincia a suscitare una serie di dubbi, tre dei quali appaiono di particolare importanza.
Primo: non si corre il rischio di provocare nuove ingiustizie nel senso opposto, o in altri termini, di discriminare chi un tempo era privilegiato? Negli Stati Uniti questo problema è stato affrontato per la prima volta dalla Suprema Corte nel caso di uno studente bianco che si era visto negare l’iscrizione alla facoltà di medicina, benché i suoi titoli accademici fossero superiori a quelli di altri candidati. In Gran Bretagna gli alunni delle scuole private rischiano ora di trovarsi in posizione di svantaggio a causa della pressione delle università, che tendono a favorire l’iscrizione di un maggior numero di studenti provenienti dalle scuole statali. Tutto ciò ci riporta alla ben nota vexata quaestio: può la parità coesistere con l’eccellenza?
Secondo: la parità di rappresentanza a tutti i livelli corrisponde davvero al desiderio e all’esigenza di tutti i gruppi e settori della popolazione? In molti Paesi, la «femminizzazione» della professione di insegnante non ha danneggiato nessuno; e molti altri hanno tratto benefici dallo spirito imprenditoriale di minoranze cinesi ed ebraiche. Non corriamo il rischio di inseguire un’idea troppo meccanica, confondendo il superamento di privilegi e svantaggi con la cancellazione delle diversità?
Terzo: con l’affermative action non si rischia di generare in alcuni casi un nuovo tipo di rigidità settoriale, con effetti distruttivi su quella stessa società civile che si voleva costruire? E si è davvero certi, ad esempio, che le donne siano sempre le migliori sostenitrici degli interessi del loro genere?
La stessa domanda si potrebbe applicare ai membri di gruppi religiosi e di minoranze etniche, e persino di alcune classi sociali. C’è da rabbrividire al pensiero di un Parlamento i cui membri siano prescelti in prima istanza in base al criterio di appartenenza a un gruppo bisognoso di affermative action. E di fatto, in taluni paesi la democrazia non riesce a dar vita a un governo efficiente e immaginativo proprio perché mira soprattutto a dare spazio ai gruppi più consistenti.
Per tornare al punto di partenza: l’affermative action è stata ed è tuttora una coraggiosa mossa finale nella lotta per i diritti civili universali, non solo sulla carta ma nella realtà; ma non deve diventare un principio permanente nell’ambito di un ordinamento liberale.
Se c’è una normativa che necessita di una «sunset clause», ovvero di una clausola di temporaneità, che ne imponga la revisione entro un termine prestabilito, questa è l’affermative action. In questo senso la flessibilità della Corte suprema degli Stati Uniti è ammirevole. Altrove, la soluzione migliore sarebbe probabilmente quella di includere nelle legislazioni dei singoli Stati e negli statuti delle organizzazioni una clausola che preveda il decadimento della norma per l’affermative action dopo un periodo di cinque, o al massimo di dieci anni. Certo, si dovrebbe prevedere la possibilità di un rinnovo del provvedimento. Ma nulla è più efficace di una scadenza prefissata per imporre lo sforzo mentale di una revisione approfondita.
SIAMO IL CURIOSO PAESE la cui maggioranza al governo è incline a considerare belligeranti, categoria fantomatica, i militi di Salò, cioè coloro che presero le armi al servizio illegale del fascismo morente. E che ora, in occasione della guerra in Iraq, considera belligeranti i connazionali andati in quel tormentato paese al soldo di imprese private che collaborano con gli occupanti americani. Una definizione internazionale di questi connazionali è impossibile: non sono soldati ma vanno in giro armati, non sono in guerra ma collaborano con i vincitori di una guerra non dichiarata, si dichiarano operatori di pace ma in realtà operano a vantaggio della parte che ha aggredito e conquistato l'Iraq. Attribuire a questi connazionali una missione di pace e di democrazia sembra piuttosto arduo: sono chiamati per garantire la logistica di imprese americane, non gradite alla maggioranza degli occupati, non si sa bene da quale comando dipendano, se aziendale o militare. È comprensibile che si sia creato un sentimento di solidarietà fra gli italiani di casa e questi caduti nelle mani degli occupati durante un'avventura che riguarda loro personalmente ma non la loro patria. La quale ha già mandato tremila soldati regolari per dare una mano agli americani e non ha certo interesse a che dei privati, per le loro private ragioni, si schierino apertamente, nonostante la nostra sempre più assurda pretesa di essere super partes.
E pur con tutta la comprensibile solidarietà con i nostri connazionali finiti nei guai per i loro interessi privati, non si capisce perché il nostro governo abbia incoraggiato una parte della pubblica opinione e dell'informazione a farne degli eroi che meritano funerali a spese dello Stato e cortei con bandiere nazionali sventolanti. Sono osservazioni poco gradite alla risorgente demagogia, al risorgente e un po' irrazionale nazionalismo, per cui basta anche meno a meritare accuse di disfattismo quando non di tradimento, ma ogni persona ragionevole dovrebbe convenire che queste confusioni, questa mancanza di chiarezza nei nostri comportamenti con il resto del mondo sono rischiosissimi, potrebbero incoraggiare quell'avventurismo che ci costò mezzo secolo fa perdite e sofferenze atroci. È preoccupante la mancanza di memoria, la facilità con cui ci ritroviamo in cortei per «rompere le reni» a qualcuno che con ogni probabilità ce le romperebbe.
Abbiamo chiesto a Betty Leone, segretaria Cgil, un commento ai risultati del nostro sondaggio sul senso dell'8 marzo
L'otto marzo intanto ha senso come giornata che ricorda il percorso di emancipazione e di liberazione delle donne. Non capisco non ho mai apprezzato tutta questa polemica - l'otto marzo serve, non serve? -, tutti i grandi eventi hanno le loro celebrazioni e nessuno si preoccupa di questo. Io credo che l'otto marzo celebri la presa di parola delle donne nella storia. E avrebbe senso anche solo per questo. Poi, per me che sono una sindacalista, non è solo una celebrazione: abbiamo fatto assemblee e riunioni nei posti di lavoro e anche con le pensionate, io in particolare con le pensionate perché ora mi occupo di loro.
All'ordine del giorno abbiamo messo come è difficile vivere per le donne oggi, il fatto che le pensioni delle donne sono molto più basse di quelle degli uomini e che la maggior parte della povertà italiana è rappresentata da donne, pensionate e sole. Quindi esiste un problema che riguarda la condizione delle donne, alla quale va data una risposta. Noi vogliamo dare uno spazio alla manifestazione nazionale unitaria dei pensionati che faremo il 3 aprile: a questa particolarità e difficoltà di essere donna anche da anziana.
Se poi pensiamo alle giovani, diciamo che le giovani continuano a essere discriminate nel mercato del lavoro, perché è vero che l'occupazione femminile cresce, ma cresce prevalentemente nel precariato e quando i posti precari si stabilizzano, si stabilizzano quelli dei maschi e assai meno quelli delle ragazze, e questo è un altro dato statistico molto importante. Quindi esistono ancora molti problemi alle difficoltà che le donne devono incontrare pur in questa parità apparente.
Poi non voglio parlare della fatica terribile delle donne anche per tenere insieme il lavoro e la famiglia. E poi c'è la rappresentanza sociale e la democrazia: possiamo dire che le donne sono ancora escluse dalla rappresentanza politica. Perché sono una minoranza esigua. Quindi esiste un problema di come si rappresenta una condizione femminile nella politica, non ce ne possiamo dimenticare.
Infine siamo in un mondo globalizzato, le donne nel mondo rappresentano il 70 per cento dei poveri. Producono la metà del cibo e sono la maggioranza della forza lavoro ma guadagnano soltanto il 10 per cento del reddito mondiale e hanno meno dell'1 per cento delle proprietà. Basta questo per dire che esiste ancora una discriminazione. Certo meno forte e più nascosta nel mondo industrializzato che è passato per l'emancipazione, come nel nostro paese. Ecco perché dico che l'otto marzo come celebrazione della capacità di parole delle donne nella storia è soprattutto una speranza.
(*) Segretario generale Cgil con delega ai pensionati
Rifare la Dc? Questo, alla fine, potrebbe essere uno dei risultati delle prossime elezioni europee. Lo diciamo senza spirito polemico, anche perché una Dc rifatta, in confronto al putridume del centro-destra attuale, sarebbe una vera e propria manna. Ma se cosi fosse, bisognerebbe che la sinistra-sinistra (ormai è meglio scrivere il termine in questo modo, a scanso di equivoci) si ponesse seriamente il problema di rifare a propria volta qualcosa - “qualcosa di sinistra”, come troppo tempo fa diceva Nanni Moretti, ora silenzioso.
Che ci sia nell'aria una voglia di Dc lo induciamo da vari segni. Primo: le ripetute mosse di Rutelli in direzione di un atteggiamento bi-partisan sulle pensioni e ora sulla “riforma” della magistratura. Secondo: una lunga intervista alla deputata Ppe Marcelle de Sarnez, che esce sulla rutelliana “Europa” (3 marzo), in cui, sotto il titolo “È tempo della nuova Europa”, si enfatizza il senso neo-centrista delle discussioni in corso fra Prodi e Bayrou per la costituzione di un nuovo gruppo di centro al Parlamento europeo, “una nuova offerta - precisa la de Sarnez - che dovrebbe essere proposta prima delle elezioni europee del 13 giugno”. Il che risolverebbe dunque la questione di dove andranno gli eletti della lista unitaria italiana nel nuovo Parlamento. Sappiamo bene che questo non è il proposito della componente Ds di questa lista; ma non è indifferente, per tale componente, sapere che questo è il proposito dell'altro principale partner dell'impresa; e verosimilmente anche degli altri due - Boselli e Sbarbati.
Terzo segno, molto più indiretto, della voglia di centro. Miriam Mafai (Repubblica del 3 marzo) suggerisce esplicitamente ad Amato, incaricato di formulare il programma della lista unitaria, di pensare a una candidatura di Emma Bonino per le prossime elezioni europee. Difficile sostenere che la Bonino rientri nel piano di una nuova Dc; ma certo conferirebbe alla lista un indubbio sapore di centro, date le posizioni liberiste che i radicali non si sono mai stancati di sostenere in questi anni.
Non sembra affatto esagerato ritenere che segnali come questi - scelti qui a caso, tra i tanti che si vedono sempre più spesso, primo fra tutti la posizione sulla guerra in Iraq - dovrebbero essere tenuti più francamante presenti nella sinistra del centro-sinistra. Si può assistere senza reagire al delinearsi di simili posizioni? Esagerando un poco il senso dell'intervento di Miriam Mafai, possiamo accontentarci del fatto che il nuovo centro europeo prodiano-rutelliano si dia una colorata “di sinistra” assumendo le iniziative e lo spirito laico-libertario della Bonino? È vero che una tale assunzione potrebbe mandare in aria l'accordo con Bayrou e l'UdF - che trovano già troppo laici i liberali europei di Watson; ma, come si è visto nel voto sulla fecondazione assistita, anche il laicismo della Bonino sarebbe verosimilmente destinato a naufragare davanti ai problemi di coscienza di Rutelli e dei suoi. Con il risultato che il centro si identificherebbe sempre più con una nuova Dc. Ripetiamolo, che accada questo ci sembra assolutamente positivo - sia per la chiarezza del panorama politico, sia per l'effetto di vera e propria “disinfestazione” che avrebbe sul Ppe e anche sul centro-destra italiano. Ma che cosa ne sarebbe, in tutto ciò, della sinistra ?
«Nessun uomo è un’Isola, intero in se stesso. Ogni uomo è un pezzo del Continente, una parte della Terra. Se una Zolla viene portata dall’onda del Mare, l’Europa ne è diminuita, come se un Promontorio fosse stato al suo posto, o una Magione amica, o la sua stessa Casa. Ogni morte di uomo mi diminuisce, perché io partecipo all'umanità. E così non mandare mai a chiedere per chi suona la campana: Essa suona per te». Queste parole di un sermone di John Donne sono state messe da Hemingway a epigrafe di «Per chi suona la campana». E per una strana forma di associazione mi sono tornate in mente le immagini di Guantanamo. Stentavo di collocarlo, il carcere di Guantanamo, (a Cuba, ma a Cuba non c’è Fidel Castro?). Poi la confusione si è chiarita con quella base americana appesa come un cappello all’estremità dell’isola per confermare un possesso. E quei prigionieri chiusi nelle gabbie sotto un sole rovente, accucciati in terra, sono apparsi a un tratto in tutta la loro orrenda disumanità.
Ma ho girato la testa come se appartenessero a uno sfogo passeggero, a quelle allergie che seguono una grave malattia e per un paio di giorni riempiono il corpo di bolle. Prima o poi finirà, mi sono detta. Ma è stato quando le fotografie dall’Iraq sono cominciate ad arrivare una più atroce dell’altra come un fiume che ha rotto gli argini, che ho ripreso in mano «Per chi suona la campana» per rileggermi le parole scritte da John Donne quattro secoli fa: e ho capito che quelle fotografie mi riguardano in prima persona. La campana suona per me: io sono la soldatessa che ride e si fa fotografare accanto alla sua vittima nuda, sono il soldato stravaccato che sorveglia il container dove i prigionieri incappucciati sono legati alle pareti come bestie, peggio delle bestie. Sono quello che li tortura e li bastona a morte. Questa è la democrazia nella quale mi riconosco. Questa la libertà in cui credo come bene supremo. Il pensiero dà la nausea, è intollerabile. L’«Osservatore Romano» ha scritto che è stato sfregiato l’uomo. Ma insieme all’uomo è stata sfregiata la nostra anima, se l’anima esiste. I soldati americani sono solo lo strumento, la mano che si sporca di sangue. Alle loro spalle c’è la nostra civiltà e i princìpi in cui mi identifico. L’humus sul quale si è sviluppata la mia coscienza. Non è neanche che io sia più colpevole di un francese o di un tedesco, di uno spagnolo, perché tremila soldati italiani sono in Iraq, né lo sono meno perché da sempre mi rifiuto alla parola guerra (quegli orribili eufemismi di guerra umanitaria e eunduring freedom. Tutto questo non c’entra più. Sono colpevole per i valori che ho sempre difeso e invece mi restituiscono dei corpi mutilati, torturati, offesi. Nel secolo che abbiamo alle spalle le dittature, ma soprattutto il Nazismo, hanno incarnato la negazione dei nostri valori, e sul Nazismo prima (e sulla dittatura di Stalin poi) abbiamo rovesciato tutto il male e l’orrore, tutta la spazzatura del mondo. Senza farci troppe domande. Senza chiederci come mai il Nazismo avesse potuto crescere e germogliare così rigogliosamente proprio all’ombra delle nostre splendide cattedrali e al suono sublime della nostra musica, nel conforto di una letteratura e di un pensiero filosofico che per secoli hanno tracciato un percorso di luce. Un percorso che dopo aver superato come nelle favole le sette montagne e i sette mari, sembrava averci finalmente condotti a piantare la bandiera della Democrazia ai piedi dell’Uomo.
E oggi (la mia domanda non è retorica ma solo piena di ansia) come è possibile uscire indenni da questo stritolamento dei valori. Oggi che la bussola va impazzita alla avventura e il calcolo dei dadi più non torna... per dirla con Montale, quale risposta dare e darci a chi si illude, come a suo tempo con Hitler, che sia sufficiente trovare un colpevole per avere la coscienza a posto. Questo vorrei chiedere a quanti si accapigliano nell’intento di liberarsi subito dell’insopportabile fardello e lo riducono a questione di date: smobilitare immediatamente oppure a giugno. Aspettare l’Onu o un nuovo governo nato da libere elezioni (?!), in una confusione di distinguo che assomiglia a una demenziale Torre di Babele. Per non parlare di chi si mette il prosciutto sugli occhi e pensa che sia sufficiente tracciare un cerchietto rosso intorno a qualche uomo o donna in divisa. Come se tutto si riducesse a una questione di date e di particolari e non fosse in gioco l’Uomo nella sua dignità e i suoi diritti. A me i bersaglieri in Iraq con il ciuffo di piume trapiantato sull’elmetto in ricordo di un tempo lontanissimo di fanfare e biciclette, i nostri «ragazzi» come a qualcuno piace chiamarli, infagottati di armi da capo a piedi fra le case sbriciolate e o carri armati simili a mastodonti giallastri, provocano un senso profondo di pena. Cosa ci fanno a migliaia di chilometri da casa, accecati dal fumo e dalla polvere? Chi difendono? Chi?
Hemingway ha scritto «Per chi suona la campana» nel 1940. La guerra civile spagnola era finita da poco, nel modo più disastroso per la libertà. L’Europa aveva appena iniziato il suo conflitto più devastante, genocidi e infamie che avrebbero scavato come vermi la nostra civiltà dall'interno. Oggi le parole che in quel lontano 1940 Hemingway prese in prestito da John Donne danno suono assordante. Sono campane a martello per ognuno di noi: come Crono stiamo infatti divorando i nostri figli: la Libertà, la Giustizia, il Diritto. La Pietas.
Vorrei tanto cercare conforto nelle parole di quel grande statista con il sigaro in bocca che negli anni più bui dell’aggressione nazista galvanizzò la resistenza inglese: «La democrazia - disse - è il peggiore dei regimi, a eccezione di tutti gli altri». Se esiste ancora, anche se mutilata nei suoi valori, salviamola la democrazia. È urgente.
L’altro giorno uno dei miei figli, che ha ricevuto per Natale «Il gioco del ca... lcio», nel bel mezzo di una partita è venuto a chiedermi cosa significasse «Jus Primae Noctis». Non è male come domanda per un bambino di sette anni. Gli ho chiesto cosa mai c’entrasse «Il gioco del calcio» con lo «Jus Primae Noctis» e mi ha portato subito un bel mazzo di carte, che fanno parte del gioco. Una specie di imprevisti e di probabilità genere «Monopoli». «Il gioco del ca... lcio» con tanto di puntini di sospensione ammiccanti, vagamente volgari, del tipo dico e non dico, è un formidabile gioco da tavolo, vendutissimo in tutti i negozi di giocattoli, prodotto dalla «Giochi Preziosi». Il proprietario della «Giochi Preziosi», Enrico Preziosi, è l'ideatore del gioco ma è anche il presidente del Genoa. Attraverso un tabellone, i giocatori devono fingersi presidenti di una società di calcio, e tirando i dadi debbono vincere lo scudetto. Soltanto che il tutto è regolato da duecento carte che rappresentano imprevisti e penalità.
In queste duecento carte c'è lo spaccato più paradossale, deteriore e ridicolo di questo paese. Non servono a comprare giocatori, o a fare schemi di gioco. Le carte si usano per un fine alto e assai praticato: corrompere, pagare gli arbitri, nascondere abusi, cancellare risultati sfavorevoli, divertirsi con le veline, inanellare strafalcioni grammaticali, comprare Porsche, Mercedes e Ferrari, menare i calciatori delle squadre avversarie, doparsi e far sparire le provette delle analisi.
Pagando con denaro sonante. Ho letto la carta che mio figlio aveva pescato senza capirne il significato. Dice: «Alcuni vostri giocatori chiedono di poter portare mogli e fidanzate in trasferta. Glielo concedi, poi ripristini lo Jus Primae Noctis». Gli ho spiegato che lo «Jus Primae Noctis» è una leggenda che si tramanda dal medioevo ma che non è mai esistito. Ma cercando di spiegarglielo mi sono accorto che sfondavo una porta aperta. Perché «Il gioco del calcio» della Giochi Preziosi, è una perfetta radiografia di questo paese, in versione gioco da tavolo. Mi sono seduto al tavolo con i miei figli, e ho giocato una partita. In meno di un'ora sono riuscito a commettere qualunque tipo di irregolarità, e come in una patetica commedia degli anni Sessanta, ho messo sul piatto tutto il denaro che potevo per raggirare, dire una cosa e pensarne un'altra, truccare partite, arrivando a una media inglese invidiabile.
Pugni, provette e «testoni»
Ho cominciato pagando 150 «testoni» (questa è la moneta del gioco) perché i miei giocatori sono «Risultati positivi all'antidoping. Resteranno fermi per 2 giornate per accertamenti. Oppure (con 150 testoni per ogni giocatore) andranno persi i prelievi campione e tutti tornano in campo». Tanto per spiegare a Guariniello come si sta al mondo. Poi nel bel mezzo di un derby ho pescato una carta che diceva: «Al termine di una partita un tuo giocatore colpisce con un pugno un avversario. Tu lo nomini addetto alle pubbliche relazioni. Ti costa 100 testoni». Ho pagato un manesco addetto alle pubbliche relazioni. Tutto normale, naturalmente, come nella realtà. Mi sono preso una sponsorizzazione a peso d'oro perché «Dopo che l'ennesimo scandalo a luci rosse investe la vostra squadra, una azienda di profilattici decide di sponsorizzarvi: 100 testoni per ogni giocatore». Sono stato denunciato per calunnia (ma è poca cosa, me la caverò) perché: «Pensando di non essere in onda durante una trasmissione sportiva fai degli apprezzamenti sulle abitudini sessuali delle mogli di alcuni presidenti. Vieni denunciato per calunnie. Multa di 300 testoni».
La palla quadrata
Sono entrato in un mondo che sembrava alla fine più vero di tutti. Mi sono passati davanti tutte le trasmissioni spazzatura sul calcio ho ripassato le love story estive di calciatori e veline, i presidenti rissosi, gli arbitri che fischiano poco o troppo. Ma soprattutto ho capito il messaggio profondo e autentico. Basta pagare, bastano i soldi, e tutto è possibile. Anche far diventare una palla da rotonda a quadrata. Inutile fare dei moralismi su questo concetto, inutile dire che è un gran bell'esempio per dare una coscienza etica ai nostri figli. Il signor Preziosi fa il presidente di una squadra di calcio, e presentando il gioco dice che è divertente. Allora mi convinco che se stai al gioco devi farlo fino in fondo. Come un James Bond di provincia pesco una carta che mi dice: «Fai trovare una avvenente ragazza in camera ad un arbitro prima della prossima partita e scopri che questo è omosessuale. Giochi con uno svantaggio di -4». Ho perso una partita con l'Inter solo per questo. Mi auguro che ci sia una carta dove posso far trovare un avvenente ragazzo all'arbitro, almeno per recuperare la prossima partita.
Naomi e l’insalatina
Niente, il calcio è molto macho, e certe cose non si fanno. Posso consolarmi con una cenetta con Naomi Campbell, ma solo perché mi accusano di essere razzista: «Vieni accusato di razzismo. Per smentire questa voce portate fuori a cena Naomi Campbell. Ti costa 200 testoni solo per un insalatina». Manca l'apostrofo nell'insalatina, ma è poca cosa. Il razzismo, che è una forma tremenda e preoccupante negli striscioni da stadio degli ultrà di certe squadre, mi torna addosso due giri dopo. E non posso che esibire la mia Porsche di pelle nera per togliere di mezzo ogni dubbio: «Vieni accusato di razzismo. Per smentire questa voce dichiari che la pelle nera ti piace, tanto che hai pure gli interni della Porsche in pelle nera». Il doppio senso, la battuta, l'uso continuo nei testi di punti esclamativi e puntini di sospensione mi rincuora. È un'Italia gridata quella che si riflette nel tabellone e nelle carte lucide di questo gioco. Tutta discoteche, orgette con ragazze bellissime, situazioni alla Boldi e altre amenità. In un incontro a luci rosse a cui partecipa la mia squadra intera (immagino la confusione) quegli ingrati dei giocatori non mi invitano neppure, la domenica successiva non li faccio giocare. Ufficialmente li punisco per il loro comportamento immorale. Nei fatti perché mi hanno escluso.
Non c’è niente da capire...
Per tutto il gioco, eccetto lo «Jus Primae Noctis», ai miei figli non ho dovuto chiarire niente, avevano capito perfettamente come si doveva giocare e di che cosa era fatto quel campionato di calcio. Ma non c'era proprio da stupirsi. D'altronde anche loro avevano regalato Rolex d'oro a più di un arbitro, giustificato assalti ai pullman della squadra avversaria, blandito Galliani, e polemizzato con Roberto Bettega. Ma io stavo per vincere, e mi accorgevo che più corrompevo tutti più aumentava il mio patrimonio in soldi. E i punti in classifica. Qualcosa che non mi era affatto nuovo. Se non fosse stato per quell'ultima carta, che ho sprecato come fossi uno scemo. La carta, intitolata «Dai massaggiatori alle massaggiatrici!», che dice: «Coinvolti in un giro di piacevoli massaggi tutti i tuoi calciatori. Rischiano la squalifica per cinque giornate! Oppure, decidi di coprire la cosa pagando i giornalisti e la Magistratura con 200 testoni per ogni giocatore». Ho detto che no che è un reato gravissimo cercare di corrompere i magistrati, e che di solito si va in prigione. Mio figlio mi ha chiesto perché ho detto «di solito». Ma la sarei cavata anche quella volta, c'era da giurarci, male che andava spostavo il processo a Brescia o a Catanzaro, o mi facevo promulgare qualche legge ad hoc. Alla peggio un decreto. E invece, come fosse un soltanto un gioco e non lo specchio di un paese, mi sono fermato cinque giri. Ho perso il campionato. Per rifarmi ora aspetto una nuova versione del Monopoli. Dove non accumuli solo case e alberghi e terreni, ma apri società alle isole Cayman, fai debiti per miliardi, e truffi i risparmiatori. Ma questa è un'altra storia...
Non si sa se piangere o ridere davanti ai «non è vero», «è una bugia», «è una menzogna», gridati dai berlusconiani afflitti perché le cose vanno proprio male per loro. La povera Concita De Gregorio, una brava giornalista (l’elogio non vorrebbe danneggiarla presso i ministeriali addetti della cultura popolare, tenutari dei libri neri) faceva proprio pena quando a «Primo piano» del Tg3 tentava di far domande all’onorevole Bondi e lui, con l’atteggiamento del bambino cattivo colto sul fatto, negava senza pudore ogni verità documentata.
Negava anche come un adulto in ipnosi, tra ira e disperazione. E lei, paziente, riprovava a dire, a chiarire, a contestare, a smentire, a cercare di far capire l’accaduto ristabilendo un minimo di rapporto umano. Questo è successo a proposito di Telekom Serbia e delle sue vergogne, ma accade a proposito di tutto, economia, finanza, Iraq, imposte e tasse, carovita, scuola, pensioni, Istat e prodotto interno lordo.
E quando il ministro Tremonti fa trasparire la possibilità di cambiare la rovinosa legge sul falso in bilancio e butta là un ironico «udite, udite», perché conosce benissimo i guasti prodotti da quella legge, suscita gli entusiasmi dell’Ulivo: il successo dell’opposizione, la politica ritrovata, il dialogo possibile.
È un gran chiacchierare, nel cortile della Repubblica. Rutelli tira fuori d’improvviso, all’insaputa dei Ds, una vecchia proposta della Margherita sul problema delle carriere dei magistrati, sulla riforma della giustizia. Piace al Polo. Scompagina idee e programmi del centrosinistra. Non si parlano tra loro i leader alleati? Forse non hanno tempo.
In una sola sera li trovi su tre tv diverse e visto che l’ubiquità è da escludere e le trasmissioni sono il più delle volte registrate, significa che il pomeriggio l'hanno dedicato alla visibilità mediatica.
La mattina è dedicata invece alla radio, a scrivere qualche intervento per i giornali, a concedere qualche intervista. E poi c’è da guardare la rassegna stampa. Un vero disastro il tempo che fugge.
Le parole scoppiano, dunque. Giuliano Amato, in un convegno organizzato dalla Cgil, ha detto che «anche noi dobbiamo fare un contratto con gli italiani». Chi farà il Vespa? Qualcuno scelto con sagacia per non spaventare il ceto medio. Un terzista, magari con un piede di qua e la testa di là.
C’è anche Fassino nel cancan delle parole. Il segretario Ds ha commentato l’approdo di Cirino Pomicino al centrosinistra, tramite Mastella, citando la parabola del figliol prodigo. Sorretto dal presidente D’Alema: «Cirino Pomicino fa parte di un fenomeno di massa: il distacco dalla destra, la sfiducia in Berlusconi.
Perciò non trovo un solo motivo per dispiacermi, né per imbarazzarmi». Significa che il centrosinistra acquisirà di certo nuovi voti dalla palude di ’O ministro (libro-inchiesta di Andrea Cinquegrani, Enrico Fierro, Rita Pennarola, pubblicato nel 1991 da Publiprint-la Voce della Campania). Ma quanti voti perderà tra i dispiaciuti e gli imbarazzati, poco tattici che resteranno a casa il giorno delle elezioni?
E poi la Lega che attacca il Papa per le parole in romanesco rivolte ai parroci. Chissà perché.
Non è una prova dell’amato localismo, anche se antagonista, un test da spettacolo di paese che dovrebbe piacere ai leghisti dei dintorni di Bèrghem? Bossi attacca invece l’otto per mille. Non sa bene cos’è. Da ministro della Repubblica è stato favorevole ai provvedimenti clericali del governo in favore della scuola privata e alla legge sulla fecondazione assistita e dovrebbe essere prudente. Non si pretende che abbia letto almeno Chiesa e Stato in Italia negli ultimi cento anni di Arturo Carlo Jemolo, ma qualche nozione sul potere temporale, sulle lacerazioni, conflitti e dolori dei cattolici e dei non cattolici potrebbe pur averla.
Il problema è sempre quello, irrisolto, della classe dirigente italiana. Un sommo banchiere e grande umanista, Raffaele Mattioli, creatore della collana della Ricciardi, fondamentale per nostra cultura, La letteratura italiana. Storia e testi, venduta con profitto l’anno scorso dalla Einaudi di Berlusconi all’Istituto dell’Enciclopedia italiana, fondò nel 1972 l’«Associazione per lo studio della formazione della classe dirigente nell’Italia unita». Il progetto che si proponeva analisi e ricerche restò senza seguito per la orte di Mattioli avvenuta l’anno seguente. Nessuno, dopo, ha pensato di riprendere quell’idea essenziale per la conoscenza di un paese.
Trent’anni fa, Mattioli definiva così la classe dirigente italiana: «È gente che non sa di che cosa parla. Si è appropriata di una serie di slogan e di una terminologia più o meno repellente di cui non capisce il significato. Oggi tutti parlano in modo incomprensibile: quando ti hanno detto quel po’ di balle, se tu gli chiedi che cosa significa, non lo sanno. “Più non dimandare”, è il loro motto. L’ignoranza democratica non è ancora diventata cultura popolare».
Che cosa direbbe oggi il presidente della Banca Commerciale, il grande amico di Benedetto Croce, della politica quotidiana di parole che volano?
Io considero l’avvento di Berlusconi una sciagura nazionale. Proprio quando l’Italia cessava di essere il terreno di scontro, combattuto senza esclusione di colpi fra comunisti e anticomunisti, col sostegno anche finanziario delle due superpotenze, e poteva avviarsi sul cammino della civiltà, si è invece affermata Forza Italia.
Siamo ancora un paese anormale. Tre reti televisive nazionali ufficiali, più due ufficiose, più due giornali, più due case editrici del peso della Mondadori e dell’Einaudi e vasti organismi pubblicitari, danno a chi li controlla, cioè a Berlusconi, un potere enorme di condizionamento dell’opinione pubblica. Lo stesso Berlusconi riconobbe questo fatto e nominò una commissione di tre saggi per trovare un rimedio, ossia il blind trust. Ma un rimedio di quel genere che consiste nell’affidare il proprio patrimonio a fiduciari che lo gestiscono autonomamente e senza informare il titolare, che può essere ipotizzato nel caso di un patrimonio composto da titoli o da beni interscambiabili, non è neppure concepibile nel caso di reti televisive la cui attività è tutt’altro che "cieca". L’Economist, che prima delle elezioni del maggio 2001 dedicò un lungo articolo a Berlusconi, scrisse che «in qualunque paese normale gli elettori - e forse la legge - non avrebbero concesso a Berlusconi l’opportunità di presentarsi alle elezioni senza prima obbligarlo a spogliarsi di molti suoi beni e delle sue vaste attività imprenditoriali». Con l’ascesa al potere di Berlusconi e dei suoi soci la situazione diventa ancora più grave, giacché l’uomo controlla anche le reti televisive pubbliche e in tal modo diventa il monopolista dell’intero sistema televisivo.
Uno storico come Denis Mack Smith, nell’ultimo capitolo della sua Storia d’Italia dal 1961 al 1997, afferma che Berlusconi dopo il 1994 aveva «urgente bisogno di riconquistare il potere politico per conservare il monopolio della televisione commerciale» e per «controllare la magistratura». Fu brutalmente esplicito col giornalista Curzio Maltese il principale collaboratore dell’azienda di Berlusconi, Fedele Confalonieri, quando gli disse: «Io ero contrario che facesse politica senza vendere le sue aziende, come si fa in democrazia. Ma se non l’avesse fatto oggi saremmo sotto un ponte con l’accusa di mafia. Col cavolo che portavamo a casa il proscioglimento per il lodo Mondadori». L’intervista è stata pubblicata da la Repubblica il 25 giugno del 2000 e non è stata mai smentita.
Il giudizio di Mack Smith e l’affermazione di Confalonieri spiegano perché divento nervoso quando mi dicono che la Casa delle libertà rappresenta la destra o il centro-destra: il capo è un ricco personaggio che pensa principalmente alla sua azienda e ai suoi problemi giudiziari. Che diavolo c’entra la destra?
Il riferimento di Confalonieri alla mafia è agghiacciante. Basta leggere il libro L’odore dei soldi di Elio Veltri e Marco Travaglio per valutare, ad esempio, il significato dei rapporti tenuti da Berlusconi con un personaggio che si rivelerà un mafioso acclarato come il celebre "fattore" di Arcore Vittorio Mangano.
Il brano è ripreso da la Repubblica dell'8 dicembre 2005
Sul finire degli Anni Quaranta era già ad Harvard per studiare con Joseph Schumpeter, uno dei pilastri della storia del pensiero economico. In America viveva nello stesso cottage di Gaetano Salvemini, che lì insegnava storia: dal vecchio maestro – raccontò – ho imparato che la chiarezza nello scrivere e nel parlare è lo specchio dell’integrità morale. Conobbe Franco Modigliani, futuro premio Nobel emigrato negli Usa per le leggi razziali: con lui strinse un sodalizio che, come quello con Giorgio Fuà, sarebbe continuato per sempre. Nel 1960, appena quarantenne, frequentò Piero Sraffa, economista amico di Gramsci e Keynes: «Ma quando esce questo libro? Sono anni e anni che lo aspettiamo», gli chiese con un po’ di faccia tosta ma con grande pertinenza. Singolarmente quelle 99 pagine che cambiarono il corso della teoria economica, Produzione di merci a mezzo di merci, di lì a poco – dopo una meditazione trentennale – furono stampate.
Incardinato nella storia del pensiero economico del Novecento Paolo Sylos Labini ne è stato un grande protagonista. Il più cosmopolita degli italiani, in grado di guardare con eguale interesse ed impegno alle meraviglie dell’innovazione d’Oltreoceano e all’orrore della miseria del Terzo mondo. Ed è proprio questa la cifra del suo pensiero e della sua instancabile ricerca: progresso tecnico e sviluppo economico.
Da giovane voleva fare l’ingegnere perché era attratto dalle tecnologie e dalle invenzioni: erano tempi difficili e dovette rinunciare; ripiegò su giurisprudenza, ma la sua tesi di laurea fu già una scelta di campo ben precisa: si intitolava Gli effetti economici delle invenzioni sull’organizzazione industriale. Nel 1956 la sua "opera prima", che John Kenneth Galbraith volle far tradurre negli Usa: Oligopolio e progresso tecnico.
Questa sua passione per l’innovazione tecnologica lo fece considerare un "eretico". «Forse tra cinquant’anni quando sarò appollaiato su una nuvoletta, mi daranno ragione, per ora vengo ritenuto un anomalo, un eterodosso», osservava con divertito rammarico Sylos Labini. Per molti, invece, avrebbe meritato il Nobel.
Paradossalmente, infatti, nell’era segnata dal protagonismo della scienza, dall’informatica alla biotecnologia, la teoria che oggi domina in economia, cioè il "paradigma neoclassico" – da Paul Samuelson, che ha inondato le università di mezzo mondo con tre milioni di copie del suo manuale, a Solow a Robertson – trascura il progresso tecnico. Non considera che le innovazioni entrano inevitabilmente e progressivamente nella vita delle imprese e riducono i costi. Non è un aspetto marginale perché, se non si punta sulla ricerca e sulle nuove tecnologie, l’unica strada per ridurre i costi resta quella di tagliare i salari o licenziare.
Invece per Sylos Labini le innovazioni contano. Eccome! Anzi il «"cuore" dell’economia», «l’Amleto», «il principale personaggio del dramma» è la produttività del lavoro che delle innovazioni è il risultato. Se si guardano le cose da questo punto di vista la prospettiva muta radicalmente, l’economia cessa di essere un esercizio astratto e si manifesta in un concreto umanesimo. Così la produttività diventa la radice della politica dei redditi che, sul finire degli Anni Sessanta, l’economista scomparso illustrò nel celebre Salari, inflazione, produttività, scritto come sempre per Laterza. La tesi è che i salari devono aumentare proporzionalmente alla produttività, con l’effetto di far crescere la domanda e di contenere il costo del lavoro. Il che, notava Sylos Labini, conviene a imprenditori ed operai.
Lo avevano ben capito gli economisti classici, che vissero tra la fine del Settecento e l’Ottocento, agli albori della rivoluzione industriale. Lo aveva capito soprattutto Adam Smith («Lo considero un mio amico», indugiava Sylos Labini) ma ne era consapevole anche David Ricardo. Sulla base delle analisi dei classici, in una sorta di nuova sintesi, Sylos Labini aveva costruito la propria equazione della produttività, basata su divisione del lavoro e nuove macchine. Con i piedi nel passato e lo sguardo rivolto al futuro.
Per andare dove? L’obiettivo è lo stesso per cui Smith aveva scritto la Ricchezza delle nazioni: sradicare la miseria e accrescere lo sviluppo civile. Qui il messaggio si fa nitido ai più ed emerge il punto di contatto con gli illuministi milanesi e la loro percezione dell’economia come "incivilimento", e poi con Carlo Cattaneo. Un itinerario che incrocia l’insegnamento di Ernesto Rossi e sul quale Paolo Sylos Labini ha sviluppato la sua testimonianza etica e scientifica.
INDICE
Nota introduttiva
Scheda 1 – Una strategia europea per l’ambiente
Scheda 2 – Fiscalità ecologica
Scheda 3 – Protocollo di Kyoto e efficienza energetica
Scheda 4 – Nuova governance ambientale
Scheda 5 – L’innovazione ecologica dell’industria
Scheda 6 – Pianificazione urbanistica sostenibile e governo integrato del territorio
Scheda 7 – Riassetto idrogeologico
Scheda 8 – Mobilità ecoefficiente
Scheda 9 – Valorizzazione del patrimonio naturale
Scheda 10 – Gestione dei rifiuti
Scheda 11 – Gestione dell’acqua
Scheda 12 – Salute e sicurezza nel lavoro
Scheda 13 – Una intesa di sostenibilità per il bacino del Po
Nota introduttiva
Per la redazione di alcune schede ci siamo avvalsi, in particolare, delle elaborazioni congressuali di Sinistra Ecologista.
L’insieme delle schede non esaurisce, ovviamente, il tema della modernizzazione ecologica della nostra economia. E’ solo un primo e provvisorio elenco delle priorità di un programma di governo che abbia al centro l’idea di uno sviluppo sostenibile.
Gli obiettivi, gli strumenti e le azioni indicate nelle schede convergono su un punto fondamentale: l’incremento della produttività delle risorse (umane, ambientali, organizzative) è il fattore decisivo di un’economia più dinamica e competitiva, capace di generare investimenti, lavoro e reddito.
Questo assunto è assai chiaro nei cruciali settori dell’energia e dei servizi a rete. Quando, ad esempio, parliamo di risparmio energetico, non intendiamo soltanto che bisogna usare meno energia, ma usarla in modo più efficiente – cioè produrre più lavoro, più beni e più ricchezza per ogni chilowattora consumato. In termini più generali, il risparmio – ovvero la riduzione degli sprechi e delle rendite – non è tanto una questione di moralità e di etica, quanto una condizione indispensabile per rilanciare la crescita e innalzare il livello del benessere collettivo in un contesto che non può fare a meno della dimensione europea: è questo il messaggio principale che si può evincere dalle schede. L’attuazione del Protocollo di Kyoto, in questa prospettiva, è per l’Italia non semplicemente un vincolo impegnativo, ma una opportunità di innovazione del sistema produttivo, associata alla valorizzazione del patrimonio culturale e naturale del Paese, delle sue città e dei suoi territori.
L’idea dello sviluppo sostenibile, infine, poggia su due gambe, a cui le schede rivolgono una significativa attenzione.
La prima è quella della fiscalità ecologica. La fiscalità è beninteso una, e quella ecologica non è aggiuntiva. La fiscalità è ecologica o meno in relazione alle tariffe dell’energia e dei trasporti pubblici, al prezzo dell’acqua, alle accise sui carburanti, al pricing dei parcheggi, al regime dell’Ici, e così via. In altre parole, non si tratta di introdurre qualche altro capitolo nel carico fiscale, ma di riarticolarlo incentivando gli investimenti nella qualità ambientale e nelle tecnologie pulite.
La seconda gamba è costituita da una coraggiosa riorganizzazione istituzionale che attribuisca alla mano pubblica una reale capacità di programmazione strategica (a partire dalla questione dell’energia), ponendo fine alla confusione di ruoli, interessi, linguaggi oggi esistente nelle diverse responsabilità di governo.
SCHEDA 6 - Pianificazione urbanistica sostenibile e governo integrato del territorio
Primo punto
Le nostre città sono un insieme straordinario di opportunità e di contraddizioni, in vario modo presenti nelle grandi concentrazioni metropolitane, come nei centri di piccole e medie dimensioni. I problemi che le attraversano hanno significativi punti comuni e impongono di realizzare finalmente una politica nazionale per le città e per i loro territori. L’enorme espansione degli insediamenti si è addensata nelle pianure e negli stretti corridoi costieri, è stata funestata dalla speculazione edilizia, dall’abusivismo, dall’uso irrazionale del territorio, dall’urbanizzazione forzata, che hanno prodotto quartieri privi di servizi e di vivibilità, situazioni di esposizione al rischio idrogeologico e industriale. Traffico e mobilità congestionata, inquinamento atmosferico e acustico, rendita immobiliare fuori controllo, aumento del costo delle abitazioni, disagio sociale sono tra i principali problemi che tante città condividono. La ristrutturazione industriale ha lasciato ampie aree disponibili, spesso contaminate, il cui risanamento e recupero possono diventare un’occasione per migliorare la qualità dell’ecosistema urbano e sostenere l’economia delle città. Lo stesso capitale fisico, costituito da ingenti patrimoni immobiliari pubblici e privati, può essere utilmente messo in gioco, per rigenerare investimenti e attività economiche, per rispondere alle urgenze di qualità sociale, per impedire un ulteriore scivolamento dell’economia verso la rendita e la speculazione fondiaria, per adeguare le infrastrutture ambientali urbane. La qualità sociale e ambientale dello sviluppo urbano, il rilancio della funzione propulsiva delle città nell’economia, nella cultura e nella coesione sociale del Paese, implicano la piena assunzione di strategie integrate per lo sviluppo sostenibile dei contesti urbani. Oltre il 70% della popolazione europea vive in città; sarà l’80% entro i prossimi 15 anni. Anche per l’Unione Europea assume quindi crescente importanza l’implementazione di politiche di sostenibilità attraverso azioni di Integrazione della dimensione ambientale nell’ambiente urbano, come indicato nella Decisione del 2001 del Parlamento e del Consiglio, relativa alla definizione di un quadro comunitario di cooperazione. La comunicazione: Verso una strategia tematica sull’ambiente urbano (COM 2004/60) e il lavoro successivo ancora in corso, preludono ad un prossimo provvedimento comunitario per il complessivo miglioramento dell’ambiente urbano. Nella comunicazione viene fatto esplicito riferimento ai problemi dello sviluppo insediativo, alle caratteristiche della pianificazione urbanistica e ai suoi obiettivi.
Secondo punto
La pianificazione urbanistica è quindi uno degli strumenti essenziali per realizzare obiettivi di qualità sociale e ambientale delle città, nel quadro di politiche e azioni di governo integrato del territorio, improntate a realizzare la sostenibilità dello sviluppo. L’uso del suolo ha conseguenze molteplici sugli ecosistemi e sulle scelte di sviluppo socio-economico locale ed è una componente strategica di ogni politica di sostenibilità, condiziona l’attività edilizia, uno dei principali settori industriali del Paese. Non è più proponibile una separazione tra attività tese prevalentemente alla trasformazione urbanistica e un’altra volta a contenere gli impatti delle attività antropiche e a ripararne i danni spesso evitabili, a proteggere beni collettivi, talvolta privi di una specifica tutela giuridica. L’assunzione del principio di sostenibilità e la sua attuazione pratica consente di superare la dicotomia tra tutela e trasformazione, che debbono concorrere insieme a produrre maggiore qualità urbana, sociale e ambientale. Le concezioni e le prassi, effettivamente in contrasto con la prospettiva di sviluppo sostenibile, sono quelle che determinano pianificazione incrementale e speculativa e la scelta degenerativa dei condoni, prassi seguita dai governi di centrodestra. La dispersione degli insediamenti residenziali e produttivi su vaste aree che superano i confini amministrativi dei comuni, la mobilità e la logistica delle merci, il mantenimento delle risorse naturali necessarie alla vita della città, impongono di collegare, anche sul piano normativo, la trasformazione urbanistica al governo integrato del territorio, che non coincide con la sola attività di pianificazione territoriale o urbanistica. Gli strumenti di piano sono tuttavia la condizione per stabilire obiettivi, opportunità, regole sull’uso del suolo, per questo devono essere definiti in modo partecipato coi cittadini. La connessione tra pianificazione urbanistica e ambientale, nella prospettiva dello sviluppo sostenibile, si struttura con l’adozione di politiche maturate in percorsi partecipati autentici e con l’integrazione tra le norme nazionali e regionali, generali e di settore, innovando profondamente metodi e contenuti dell’intervento statale.
Terzo punto
Gli obiettivi proposti dal 5° Aalborg commitment, Pianificazione e progettazione urbana, costituiscono un importante punto di riferimento programmatico:
- rivitalizzare e riqualificare aree abbandonate o svantaggiate;
- prevenire una espansione urbana incontrollata, ottenendo densità urbane appropriate e dando precedenza alla riqualificazione del patrimonio edilizio esistente;
- assicurare una miscela di destinazioni d’uso, con un buon equilibrio di uffici, abitazioni e servizi, dando priorità all’uso residenziale nei centri città;
- garantire una adeguata tutela, restauro e uso/riuso del nostro patrimonio culturale;
- applicare i principi per una progettazione e una costruzione sostenibili, promovendo progetti architettonici e tecnologie edilizie di alta qualità;
Si tratta di impegni che implicano strumenti appropriati e coerenti. Il tentativo del governo di centrodestra di rendere per legge più flessibili e discrezionali le regole, verso una urbanistica contrattata e quasi privatizzata, funestata dai condoni, nasconde il vero nodo: la finalizzazione delle regole. Le regole da sole non producono alta o scarsa qualità urbana. Accanto alle regole servono chiari principi, indirizzi politici e una governance all’altezza della sfida dello sviluppo sostenibile.
E’ inoltre necessario mettere mano, finalizzandoli alle strategie di governo integrato del territorio, alla fiscalità locale e statale e agli oneri parafiscali, connessi agli immobili, alla trasformazione urbanistica e ai servizi ambientali. In particolare il regime dell’ICI e degli oneri di urbanizzazione deve essere riformato e integrato con misure e articolazioni che favoriscano permanentemente il riuso del territorio, la ristrutturazione dell’esistente e penalizzino l’abusivismo, anche per via fiscale, assicurando entrate distribuite equamente sul territorio, anche tra più comuni, spezzando il legame meccanico tra profitti e rendite immobiliari ed entrate ordinarie dei comuni, che può indurre a favorire l’espansione speculativa degli insediamenti.
L’attuazione del nuovo Titolo V della Costituzione implica l’approvazione di una nuova normativa quadro nazionale a sostegno della legislazione regionale più avanzata e delle innovazioni prodotte da città e province nell’azione pianificatoria. La legge quadro deve tra l’altro affrontare:
- le relazioni tra governo del territorio e trasformazioni urbanistiche;
- l’integrazione formale delle norme nazionali di settore e delle funzioni dello Stato, regolandole in relazione alle nuove prerogative costituzionali delle Regioni;
- la riforma del regime dei suoli, con riferimento alla regolazione dei diritti di trasformazione e dei beni collettivi e dell’esproprio;
- il fondamento giuridico dei meccanismi negoziali introdotti nelle norme regionali e di piano locale (perequazione, compensazione), finalizzandoli anche al perseguimento della qualità sociale e ambientale dell’insediamento;
- il regime fiscale e parafiscale locale e statale degli immobili.
Una politica nazionale per le città e la pianificazione sostenibile, inserita in strategie di governo integrato del territorio deve inoltre sostenere:
- le norme regionali volte all’integrazione tra pianificazione urbanistica, territoriale e ambientale, favorendo il superamento della frammentazione tra competenze, soggetti e procedure;
- l’adozione, negli strumenti regionali e provinciali, di ambiti di pianificazione di area vasta, sovracomunale o infraregionale, necessari alla verifica degli effetti delle previsioni insediative e infrastrutturali, dei singoli comuni, favorendo la cooperazione e la co-pianificazione;
- una diversa regolazione delle ricadute sul territorio dei programmi e degli interventi dello Stato e delle Regioni;
- l’applicazione delle procedure di valutazione di impatto ambientale e sociale dei piani e dei programmi e la valutazione di impatto ambientale dei singoli progetti ove prevista, adottando il metodo del bilancio ambientale dell’intervento, anche finalizzato a incentivare la qualità edilizia, energetica e tipologica degli interventi;
- la qualità sociale dello sviluppo urbano, indicando strumenti idonei a integrare, nei piani urbanistici, le previsioni relative alla dotazione e all’organizzazione dei servizi, finalizzate alla coesione sociale e all’inclusione;
- la predisposizione, come strumento di piano, della carta delle vocazioni storico-ambientali e del paesaggio, a integrazione dalla specifica strumentazione di tutela, ove presente, e a promozione della qualità del progetto di trasformazione anche sul piano delle identità territoriali e della valorizzazione socio-economica del patrimonio storico-ambientale;
- l’architettura contemporanea di qualità, il recupero e l’accessibilità dello spazio pubblico urbano;