Comincia a prendere forma, in Zona Caab, il processo di cementificazione che cambierà il volto della parte più estrema del Quartiere San Donato. Mentre è ancora solo sulla carta il progetto di edificazione della nuova moschea in via Fiorini, e unicamente negli auspici dei costruttori la realizzazione di una nuova Romilia,
il Parco delle Stelle che il patron della Fortitudo, Gilberto Sacrati, vorrebbe tirare su dalle parti di via del Piratino, le gru della reggiana Unieco lavorano alacremente, affianco al parco commerciale Meraville, per completare quello che diventerà il Business Park, ovvero la nuova zona direzionale e per gli uffici della città. Un'operazione in linea con il Piano strutturale comunale, che lì esclude la realizzazione di residenze e villette.
| arch. Braccaloni |
Ieri dunque è stato presentato il primo acquirente dei dieci palazzi che completeranno il Business Park: sono le Banche di credito cooperativo (Bcc), che sposteranno qui la sede della loro associazione regionale che attualmente si trova in via Calzoni. Il terreno dove sta sorgendo il Business center è di proprietà della società Città Scambi, ovvero della Seci (del gruppo Maccaferri) e della Galotti, di proprietà della famiglia Marchesini: fu acquisito, diversi anni fa, quando l’allora presidente del Caab, Aljs Vignudelli, decise di mettere in vendita alcuni terreni di proprietà del Centro agroalimentare per ripianare i debiti dell’ente.
Ora si vedono, in concreto, i frutti di quella operazione immobiliare: affianco al Meraville (anch’esso sorge su terreni ex Caabacquisiti da Maccaferri e dai Marchesini) stanno crescendo giorno dopo giorno i palazzi che, negli auspici di chi li vende, dovrebbero attirare tutto il terziario bolognese. In totale si parla di dieci edifici, tutti, assicurano Seci e Galotti, in linea con le ultime norme sul risparmio energetico. I primi quattro palazzi sono in avanzata fase di realizzazione (tra questi quello acquistato dalla Federazione delle Bcc al costo di 30 milioni di euro). Per altri quattro è stata presentatadomandadi autorizzazione agli uffici comunali.
| Arch. Braccaloni |
I dieci edifici copriranno, assieme a un laghetto, strade, piste ciclabili e parco, una superficie di 40mila metri quadrati. In futuro l’area sarà raggiungibile dal metrò, in tempi brevi, almeno negli auspici dei costruttori, visto che al momento c’è a malapena una linea di bus a servire quella zona.
Il tutto, burocrazia e mercato degli uffici in stallo permettendo, dovrebbe essere ultimato in poco più di quattro anni. Ignoto il prezzo di vendita al metro quadro, sarà frutto di contrattazione "ad personam",dice Giuliano Montagnini, Addel gruppo Seci, così come non è ancora chiaro di quali servizi potranno usufruire i dipendenti delle aziende che dovessero trasferire la loro sede nel Business Park. Tabaccherie, uffici postali, ambulatori, asili? «Il palazzo che sarà posto all’ingresso dell’area, e che fa parte del secondo stralcio del progetto (quello che attende ancora le autorizzazioni del Comune, ndr), sarà dedicato ai servizi, come bar o ristoranti. E comunque – replica Montanini - si potrà usufruire del Meraville, dove già ci sono servizi di ristorazione. Per quel che riguarda invece i servizipiù focalizzati sulle esigenze delle aziende, valuteremo se sarà il caso di accentrarli in un’unica sede, decideremo dopo la prima fase di commercializzazione».
Sur un thème d’actualité (urban sprawl ou étalement urbain) pour la recherche urbaine en raison de la dynamique de ce phénomène que connaissent de nombreuses villes, métropoles et mégapoles dans le monde, cet ouvrage collectif se veut un argumentaire scientifique en faveur de la planification urbaine. Tout en étant centré sur l’expérience italienne, il présente l’avantage de mettre en perspective différentes villes du pays tout en soulignant qu’il n’y a pas un modèle de ville en soi ayant réussi à lutter contre le sprawl mais qu’il revient aux acteurs publics et privés de se préoccuper sérieusement de cette dilution de l’urbain. Après une introduction d’Edoardo Salzano posant de manière explicite la thèse de l’ouvrage soit la reconnaissance des conséquences néfastes de l’étalement urbain et les remèdes suceptibles d’y parvenir, la première partie principalement descriptive rend compte de l’émergence de la ville diffuse. Il est ainsi question d’ « anarchie urbaine ». Tout en précisant que l’Italie ne dispose pas encore d’un observatoire central sur la consommation urbaine du sol (au détriment du paysage rural ou encore de la forêt), certaines régions de l’Italie comme l’Emilie-Romagne fait le constat suivant : la croissance du territoire urbain fut de l’ordre de 73% entre 1976 et 1994 et de 52% pour la décennie 1994-2003. Pour les trente dernières années, la croissance a donc été de l’ordre de 163%, ce qui revient à dire qu’une nouvelle région et demie se serait ainsi construite au fil du temps. La deuxième partie est plus normative comme l’indique clairement le premier chapitre (rédigé par Maria Cristina Gibelli) sur les coûts collectifs de la dispersion urbaine et sur les outils de la planification en mesure de les anticiper et de les prévenir. L’analyse s’appuie ici encore sur des exemples de ville italiennes mais fait également référence aux travaux européens (essentiellement français) et américains, comme l’indique la bibliographie. A la fin de l’ouvrage, l’annexe inclut la proposition de loi (2006) de l’association Eddyburg militant contre l’étalement urbain. Celle-ci dispose d’un site sur internet (www.eddyburg.it) qui accueille 100.000 visiteurs par mois.
L’intérêt de cet ouvrage est multiple. L’analyse explique l’étalement urbain des trois dernières décennies par l’absence de toute loi nationale encadrant l’urbanisation (en dehors de celle datant de 1942) pendant que les régions et les communes bénéficient d’une grande autonomie pour délivrer des permis de construire. Les auteurs déplorent une situation générale de « laisser-faire » à l’image de ce qui se passe dans la région lombarde ou encore celle de Rome où le paysage rural disparaît au profit notamment de lotissements de maisons individuelles. Comme l’indique Piero Cavalcoli, seule la province de Bologne a réussi àmaîtriser ce phénomène en raison d’une stratégie fondée sur le polycentrisme et le principe de la « diffusion concentrée ». Cette même région est d’ailleurs en train de faire l’expérience de l’intercommunalité et de mettre en œuvre le principe de la « compensation territoriale » entre municipalités concernées.
La spécificité de l’ouvrage collectif Gibelli/Salzano réside toutefois moins dans le simple constat de l’étalement urbain, un phénomène que connaissent de nombreux pays, que dans le positionnement explicite en faveur d’une relance de la planification et d’une action publique pour le territoire afin d’y remédier. Cette posture est critiquée par des élus locaux, des professionnels voire même des chercheurs remettant en cause toute idée d’intervention de l’autorité publique afin de ne pas perturber la dynamique immobilière. Toutefois il rejoint en fait les préoccupations croissantes d’individus et de groupes d’individus qui tentent désormais de s’organiser au niveau local. L’exemple fréquemment donné est celui du conflit entre promoteurs et habitants au sujet de la construction de pavillons dans le Val d’Orcia en Toscanie. Les habitants souhaitent protéger le bourg historique de Monticchiello et leur action est désormais relatée par les médias et les quotidiens qui dénoncent la faiblesse de l’Etat ainsi que l’inertie des régions et des communes alors qu’elles peuvent facilement avoir recours aux outils de la planification spatiale. Tout lecteur appréciera également la capacité des auteurs (urbanistes et chercheurs) à se doter d’une perspective historique. Pour eux, le sprawl (expression favorite des chercheurs et médias anglo-américains) présente non seulement une sérieuse menace pour le patrimoine urbain et rural mais il remet en cause les fondements même de l’histoire de la ville en Italie et en Europe. Aussi ils laissent entendre que si l’urbanisation « de faible intensité » s’inscrit dans la continuité de l’expérience urbaine de certains pays (comme les Etats-Unis), ce n’est en aucun cas celle de l’Italie. Cette référence faite à la dimension historique -alors que généralement les chercheurs et urbanistes de ce début de 21e siècle ont du mal à concilier technique et histoire, converge avec les idées défendues dans l’ouvrage collectif La ville insoutenable[1] où figure également un article de Maria Cristina Gibelli.
No sprawl est d’abord un ouvrage recommandé à tous ceux qui s’interrogent sur la viabilité à moyen terme de l’étalement urbain mais il intéresse aussi tous ceux qui continuent de douter de la pertinence de l’intervention publique dans la gestion spatiale des villes et des campagnes alors que par ailleurs la question du Développement Durable s’inscrit progressivement dans les mentalités.
[1] .A. Berque, Ph. Bonnin et C. Ghorra-Gobin (ed.) La ville insoutenable, Paris, Belin, 2006.
Il problema dell’area urbana milanese è la mancanza di programmazione e pianificazione: sono state consentite le più spericolate iniziative immobiliari e si sta ipotecando gravemente il futuro della città. Per contrastare lo strapotere politico e amministrativo di Milano, dovremmo moltiplicare gli sforzi verso la formazione di un’area metropolitana fortemente radicata come istituzione. Fabbisogno di abitazioni, case popolari per italiani e stranieri in quartieri integrati e accoglienti, rilancio di una Milano produttiva (innovazione, scienza e cultura), cura per l’ambiente: questa è l’agenda politica da porsi. Nell’assenza di tutto ciò si materializza la candidatura per l’Expo 2015. La tentazione di rispondere “no” è forte, per la paura, fondata, di trovarsi in un meccanismo in cui dinamiche finanziarie, soggetti attuatori e destino dell’area dopo l’esposizione siano poco chiari.
Ma l’ipotesi di una vittoria di Milano ha il suo fascino, nella speranza di migliorare la qualità della metropoli. Preferisco quindi avanzare proposte concrete per modificare, orientare e in qualche caso capovolgere l’ipotesi di partenza di Expo 2015. Le aree interessate dovranno comprendere anche proprietà del Comune per partecipare con forza alla definizione di obiettivi e trasformazioni. La destinazione post-Expo dovrà essere chiaramente orientata a sviluppare residenze per giovani coppie, studenti e cittadini stranieri. Va diminuita la prevista quantità di capannoni usa e getta e quelli temporanei non dovranno contribuire ad intasare discariche ed inceneritori. Va aumentata la quantità di aree verdi ed invece della faraonica proposta di una nuova via d’acqua si pensi ad interventi di recupero dei tracciati storici della Martesana e della Cerchia. L’ennesimo grattacielo proposto come dono al Comune (a cosa servirà dopo l’Expo?) sia sostituito con interventi per la ricerca scientifica. L’area prescelta, ritagliata tra le infrastrutture, merita almeno di essere assistita da interventi di ricucitura della trama urbana come ponti verdi, superamenti delle barriere, percorsi pedonali, ciclabili...Non possiamo essere certi di riuscire a modificare radicalmente l’impianto ma un buon primo passo sarebbe evitare i poteri speciali di Commissario al sindaco.
Un’ultima considerazione: in Provincia giace, dimenticato, il Piano Territoriale di Coordinamento Provinciale. E se fosse quest’ultimo a proporre coerenze e fattibilità dell’Expo 2015 nell’ambito della pianificazione di scala vasta, suggerendo anche il destino dell’area nel caso in cui vinca Smirne? L’Expo si realizzerà su un’area agricola su cui, come su tutte le altre con questa destinazione, una parola importante spetta proprio alla Provincia di Milano.
(Antonello Boatti, architetto, Sinistra Democratica)
postilla
A proposito dell’ultima considerazione, che a ben vedere rappresenterebbe in qualunque contesto da paese civile un’ovvietà e un presupposto irrinunciabile, forse va osservato l’orientamento prevalente provinciale in termini di pianificazione territoriale, così come emerso dalla recente vicenda del Cerba, ovvero di proporre - anche se molto meno sfacciatamente – anche a scala metropolitana un modello non dissimile da quello urbano milanese, secondo cui il tutto si costruisce con la pura e semplice somma delle parti, e dove gli interessi “grandi” (a volte verniciati di generalità) prevalgono su quelli collettivi, di lungo periodo, a volte anche dell’ambiente. Si spera che quella del centro ricerche rappresenti una vicenda unica e circoscritta, ma si teme ahimè che non sia, non possa essere così. Il contesto, come dimostra anche il recentissimo caso di “ emendamento Boni”, non appare favorevole all’approccio ragionevolissimo e di rilancio in positivo proposto da Antonello Boatti. Naturalmente con la costante speranza di essere smentiti. Sul medesimo tema Expo, si vedano qui anche gli interventi di Giuseppe Natale e Marco Cipriano (f.b.)
L’Unità, Bologna, 7 dicembre 2007
Sabiem, i costruttori contro Merola
Adriana Comaschi
La crisi Sabiem apre un nuovo, pesante scontro tra costruttori e amministrazione comunale. Uno scontro che passa per il ruolo giocato suo malgrado nella vicenda da Giancarlo Raggi, vicepresidente del Collegio costruttori di Bologna che nel 2005 ha acquistato da Roberto Fochi la proprietà dell’area su cui insiste la fonderia, dietro l’ospedale Maggiore.
La nuova scintilla si accende ieri, dopo la riunione convocata dal prefetto sulla situazione Sabiem. L’assessore all’Urbanistica Virginio Merola fa capire che il dado è tratto: «A questo punto, venute meno le condizioni dell’accordo di programma del 2005 sulla valorizzazione dell’area, la nostra intenzione è di inserirla nel Psc come zona a usi produttivi e non più a destinazione residenziale». Non c’è motivo di fare diversamente, spiega Merola in prefettura: «L’intento dell’azienda a procedere a un’operazione strettamente immobiliare fa cadere i presupposti di interesse pubblico che erano alla base degli accordi tra le istituzioni e disattende ogni impegno su delocalizzazione e livelli occupazionali». Insomma visto che queste ultime due condizioni non sono state rispettate, viene meno anche quella in capo a palazzo d’Accursio, il cambio di destinazione d’uso da produttiva a residenziale.
La marcia indietro stando alle carte è inappuntabile. «L’accordo di programma è stato sottoscritto nel 2005 - ricorda Merola- . Da allora Fochi non ci ha mai inviato i documenti necessari all’avvio dell’iter». Non solo: anche se la delocalizzazione non avanza già nel dicembre 2005 Fochi vende i terreni di via Emilia Ponente a tre imprese edili tra cui quella di Raggi (le altre sono di Imola e Rimini). Il commento di Merola è pesante: «Lì c’è stata una doppia beffa, gli acquirenti hanno comprato un’area su cui sono venute meno le condizioni per la valorizzazione. Fochi - sintetizza - se l’è venduta come residenziale. Ma non è così». Quello che Merola non dice è che la nuova proprietà gli ha già scritto lanciando un allarme: senza la possibilità di costruire case gli investimenti fatti per l’acquisto rischiano di trasformarsi in perdita. A chi gli chiede che margini di manovra abbia Raggi, l’assessore replica che «può chiedere il risarcimento danni a Fochi».
Il ragionamento non piace al direttore del collegio costruttori Carmine Preziosi. Che ci tiene a distinguere i livelli, «certo il problema principale ora è di sbloccare la delocalizzazione e far ripartire l’attività delle fonderie». Detto questo, «la pianificazione urbanistica non si può fare per nomi e cognomi. E se le istituzioni pensano che bloccando la valorizzazione danneggeranno Fochi non è così». Poco importa insomma quello che ha fatto Fochi, e che siano venute formalmente meno le condizioni per la valorizzazione: per Preziosi il dato di fatto è che se si mette l’area a usi produttivi a risentirne sarà «una fetta centrale» della città. «Il Comune ha un atteggiamento sbagliato. Merola prima di usare toni muscolari dovrebbe riflettere - è il monito di Preziosi -: qual è il vero interesse di quell’area? Gli usi produttivi sono veramente adatti a una zona residenziale a ridosso dell’ospedale? O non sarebbe meglio - puntare sulla residenza per dare nuovo impulso anche alle attività commerciali?».
La Repubblica, 8 dicembre 2007
Scoppia la guerra del mattone
di Luciano Nigro
«Purtroppo abbiamo una classe imprenditoriale impreparata sulla riqualificazione urbana. Chiedono solo terreni vergini da valorizzare, ma non colgono le enormi possibilità che il piano strutturale offre: all´ex Mercato, nelle aree industriali della Bolognina, al Lazzaretto e sulle aree ferroviarie e militari. A questi sembrano interessare solo le aree agricole». È più di uno sfogo quello che si lascia scappare l´assessore all´Urbanistica Virginio Merola dopo aver illustrato il piano che porterà ad aprire i cantieri all´ex Casaralta e alla ex Sasib. «Se andiamo avanti con progetti su aree improbabili come è il piano di Sacrati al Caab o come era quello di Romilia - sbotta - finirà che i nostri imprenditori perderanno tutti i treni, come è successo per all´ex Mercato dove Carisbo ha messo all´asta un´area da 80 milioni e ha vinto un gruppo di Verona. O come in via Fioravanti dove nella gara per costruire 300 alloggi ai primi posti si sono piazzate aziende di fuori Bologna».
Che fa, assessore Merola, torna alla carica contro gli imprenditori che non presentano progetti? Ma se ne spunta uno al giorno e viene bocciato. «Spuntano progetti su aree verdi. Come il palasport di Sacrati. E le case attorno di un consorzio di proprietari. La cosa sconcertante è che non si vedono proposte dove il piano regolatore offre opportunità a non finire» si accalora il responsabile dell´urbanistica estraendo una cartella dai documenti. «Ecco, questi sono i cantieri aperti in città. Ci sono 270 alloggi al mercato...». Tar permettendo, assessore. «Concesso. Ma poi c´è la nuova sede degli uffici comunali, il comparto del Lazzaretto che è una mezza città». Opere della giunta precedente, Merola. «Già. E la nuova stazione di Bologna? Le aree ferroviarie, che sono immense, l´intero comparto della Bolognina, con Casaralta, Sasib, Cevolani che strappiamo al degrado? E la manifattura Tabacchi e presto le aree militari? E il Villaggio del fanciullo, il comparto di via Larga, il people mover già bandito? Se ci sono idee per queste aree, sono benvenuti. Certo, è più rischioso e difficile che chiedere di costruire case attorno un palazzetto su terreni vergini. Per noi la riqualificazione è la priorità. Assoluta. Questo diranno i piani di costruzione quinquennali, una vota approvato il piano strutturale». Lei pensa che il fiorire di progetti oggi sia una sorta di assalto alla diligenza del piano regolatore? «Avvicinandosi l´approvazione del piano strutturale (Psc) crescono le pressioni- accusa Merola - Il problema sono le priorità». Da dove si partirà, una volta approvato il Psc? «Il piano attuativo dei primi cinque anni prevederà le aree della Bolognina, il Lazzaretto, l´ex mercato, una parte delle aree ferroviarie. Il secondo la nuova edilizia sociale al Savena-San Vitale, il distretto giovanile da 20 mila metri quadrati, le caserme. Il lavoro, certo, non mancherà. Il problema è: la nostra imprenditoria vuole coglierle queste possibilità? Se vuole farlo presenti proposte, non pressioni». Nessuna pressione, replica in serata il presidente dei costruttori Ance Marco Buriani: «Non vogliamo soluzioni improvvisate e con finalità speculative. Chiediamo alla giunta di essere disponibile a valutare le proposte».
________________________________________
Cancelli. Il cancello fra i ricchi e i poveri si trova in una citta' dell'Africa, che e' per ragioni storiche ancora sotto dominio europeo e si chiama Ceuta. Questo cancello, che e' alto e forte e sempre sorvegliato da custodi, e' il luogo piu' desiderato dell'Africa: i poveri, tuttavia, di solito ne girano al largo, cercando di aggirarne le guardie e di girargli attorno con gl'itinerari piu' lunghi e strani.
Una decina di giorni fa, tuttavia, e' successa una cosa strana. Decine di poveri si sono ammassati, dapprima quasi per caso e come oziosi, poi sempre piu' risentiti e decisi, ai piedi di questo cancello. I pochi son diventati massa compatta. Infine, quando qualcuno ha cominciato ad afferrare il cancello e a scuoterlo forte, un urlo s'e' levato da tutta la folla e tutti si sono spinti avanti. Allora i sorveglianti hanno sparato: non si sa se prima quelli europei o quelli africani (il cancello e' guardato da entrambi i lati). Non si sa, e non si sapra' mai, quanti siano stati i morti, trafitti mentre si arrampicavano o calpestati dalla folla. Ne' si sapra' mai nulla dei loro pensieri, delle loro vite, delle loro eventuali idee politiche (se, lusso estremo, ne hanno).
Passata l'emergenza, i poveri sopravvissuti sono tornati nelle loro bidonvilles e nei loro deserti, e i sorveglianti ai loro ordinari pattugliamenti. Cio' che e' successo, tuttavia, e' di una chiarezza estrema e, nel giro d'un mese, e' il secondo messaggio inequivocabile che noi qui in Occidente riceviamo. Il primo e' stato in Louisiana, coi poveri abbandonati a freddo a morire sotto l'uragano. Il secondo, in Europa. Pochissimi, fra i triclini virtuali di grandi fratelli, grandi politici, grandi giornalisti e grandi tutto il resto, hanno voglia (o ormai facolta') di ascoltarli. Ma ormai hanno un nome preciso, ed e' Titanic.
riccardoorioles@sanlibero.it
Titolo originale: Bird flu and 1918’s pandemic – Traduzione per Eddyburg di Fabrizio Bottini
Ci sono sia implicazioni terrificanti che risvolti positivi nell’annuncio della scorsa settimana che i gruppi di ricerca hanno decifrato la sequenza genetica della devastante influenza del 1918 e hanno sintetizzato il letale germe in un laboratorio ad alta sicurezza. L’impresa rappresenta un tour de force scientifico che offrirà importanti notizie sui modi migliori di rispondere all’influenza aviaria che circola ora in Asia, e che ha ucciso un grosso numero di uccelli e circa 60 persone in quattro paesi.
Le due più recenti pandemie di influenza, nel 1957 e 1968, furono causate da virus umani che avevano raccolto alcuni componenti di quelli dell’influenza degli uccelli. Ora emerge che il molto più letale virus del 1918, che uccise da 20 a 100 milioni di persone, fu probabilmente di origine aviaria, passato poi direttamente agli esseri umani. La mutazione genetica che lo consentì sta già iniziando ad apparire nell’attuale malattia degli uccelli, nota come H5N1. Ciò offre all’influenza di oggi due vie per scatenare la devastazione fra gli umani. Può mescolare alcuni dei suoi geni con l’influenza umana, come i virus del 1957 e del 1968, oppure mutare sé stessa per divenire facilmente trasmissibile tra gli uomini, come il virus del 1918.
Sinora, il virus degli uccelli raramente è saltato dai volatili agli umani, e raramente si è spostato da una persona all’altra. Ma potrebbe seguire il medesimo percorso evolutivo del virus 1918. Due funzionari della sanità USA affermano che il virus H5N1 ha acquisiti cinque delle dieci sequenze genetiche legate alla trasmissione umano-umano del 1918.
Questo non significa necessariamente che la catastrofe sia imminente. Nessuno sa quante probabilità ci siano che si verifichino ulteriori mutazioni, o quanto tempo occorrerà. Il virus aviario è stato in circolazione per decenni senza per questo trasformarsi in un mostro.
Le nuove scoperte offrono promettenti sviluppi per gli operatori sanitari che devono prepararsi ad una possibile pandemia. Gli scienziati saranno in grado di monitorare l’evoluzione del virus aviario e portare immediatamente assistenza medica in qualunque area dove appaia che il virus sia più trasmissibile. Saranno anche in grado di sviluppare cure e vaccini mirati agli obiettivi genetici più importanti, consentendo così di curare o addirittura prevenire l’influenza in modo più efficace.
Nessuno sa se il virus aviario ora sotto i riflettori diventerà una minaccia più grave per gli esseri umani. Ma un giorno o l’altro potrebbe arrivare una potenziale pandemia. Le nuove scoperte potranno aiutare a contenerla.
Nota: il testo originale di questo articolo del New York Times è ripreso dal sito dello International Herald Tribune (f.b.)
Ogni giorno in Iraq si allunga la lista delle vittime. Mentre scrivo questo articolo, la stampa tedesca ha annunciato l’assassinio di Fuad Ibrahim Mohammed, direttore dell’Istituto di Studi Tedeschi dell’Università di Baghdad, che negli ultimi due anni ha lavorato alla ricostruzione della biblioteca dell’Università, distrutta dai colpi dell’artiglieria durante l’ingresso in città degli americani, freddato mentre rientrava dal lavoro. Sono cose che non fanno più nemmeno notizia. Il costo in termini di vite umane della ricostruzione del patrimonio culturale iracheno è immenso e passa vergognosamente sotto silenzio dai media internazionali. È questa la premessa dalla quale devono partire i lettori che si avvicinano a The looting of the Iraq Museum, Baghdad, che racconta eventi ormai familiari, dando un’idea di quelle che saranno le conseguenze future. Con il museo ancora chiuso, questo volume ci accompagna in una visita immaginaria attraverso le sue sale e la storia della Mesopotamia. Le nostre guide sono un team di studiosi iracheni, italiani, americani e inglesi, la maggior parte dei quali lavorano in Iraq da decenni. Prendendo spunto da opere della collezione del museo, ci conducono dall’Età della Pietra ad Alessandro Magno, fermandosi qua e là per poter ammirare nel dettaglio i pezzi di maggior magnificenza. È una guida seria e puntuale di un museo che non possiamo visitare. Il percorso è talora interrotto da interessanti digressioni, supportate da superbo materiale fotografico, sui principali siti archeologici, islamici e ottomani, scritte da chi ha scavato personalmente in questi luoghi e può illustrarne al meglio l’importanza. Ma lo scopo principale di questo libro piacevole e di facile comprensione è la chiamata a un intervento concreto. La storia del saccheggio del museo è ormai tristemente nota. Non ci sono infatti dubbi e resta poco da aggiungere sulla perdita di migliaia di oggetti delle sue collezioni, specialmente sigilli. I danni consapevolmente inflitti dalle truppe americane e polacche al sito storico di Babilonia, scelto come base logistica, sono stati ampiamente pubblicizzati e condannati dalla comunità internazionale. Ma le fotografie aeree dei saccheggi che continuano a venir perpetrati in numerosi siti archeologici sconvolgeranno i lettori, così come il resoconto dei sistematici fallimenti da parte dell’esercito alleato di proteggerli, nonostante una specifica imposizione in questo senso da parte del diritto internazionale. Non potendo il Governo iracheno riuscire laddove fallisce la coalizione, la pratica del saccheggio è ormai diventata in molte aree una delle principali risorse economiche della popolazione. È realistico temere che questa distruzione continuerà ancora, per molti anni a venire, ed è probabile che la reale natura delle perdite non sarà mai quantificata. Una percentuale dei ricavi del libro verrà devoluta al Ministero iracheno per le Antichità e l’Eredità culturale. Ma tutti noi siamo tenuti a chiederci che cosa possiamo fare, perché la situazione è persino più grave di quella messa in evidenza nel libro. Focalizzando la sua attenzione sul Museo di Baghdad e sui principali siti del paese, non menziona le perdite delle biblioteche, la distruzione di gran parte degli archivi dell’Iraq ottomano o i danni subiti da città e villaggi che sono a tutt’oggi disabitati. Da quando si è insediato il nuovo Governo, il Museo ha aperto solo una mezza giornata: per una conferenza stampa sull’oro di Nimrud che, prudentemente nascosto dal personale del museo nei sotterranei della Banca Centrale, è miracolosamente sopravvissuto alla devastazione. E infatti è così, ma gli avori di questo tesoro sono stati seriamente compromessi quando il loro deposito improvvisato è stato allagato e sono ancora in attesa di restauro. Visti i danni subiti dalla rete elettrica, il museo è privo di illuminazione e aria condizionata, perciò il lavoro di conservazione è pressoché impossibile e l’inventario degli oggetti conservati nelle sale interrate è fuori discussione. In tali circostanze il museo non può fare praticamente nulla. Anche se il personale rischia ogni giorno la vita per recarsi al lavoro, una volta al museo non c’è nulla che possa fare. All’estero, i colleghi sono desiderosi di dare il loro contributo, e hanno già fatto qualcosa in passato, ma da quando gli stranieri sono diventati il bersaglio di rapimenti e attentati, è difficile immaginare che delle istituzioni permettano ai loro esperti di partire alla volta dell’Iraq. La collaborazione sui siti archeologici non è nemmeno presa in considerazione. Subito dopo l’invasione del paese, il Governo inglese si è impegnato a dare il suo contributo alla ricostruzione culturale dell’Iraq: sono stati organizzati corsi di formazione di specialisti iracheni in Inghilterra per migliorare le loro conoscenze in materia, e proprio adesso tre archeologi di Babilonia si trovano al British Museum, ma non è stato concertato nessun programma preciso di interventi. Quando questo articolo sarà pubblicato ci saranno nuovi governi sia a Londra che a Baghdad. Il nuovo Segretario di Stato per la Cultura inglese non dovrebbe lasciarsi sfuggire un’opportunità tanto preziosa. Il Governo inglese ha il dovere di dare il via a un piano di cooperazione, formazione e investimenti della durata di diversi anni, che deve partire da un programma di tirocinio dei colleghi iracheni in Inghilterra, preparando la situazione per il momento in cui ci sarà possibile offrire finalmente un aiuto concreto sul campo.
Non riesco a immaginare un compito più urgente di questo per il nuovo Segretario di Stato, né maggior buona volontà ed energia di quella dimostrata sull’argomento. Ma visto come stanno le cose, non succederà nulla se il Governo non farà la sua parte.
Per altri particolari sull'opera del British Museum a favore delle antichità dell'Iraq, si consulti il sito del Museo.
Una recensione al volume, qui citato, The looting of the Iraq Museum è apparsa sul Sunday Times (8 mag. 2005).
Alors qu'un projet de loi contesté veut réformer leur statut, ces espaces protégés s'interrogent sur leur devenir. Et Marseille sur l'opportunité de choisir ce type de structure pour sauvegarder ses calanques
Du côté du Vieux- Port, à Marseille, on vous le dit sur tous les tons: «Ici, on s'escagasse.» En clair, on se remue, on s'active, voire on se prend la tête. Objet de toutes les cogitations: le devenir des Calanques, entre la Pointe-Rouge et la baie de Cassis. Linéaire côtier de 38 kilomètres à couper le souffle, le site est un chef-d'œuvre de la nature. En péril. Comme le seraient, sur un autre registre, dit-on, et bien au-delà de la Canebière, nos sept parcs nationaux . Sept merveilles qui devraient devenir huit avec les Calanques si l'on suivait le souhait de certains Marseillais. Sept parcs pris dans la tourmente du projet de loi réformant leur statut.
Adopté en Conseil des ministres le 25 mai, le texte est jugé alarmant par nombre d'associations environnementalistes. Derrière le désengagement de l'Etat au profit des collectivités territoriales, elles subodorent un mauvais coup. «On affaiblit l'exigence de protection des sites, on l'organise même», observe Jean-David Abel, ancien conseiller de Dominique Voynet au ministère de l'Environnement.
Parcs en rade. Après la Vanoise, Port-Cros, les Pyrénées, dans les années 1960, les Cévennes, le massif des Ecrins, le Mercantour et la Guadeloupe, de 1970 à 1989, les Calanques seront-elles le huitième parc national de l'Hexagone, le premier du genre péri-urbain? Ou bien celui des Hauts de l'île de la Réunion (100 000 hectares, soit le tiers de l'île) lui soufflera-t-il la place? En dépit d'annonces réitérées, aucun parc national n'a vu le jour depuis seize ans. Et l'on ne compte plus les reports, voire les abandons - en Ariège, aux îles Chausey, en Corse. Sans parler du projet avorté d' «Espace Mont-Blanc».
Mer d'Iroise, Corse, Guyane, les projets annoncés au début des années 1990 attendent toujours ou se hâtent lentement. «Vidé de sa substance, le Parc national marin d'Iroise n'est plus aujourd'hui qu'un projet a minima», s'agacent les défenseurs de la cause. «Pourvu que les Marseillais ne connaissent pas nos dérives!» dit-on du côté du Conquet.
Montée en puissance d'intérêts particuliers, dérives liées aux dérogations accordées en matière d'urbanisme pour retaper bergeries, granges et cabanes de montagne, toutes résidences econdaires en puissance, les édiles aux pouvoirs renforcés sont soupçonnés d'être vulnérables aux pressions diverses. «Ne voulant fâcher personne, ils seront tentés d'adapter la réglementation pour que les contraintes de protection pèsent moins sur le développement de leurs territoires, dit-on au Syndicat national de l'environnement (SNE). Surtout s'ils président les parcs et ont une voix prépondérante dans le choix du directeur».
«Dans ce débat, le jeu des amendements parlementaires sera décisif. Avec le risque évident, sous la pression de députés préoccupés de leurs intérêts, de dénaturer, voire de démanteler les sites», renchérit André Etchelecou, président du comité scientifique du parc des Pyrénées. Procès d'intention? L'intéressé a toujours en tête les dix années d'affrontements autour de cette piste pour tracteurs qu'on voulait aménager, en vallée d'Aspe, à proximité des vallons d'Annès et de Bonaris, refuges du lagopède et du grand tétras. Ou cette station de ski de fond du col du Somport, annulée par le tribunal administratif mais pourtant équipée.
«Dire que les établissements qui gèrent les parcs sont d'abord la caisse de résonance d'intérêts particuliers est exagéré», conteste Joël Giraud, député apparenté PS des Hautes-Alpes, administrateur du parc des Ecrins. Question de perception sans doute - et de contexte local. «Ici, tous les élus ne sont pas intéressés par un fonctionnement optimal du parc, lâche un garde-moniteur du Mercantour. Ils le vivent comme un empêcheur d'équiper en rond.» Et puis il y a les précédents. «Les retouches successives apportées à la loi Montagne ou à celle sur le développement des territoires ruraux laissent des traces», commente la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna). Comme les récentes décisions concernant l'ours ou le loup. Rendez-vous donc dans quelques mois au Parlement.
Successeur de Serge Lepeltier au ministère de l'Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin a inscrit le texte en procédure d'urgence, pour discussion à l'automne. Dans l'intervalle, elle entreprend aujourd'hui de renouer avec les associations les fils d'un dialogue interrompu. Inquiètes du manque de lisibilité d'un projet ayant donné lieu à sept moutures successives, elles aussi «s'escagassent» contre un possible dévoiement de pratiques jusque-là vertueuses. Et ce, alors même que chacun reconnaît leur réussite en matière de sauvegarde de la biodiversité et que Lepeltier lui-même évoquait à leur sujet «des cathédrales des temps modernes».
«Mais de quel édifice parlera-t-on si l'on démultiplie les situations d'exception au cœur ou en périphérie des parcs? s'interroge Jean-David Abel. Si la création d'un comité économique et social accentue la pression des intérêts locaux?» Pour Serge Urbano, vice-président de France nature environnement (FNE): «Trop de points fondamentaux restent flous, trop d'inconnues sont renvoyées à des décrets d'application. A la pointe dans le système de notation de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la France risque de régresser.» Au ministère, où l'on affirme vouloir à la fois renforcer les protections et élargir le réseau des parcs, la remarque agace.
Alors, menacés, ces espaces emblématiques, dans la Vanoise et ailleurs, du renouveau des bouquetins, de l'aigle royal ou du gypaète barbu? En danger, ces sites exceptionnels, plébiscités, des Cévennes à Port-Cros, arpentés chaque année par plus de 7 millions de visiteurs? Après quarante-cinq ans de pratique, une réflexion n'est sans doute pas inutile, d'autant qu'avec la décentralisation le contexte politique local a changé. C'était déjà le leitmotiv du rapport remis, il y a deux ans, par le député du Var Jean-Pierre Giran à Jean-Pierre Raffarin. Le parlementaire y préconisait notamment une plus grande implication des élus locaux dans les instances du parc. Le temps où leur création pouvait être imposée d'en haut, au grand dam des édiles du cru, est définitivement révolu. Finie l'époque du plan-Neige, des stations intégrées, lorsque le parc de la Vanoise s'opposait violemment à l'extension de la station de Val-Thorens et celui du Mercantour à la création de deux stations de sports d'hiver. Des combats qui ont laissé des traces.
«Aux Ecrins, nous avons tricoté le parc pour le rapprocher des populations, pour qu'elles se l'approprient. Cela n'exclut pas les divergences, mais on les traite autour de la table», souligne Christian Pichoud, président de ce parc depuis cinq ans. Reste que la nouvelle donne laisse planer incertitudes et craintes de voir ressurgir de vieux projets comme, en Vanoise, la liaison Val-Cenis-Termignon ou celle entre Val d'Isère et Bonneval. Vu leur fréquentation, leur environnement immédiat - cette zone périphérique dotée, demain, d'un plan d'aménagement auquel les communes pourront ou non souscrire - et leurs moyens (le budget de la Vanoise égale celui de l'office de tourisme de Val-d'Isère), les parcs ont l'habitude de vivre sous pression. Le risque est de voir ces tensions s'amplifier. Jusqu'à faire tomber des digues de protection qui ont fait leurs preuves?
A Marseille, on parle d'opportunité. Aux portes de l'agglomération phocéenne, les 5 500 hectares des Calanques - la moitié de la ville de Paris - en imposent. Au même titre que le cirque de Gavarnie dans les Pyrénées, la quarantaine de glaciers des Ecrins ou la vallée des Merveilles, dans le Mercantour. Massif calcaire, escarpé et buriné, aux reliefs vertigineux, le monument est incontournable et Guy Teissier, député UMP et maire de secteur à Marseille, voudrait l'inscrire définitivement dans le scénario des «parcs de deuxième génération» que prépare la réforme législative. Pour ses falaises, coiffées de pins, aux abrupts plongeant dans les abysses de la grande bleue. Pour ses plateaux, entrecoupés de vallons secs et encaissés, de crêtes, de criques et d'aiguilles. Pour ses 900 espèces végétales (soit le cinquième de l'inventaire français) ou son aigle de Bonelli, protégé, comme le martinet pâle. Pour son domaine marin ou sa grotte Cosquer, témoin du paléolithique supérieur - lorsque le niveau de la mer était 130 mètres plus bas qu'aujourd'hui.
Grandiose. Mais fragile. Un fabuleux jardin public que chacun, au nom des usages, s'approprie plus ou moins, qu'il soit «cabanonier», chasseur «à l'avant», friand de petit gibier, ou passionné d'escalade et de passages en tyrolienne. Moyennant quoi, sédentaires ou touristes venus par la terre, plaisanciers, plongeurs ou pêcheurs, arrivés par la mer, ils sont plus d'un million à arpenter chaque année le site.
Un espace en alerte rouge
Surfréquentation? «Depuis cinq ans, TGV et 35 heures aidant, elle s'est accentuée», juge Madeleine Barbier, secrétaire générale de l'Union calanques littoral (UCL). Saturation des mouillages, l'été, à Port-Miou et ailleurs, débarquements problématiques à En-Vau, mauvaise qualité des eaux de baignade, en juillet-août, embouteillages au col de Sormiou, le long d'une des routes du feu, stationnements pris d'assaut à la Gardiole et Callelongue: l'espace est en alerte rouge.
Rouge comme ces feux qui, épisodiquement, ravagent le massif (3 600 hectares brûlés en 1990). Rouge, aussi, comme les boues issues du traitement de la bauxite de Gardanne, immergées au large par 330 mètres de fond.
Cinq ans de concertation
Rouge, enfin, de la colère de ceux qui voient le rivage des criques «mousser» sous l'effet des effluents rejetés, avec les eaux usées de l'agglomération, par l'émissaire de Cortiou. «On a éliminé les macro-déchets, mais on se dépêtre mal des détergents», observe Renée Dubout, de l'UCL. Engagée depuis 1992 dans la protection du site, l'association ne laisse rien passer. De l'aménagement par l'Office national des forêts, sous couvert d'entretien, du chemin d'En-Vau - une soixantaine de pins abattus - à l'utilisation à des fins touristiques de la grotte de Capélan, en passant par ce débarcadère bétonné récemment découvert entre Sugiton et Pierres-Tombées. Détérioration des herbiers à posidonies, des tombants de gorgones, diminution des oiseaux nicheurs, décharges sauvages, braconnage sous-marin... le constat des scientifiques, sans appel, confirme tous ces grignotages, ces petits arrangements, facilités par l'absence d'un gestionnaire unique au pouvoir affirmé.
Si tout le monde s'accorde pour reconnaître que ce patrimoine est menacé (surtout par «les autres»), la manière de le préserver en respectant les habitudes de chacun est loin de faire l'objet d'un consensus. Proposée par le Comité de défense des sites naturels (Cosina), l'idée d'une réserve naturelle, strictement contrôlée, où prévaudraient les interdits, ne convainc guère. «Ce serait tout mettre sous cloche. Impossible aux portes de Marseille de “sanctuariser” un tel espace», fait valoir Jean-Louis Millo, le directeur du Groupement d'intérêt public (GIP) mis en place en 1999 pour concilier les points de vue et préfigurer un parc national. Après cinq ans de concertation, l'entité présidée par Guy Teissier affirme avoir fédéré les bonnes volontés autour de l'idée. «Une conversion tardive, observe François Labande, ancien président de l'association Mountain Wilderness, administrateur du parc des Ecrins. Si beaucoup se décident aujourd'hui pour cette formule de parc national, c'est faute de mieux plus que par conviction».
L'appellation ne fait pas, pour autant, l'unanimité. Une pétition contre circule. «La publicité autour du label Parc national nous attirerait encore plus de monde», résume Janine Pastré, gérante de la SCI Marine-Sormiou (128 cabanons répartis sur 14 hectares). Le mieux, en somme, engendrerait le pire. Mais Teissier n'en démord pas. «On peut adapter ici ce qui marche à Port-Cros ou aux Ecrins», fait valoir son entourage. CQFD: la structure parc national serait donc le seul recours. Surtout si elle est mise au goût du jour par le toilettage législatif annoncé - et décrié. Du coup, les militants «pro» parc de toujours se montrent plus circonspects et attendent de connaître les tenants et aboutissants du projet de loi. Le Gip annonce pour septembre un document d'intention, sorte d'état des lieux que l'ensemble des collectivités concernées devraient parapher. Il faudra ensuite définir un projet de territoire et réaliser une enquête publique. La «bataille des Calanques» ne fait que commencer.
D'autant que, discrète, la mairie de Marseille, qui contrôle 90% du territoire des Calanques, n'a pas encore révélé ses intentions. Cabanonier à ses heures, du côté de Sormiou, son premier magistrat, Jean-Claude Gaudin, n'a sûrement pas l'intention de se laisser déposséder.
Post-scriptum
La rumeur voudrait qu'un projet d'inscription du site des Calanques au patrimoine mondial de l'Unesco soit à l'étude. Sera-t-il écologiquement compatible avec le dossier piloté par Guy Teissier?
Lettera aperta a Dario Grilanda, Segretario provinciale Fit Cisl Varese
Egregio Segretario provinciale,
leggo su “Varese news” il Suo intervento: Malpensa deve avere il ruolo per cui è stata creata e, naturalmente, non mi stupisco più: non è la prima volta che vengono scritte queste deformazioni della realtà, così come non è la prima volta che abbiamo (l’Unione dei Comitati e le altre Associazioni) l’opportunità di smentirle.
Per assurdo la Sua asserzione è, anche da noi, fortemente sostenuta, nel senso della lettera del Piano Regolatore Generale Aeroportuale (P.R.G.A.) di Malpensa, il quale definisce l’ampliamento dell’aeroporto con funzione point to point e non hub. Stabilisce inoltre la crescita di Malpensa fino al limite di traffico di 12 milioni di passeggeri/anno “senza limitare la capacità operativadell’aeroporto di Milano-Linate”.
In questo senso anche noi diciamo che Malpensa deve avere il ruolo per cui è stata creata.
In conseguenza dei Decreti Burlando e di altre manovre spregiudicate, cioè gli spostamenti di voli (oltre che da Linate) da Fiumicino e da altri aeroporti del Nord, si è tentato di attribuire a Malpensa un altro ruolo: quello dell’hub che non c’è.
Questo ruolo contro il P.R.G.A. ha costretto 87 sindaci delle province di Varese, Novara e Milano a proclamare sul giornale “Ticinia” una manifestazione “Contro i soprusi e le illegalità di Malpensa”. Questo aeroporto, non è stato sottoposto a Valutazione di Impatto Ambientale, malgrado fosse dovuta e tuttora non viene sottoposto a V.A.S. (Valutazione Ambientale Strategica) malgrado venisse sbandierata (prima della pubblicazione dell’attuale Piano industriale di Alitalia) la volontà di incrementare il traffico fino a 40 milioni di passeggeri ed oltre.
Numerose pubblicazioni, studi, convegni e la V.A.S. redatta dal Parco del Ticino hanno dimostrato che un tale aeroporto non è compatibile con questo territorio e, quindi, fa danno alla salute degli abitanti e, anche, dei lavoratori di Malpensa. Questo perchè, se è vero che gli abitanti dell’intorno aeroportuale (500.000 cittadini) respirano aria inquinata, non è che invece i lavoratori, per pochi e faticati Euro, respirano altro.
Ella sa bene che l’affermazione: “ il 70 per cento dei biglietti è staccato nel Nord Italia” è un’affermazione che non corrisponde al vero in quanto si tratta, forse, dei soli biglietti businessclass, quindi qualche per cento del totale. E come mai Fiumicino muove 30 milioni di passeggeri, ottavo nella classifica europea, e Malpensa con “solo” 20 milioni, è al quattordicesimo posto?
Ora Alitalia riporta a Fiumicino 20 voli del lungo raggio, li riporta da dove sono venuti e, di conseguenza, 134 voli feeder (corto raggio), a Malpensa non servono più: Lei, che si occupa di trasporti, capisce meglio di noi che è una razionalizzazione, capisce che, con questo piano, forse, la privatizzazione avrà successo: l’alternativa, sempre pronta, è solo il fallimento.
Noi diciamo: portare il servizio dove c’è l’utenza. Nel Nord ci sono 13 aeroporti, uno ogni 50 km., che realizzano, per l’utenza, un servizio migliore del sistema malpensocentrico.
Certo il piano di Alitalia crea un pesante problema occupazionale ma, secondo noi, conoscendone e condividendone le ragioni, per il Sindacato questo sarebbe il momento di indicare finalmente al Paese i responsabili di questa situazione: tutti quelli che hanno sostenuto le strategie pro-Malpensa degli anni recenti, strategie contrarie all’interesse nazionale.
L’alta concentrazione sia di voli che di lavoratori di Malpensa ha gonfiato una bolla destinata a scoppiare.
Siamo ora al punto in cui la bolla scoppia facendo pagare ai più deboli o, nella migliore delle ipotesi, ai contribuenti, gli errori di politici e amministratori.
Nel salutarLa, Le propongo la visita di:
http://www.unicomal.blogspot.com/
il blog per la decrescita felice di Malpensa
Gallarate, 4 dicembre 2007
UNI.CO.MAL. Lombardia
Il Presidente
Beppe Balzarini
Nota: qui su eddyburg, a proposito del tema aeroportuale padano si vedano la documentazione su Malpensa nella Pagina di Storia dedicata al Parco Ticino, e la descrizione del parallelo "hub virtuale", peraltro assai concreto in termini di cemento e opere varie, fantasiosamente e spudoratamente approvato a Montichiari (f.b.)
Titolo originale: Beyond the Harbin Chemical Spill – Traduzione di Fabrizio Bottini
New York – Il riversamento di veleni questo mese nel fiume cinese Songhua ha obbligato ad evacuare migliaia di persone; ha avvelenato le riserve d’acqua a milioni di abitanti del nord-est della Cina, compresa Harbin, la principale città della regione; ora minaccia l’approvvigionamento per settanta città e villaggi russi a valle del corso del fiume. Sinora, la maggior parte delle analisi seguite al disastro si sono concentrate sulle sfide per gli abitanti della città e i problemi determinati da una scarsa applicazione delle norme ambientali, da funzionari locali corrotti, dalla lentezza e difficoltà con cui sono state rese disponibili le informazioni alle popolazioni colpite.
Ma si sono persi di vista due punti di gran lunga più significativi riguardo alla perdita, di 100 tonnellate di benzene, un potente prodotto petrolchimico cancerogeno che causa le leucemia. Primo, non si tratta di un evento isolato, ma della manifestazione di un problema strutturale di dimensioni molto superiori per la Cina, che colpisce in modo sproporzionato le zone rurali dove abita la maggior parte della popolazione. Secondo, il mondo nel suo insieme è implicato a vari livelli nella questione, e non può più fingere che sia altrimenti.
Lontano dalle brulicanti megalopoli di Pechino e Shanghai ci sono gli entroterra rurali della Cina: motore e discarica della crescita e sviluppo economico senza precedenti del paese. Queste zone rurali forniscono alle città del boom economico una manodopera a buon mercato, non sindacalizzata, proveniente da villaggi di poveri contadini nel pieno di una crisi sociale e ambientale. È qui che si localizzano molte industrie nocive, dove i riversamenti di benzene hanno iniziato a scorrere e scorreranno ancora, lontano dagli occhi dei media internazionali.
I lavoratori delle campagne operano in condizioni che sono tra le più antigieniche e pericolose del mondo, in queste remote industrie di villaggio e cittadina sparse per il paese. Questi subfornitori delle corporations cinesi e internazionali diffondono inquinamento nell’aria, nell’acqua, nel suolo. E quando la salute dei lavoratori è distrutta dentro queste fabbriche, essi tornano a coltivare le povere terre residue attorno ai propri villaggi: ormai discariche di veleni per questa produzione senza regole.
Ho trascorso buona parte degli anni ’80 lungo il fiume Songhua. Ricordo distintamente di aver bevuto acqua di pozzo rossastra inquinata in un villaggio privo di qualunque altra fonte idrica di quella avvelenata dalla piccola fabbrica del luogo. La possibilità di scelta per gli abitanti era o di bere quell’acqua o andarsene, aggiungendosi ai 200 milioni di contadini cinesi in cerca di lavoro ogni giorno nelle città cinesi.
Alternative del genere sono il rovescio della medaglia del successo economico della Cina a partire dai primi anni ‘80, che ne ha fatto il produttore di una quota costantemente in crescita dell’industria mondiale. La fenomenale crescita del paese si è accompagnata a un saccheggio delle risorse della sua base rurale, con un declino nell’accesso dei contadini ai servizi di base, sanitari e dell’istruzione, è un solco profondo e in rapida crescita fra aree urbane e rurali, fra una minoranza di ricchi e una maggioranza di poveri.
Questioni de genere possono apparire distanti. Ma le loro manifestazioni concrete stanno sugli scaffali del nostro Wal-Mart o dell’Ikea. La Cina rurale, il suo ambiente, la sua gente, sono la base portante di una catena globale che si collega all’emergere della Cina come piattaforma industriale preferita dalle corporations globali.
Se sono i lavoratori e l’ambiente cinese a pagare in massima parte i costi, noi al di fuori dei confini del paese, sempre pronti a comprare beni a basso prezzo senza pensare ai loro impatti sociali e ambientali – specie in contesti remoti e nascosti come la Cina rurale – ne godiamo i benefici. E pure indirettamente ne sosteniamo anche i costi.
Le compagnie mondiali continuano ad accorrere verso la Cina a metter su fabbriche per evitare le regole ambientali e del lavoro vigenti altrove, le organizzazioni sindacali, e trascinano le comunità di tutto il pianeta verso il basso nella lotta per la concorrenza a questa piattaforma industriale socialmente ed ecologicamente distruttiva.
Dobbiamo renderci conto di questa triste realtà, e affrontare la conseguente sfida alle comunità di tutto il mondo. È troppo facile lanciare un momentaneo grido di sgomento in ogni caso di notizia di disastro ambientale, puntando il dito contro leaders locali corrotti e industriali, o anche al fallimento del sistema di regole cinesi, solo in attesa del prossimo evento, una settimana più tardi. Invece, dobbiamo affrontare direttamente questi modi ambientalmente e socialmente insostenibili che abbiamo scelto per produrre e consumare globalmente.
Nota: Joshua Muldavin, professore di Geografia e Studi sull’Asia al Sarah Lawrence College, sta scrivendo un libro sugli impatti sociali e ambientali del processo di sviluppo in Cina dell’epoca post-Mao. Il testo originale al sito dello International Herald Tribune(f.b.)
Titolo originale: L.A. all over again – Traduzione per Eddyburg di Fabrizio Bottini
Con un’economia spumeggiante che cresce del 9% l’anno o più, ma con problemi per la disponibilità di energia, la Cina non ha alternative al ricorso a petrolio da fonti esterne. Ma gli americani sono rimasti sorpresi quando una compagnia cinese è emersa come potenziale concorrente per l’acquisizione della Unocal Corp. poi è stata la Cina ad essere sorpresa, dalla feroce reazione politica di alcuni ambienti conservatori USA, che ha obbligato la CNOOC Ltd. a ritirare le offerte la scorsa settimana.
Lo stupore da entrambe le parti mostra come Cina e USA siano poco preparati a rapportarsi l’uno all’altro nei termini del 21° secolo. Ma con l’economia globalizzata in espansione, che continua a pesare sull’ambiente mondiale, ciascuna nazione ha più da guadagnare che da perdere studiando i problemi energetici dell’altra.
La Cina dovrebbe guardare gli USA, e chiedersi: se il prezzo della crescita è aria irrespirabile, acqua imbevibile, città che non funzionano e strade congestionate, per quanto una nazione può sostenere un boom economico?
Quello che la Cina ha imparato dagli Stati Uniti, è che una prospera industria automobilistica diffonde la crescita verso le attività correlate, come acciaio, vetro, plastica, petrolio, finanza e assicurazioni. Quello che sembra non aver imparato, è l’alto prezzo che si può pagare, per una crescita del genere.
A Pechino, dove il numero di auto cresce del 20% l’anno, la velocità media del traffico è scesa dai 45 chilometri l’ora del 1994 ai 12 del 2003: un passo che è possibile mantenere anche su una bicicletta. Come nelle città americane, il livello crescente di proprietà dell’auto coincide con un brusco declino dell’utenza dei mezzi pubblici. Negli anni ’70 a Pechino usava i mezzi pubblici il 70% della popolazione. Oggi è solo il 24%.
I pendolari in bicicletta, un tempo ubiqui nelle strade cinesi, sono stati esclusi dalle arterie di traffico principali, per far posto alle auto. Più cinesi guidano, e aumenta la domanda per una versione locale dello sprawl in stile californiano, con immacolate lottizzazioni di casette a bassa densità unifamiliari, lontane dai posti di lavoro. Come i californiani, i pendolari cinesi si spostano più lontano e passano più tempo in viaggio, consumando più benzina e producendo più inquinamento. È chiaro che la cultura dello sprawl californiana non fornisce il miglior modello di sviluppo sostenibile.
La Cina dovrebbe guardare a Curitiba, nel Brasile meridionale, o a Tokyo, che unisce alta diffusione dell’auto privata a bassi usi quotidiani, offrendo buoni trasporti pubblici e adottando rigidi limiti alla circolazione. Si possono comprare quante auto si vuole (e stimolare l’industria automobilistica, e l’economia), ma non usare l’auto per ogni spostamento.
Non sono solo le città cinesi ad essere sottoposte a pressione. Anche le vaste aree rurali attirano industrie fumose, discariche e altre fonti inquinanti espulse dalle città. I mezzi di comunicazione occidentali hanno riportato di violente proteste di contadini contro l’inquinamento.
Circa 15.000 contestatori vicino a Xinchang, 250 chilometri a sud di Shanghai, hanno ribaltato auto della polizia e tirato pietre, per la rabbia contro l’inquinamento e le condizioni di lavoro insicure, per l’uso di prodotti chimici pericolosi da parte di una fabbrica farmaceutica. A ottanta chilometri di distanza, a Dongyang, circa 10.000 rivoltosi chiedevano la chiusura di una fabbrica di pesticidi.
Una volta evidenti i costi umani in crescita, un sorprendente numero di funzionari governativi, accademici e altri ha iniziato a parlare apertamente della follia dei modi di crescita in Cina. Il Centro per i Trasporti Sostenibili cinese sta redigendo raccomandazioni per promuovere un sistema meno dipendente dal petrolio straniero. Si spera anche nelle recenti azioni dell’Agenzia per la Tutela dell’Ambiente. A lungo considerata organismo debole, da poco l’agenzia si è mossa d’autorità in casi di progetti di costruzione di alto livello promossi da altre agenzie governative.
Le sfide ambientali cinesi possono diventare gravi, al punto da impedire la crescita economica. Ora il secondo produttore mondiale di emissioni serra, la Cina dovrebbe superare gli Stati Uniti entro il 2025, per il discutibile posto di Numero 1, secondo il Pew Center on Climate Change. L’Accademia Cinese di Pianificazione Ambientale riferisce che le malattie connesse all’inquinamento atmosferico contano per il 2%-3% sul prodotto nazionale lordo, e calcola che per il 2020 la cifra salirà al 13%.
Glu USA dovrebbero considerare la Cina non un rivale, ma un partner, offrendo aiuti per individuare soluzioni innovative. Per prima cosa, gli USA potrebbero iniziare col buon esempio. Il rifiuto dell’amministrazione Bush di sottoscrivere il protocollo di Kyoto sul riscaldamento globale, basato in parte sull’esenzione per la Cina e altri paesi in via di sviluppo, manda il messaggio per niente gratificante che il paese protegge i suoi interessi a spese dell’ambiente mondiale. Il Presidente Bush potrebbe chiedere al Presidente cinese Hu Jintao di unirsi a lui nello sforzo a ridurre i consumi di benzina e la dipendenza dagli impianti energetici a carbone in entrambi i paesi, e tagliare alte fonti di gas serra.
Le imprese USA che cercano investimenti in Cina potrebbero influenzare le condizioni locali con una selezione di prodotti, imprese associate e venditori. Per esempio, la General Motors potrebbe trarre vantaggi dalla minor produzione cinese e costi di mercato, per sviluppare veicoli a maggior efficienza nei consumi. Una volta realizzati, questi nuovi veicoli potrebbero essere prodotti anche negli USA per i nostri consumatori.
Il progetto EMBARQ della Energy Foundation e World Resources Institute hanno sostenuto progetti di trasporto pubblico velocissimi per le città cinesi, simili allo MTA, linee autobus Metro Rapid di Los Angeles. Ora alcuni lungimiranti funzionari cinesi vogliono andare oltre, e cercano aiuto per le cause profonde delle lacune energetiche e di trasporto, a individuare i modi per scoraggiare l’uso dell’auto e ridurre le distanze degli spostamenti pendolari.
Invece di combattersi la limitata disponibilità di energie non rinnovabili del mondo, Cina e USA dovrebbero unire le forze per mostrare al mondo un nuovo modello di prosperità: calcolata non solo in dollari o yuan, ma in termini di città vivibili e ambiente salubre.
Nota: il testo originale sul sito del Los Angeles Times; in questa stessa sezione di Eddyburg, Il Nostro Pianeta, oltre che in Megalopoli e Territorio del Commercio altri articoli sul rapporto fra sviluppo urbano/economico cinese, occidentale, e degrado ambientale (f.b.)
Bhopal, vergogna senza fine
GALAPAGOS
Il capitalismo - ci ha insegnato Marx nei Grundrisse - è uno straordinario sistema innovativo. Però, spesso, sa essere staordinariamente cattivo: non rispetta i valori umani, la vita stessa delle persone, come insegnano le migliaia di morti nelle miniere di carbone della Cina. Il capitalismo uccide nella produzione e spesso anche nel consumo: uccide con medicinali affrettatamente immessi sul mercato; uccide con l'amianto del quale da tantissimi anni si conoscono le conseguenze micidiali; uccide uccidendo l'ambiente, riversando sostanze mortali sulla terra, nelle acque, nell'atmosfera. Difficile fare una graduatoria tra i cattivi: al primo posto, però, non c'è dubbio va collocata la Union Carbide. Oggi fanno venti anni dal disastro ambientale di Bhopal: una Seveso moltiplicata per mille. Ma, al contrario di Seveso (che a livello Ue ha prodotto una direttiva di una qualche utilità) non ha portato nulla, se non morte a disperazione. A cominciare da quella notte tra il 2 e il 3 dicembre 1984. Fu un inferno: una nube tossica di gas chiamato «isocinato di metile» fuoriuscito da un impianto per la produzione di pesticidi della Union Carbide avvolse moltissimi quartieri della città. La gente moriva come mosche sulle quali viene spruzzato il Ddt, quel diclorodifeniltricloro etano, oggi vietato (ma usato in molti paesi sottosviluppati) che un tempo veniva sciaguratamente usato per combattere i pidocchi sulla testa dei nostri figli.
Furono 40 le tonnellate di gas mortale a essere scaricate sulle povere case a essere inalate da centinaia di miglia di persone. Il risultato fu disastroso: in pochi giorni morirono 7 mila persone. Altre 15 mila sono morte negli anni successivi per aver respirato il veleno e sono almeno 100 mila gli indiani che soffrono di malattie respiratorie croniche, di tumori, di tubercolosi. Le cifre sono da bomba atomica: non a caso molti parlano di Bhopal come di una «Hiroshima industriale». Le colpe della Union Carbide non si limitano alla fuga di gas: nascose per giorni le informazioni mediche su quel gas che erano preziose per soccorrere la popolazione e dopo 20 anni la gente è ancora in attesa di rimborso equo dei danni subiti e quel che è peggio la zona seguita a essere contaminata e la gente a ammalarsi.
Un'inchiesta della Bbc su Bhopal ha denunciato che la popolazione seguita a ammalarsi per l'acqua contaminata i cui valori di inquinamento sono 500 volte superiori agli standard previsti dall'Organizzazione mondiale per la sanità. Tutta la zona, insomma seguita a essere contaminata: a 20 anni di distanza nessun processo di decontaminazione è stato avviato. La Dow Chemicals nel 2001 ha assorbito la Union Carbide, ma non l'impianto di Bhopal lasciato a marcire e a contaminare ancora di più il territorio. Ma la Dow Chemical non è migliore della Union Carbide: i suoi prodotti come ad esempio il Numagol-Fumazone uccidono di cancro i bananeros che disinvolte multinazionali (a conoscenza degli effetti nocivi) utilizzano sulle piantagioni: perché sul prezzo delle banane e sui profitti quelle povere morti di contadino latino americani o cittadini indiani non vengono mai conteggiate.
Una strage lunga vent'anni
MARINA FORTI
Lo stabilimento della Union Carbide di Bhopal, importante città industriale nel cuore dell'India, si trova in una zona popolare molto abitata: addossati ai muri di cinta ci sono almeno cinque colonies, borgate di case assai modeste, a volte solo baracche. Di fronte ai cancelli della fabbrica di fertilizzanti e pesticidi c'è la borgata di Jayaprakash Nagar, con centinaia di migliaia di persone. Per gli abitanti di queste borgate, la notte tra il 2 e il 3 dicembre del 1984 è ancora ricordata come un incubo. Quella notte la fabbrica si è trasformata in una sorta di bomba chimica: l'impianto che sintetizzava fosgene-isocianato di metile si è surriscaldato, una cisterna è esplosa e 40 tonnellate di un cocktail letale è stato sparato in aria. La nuvola di gas ha investito le borgate a nord della fabbrica e centinaia di migliaia di persone l'hanno respirata. Qualcuno è morto nel sonno. Gli altri hanno cercato la fuga: ma non c'era scampo al gas. Chi ricorda quella notte descrive strade disseminate di cadaveri, gente che invocava aiuto vomitavando sangue, bambini che soffocavano. E' stata una notte di guidatori di risciò che tentavano di portare persone in ospedale, capistazione che fermavano treni prima che si avvicinassero a bhopal, medici che non sapevano cosa fare. Per parecchie ore dopo l'esplosione i dirigenti della fabbrica hanno continuato a dire che non era successo nullo, una piccola fuga ma tutto sotto controllo. Quella notte sono morte tra duemila e 6.000 persone: le stime variano, intere famiglie sono scomparse senza lasciare traccia. Molte di più sono morte nei mesi successivi per le conseguenze dell'avvelenamento: è accettata la stima di 15mila. La Union Carbide a Bhopal ha fatto oltre ventimila vittime: viene chiamata una «Hiroshima chimica». Ieri migliaia di persone hanno ricordato quella notte, vent'anni dopo: manifestazioni a Bhopal stessa, una fiaccolata all'università di New Delhi, proteste e commemorazioni un po' ovunque nel mondo. Ma non intendevano solo commemorare le vittime di un disastro passato. Bhopal è una tragedia del presente, per diversi motivi. Il primo è che nella città nel cuore dell'India centinaia di migliaia di persone continuano a soffrire le conseguenze fisiche di quella notte. Le autorità contano ufficialmente 570mila gas affected people, persone che nella strage hanno perso qualcuno - coniuge, genitore o figlo - o che sono rimaste menomate dal gas. Si stima che 150mila persone soffrano di mali cronici: per lo più al sistema respiratorio, allergie, disordini ginecologici, disordini riproduttivi, disturbi nervosi o turbe psichiche. Non che siano mancate le cure: a Bhopal c'è anche un nuovissimo ospedale dedicato proprio alle vittime della Union Carbide, costruito nel 1998 col ricavato della vendita delle azioni della Union Carbide India. Ma i mali cronici restano.
Non solo. Bhopal è un'ingiustizia presente. La Union Carbide è riuscita a «chiudere» le sue responsabilità, nel 1989, patteggiando con il governo indiano un risarcimento di 470 milioni di dollari, sette volte meno la cifra rivendicata in un primo tempo dal governo indiano (che si era costituito in legale rappresentanza delle vittime): se l'è cavata con 43 centesimi di dollaro per ogni azione quotata in borsa. Di responsabilità penali non si parla: i dirigenti dell'azienda non si sono mai presentati ai tribunali indiani. L'allora presidente della multinazionale statunitense, Warren Anderson, formalmente ricercato con l'accusa di omicidio plurimo, vive da agiato pensionato da qualche parte negli Usa e nessuno a Washington intende estradarlo.
Di quei risarcimenti, i sopravvissuti hanno ricevuto circa 2.200 dollari in risarcimento per i defunti, e circa 400 dollari per i vivi, piccola somma una tantum distribuita tra il 1994 e il `95. Dopo lunghe battaglie popolari, in ottobre una sentenza della Corte suprema indiana (non la prima) ha ingiunto al governo di procedere a distribuire tra le vittime ufficiali il resto dei soldi versati da Union Carbide (che nel frattempo hanno fruttato: oggi sono circa 327 milioni di dollari).
La cosa più grave però è che il vecchio stabilimento della Union Carbide, in disuso da quella notte di vent'anni fa, continua a uccidere. Nelle carcasse arruggicite della fabbrica, tra i capannoni ormai diroccati, abbiamo visto migliaia di tonnellate di sostanze tossiche: residui di naftolo, urea, ddt, polveri ormai indurite che fuoriescono da sacchi sdruciti, resine nerastre che filtrano da bidono corrosi dalla ruggine, fiocchi di amianto che si staccano dalle vecchie guarnizioni. Nel `94, dopo proteste popolari e indignazione pubblica, 44 tonnellate di residui tossici catramosi erano stati rimossi, ma quello che resta basta ancora a contaminare terreni e falde idriche. Diverse indagini indipendenti hanno mostrato che l'acqua dei pozzi a cui attingono le borgate attorno allo stabilimento contiene metalli pesanti come mercurio e piombo, che il piombo è nel latte materno. Manca un'indagine epidemiologica più sistematica ma è abbastanza per allarmarsi. Le istituzioni pubbliche indiane ne sono consapevoli. Ma bonificare un sito simile costa parecchio: e Dow Chemical, che nel 2001 ha assorbito la vecchia Union Carbide, afferma di non aver nessuna responsabilità. Nella fusione, Dow non ha acquisito il catorcio di Bhopal, formalmente in custodia del governo indiano. Così decine di migliaia di persone continuano ad assorbire veleni, lentamente.
Il record c’è, ma è decisamente negativo. La Commissione Europea ha diffuso nei giorni scorsi il rapporto Eper (European Pollutant Emission Register), una sorta di radiografia dell’inquinamento europeo. Il rapporto è frutto di un’analisi dettagliata compiuta a partire dal 2001 su un campione di oltre novemila tra aziende, discariche e stabilimenti della vecchia Europa dei Quindici allargata a Norvegia e Ungheria. Cinquanta le sostanze tossiche prese in considerazione.
Una apposita “lista nera” individua le aziende che da sole producono più del 10 per cento delle emissioni totali rilevate in Europa per una determinata categoria. Fra esse figurano anche diverse società italiane, dislocate in tutto lo stivale. Segno che l’inquinamento di casa nostra non ha particolari preferenze geografiche. È complessivamente diffuso.
Per una questione di comodità, elenchiamo le “aziende tossiche” a partire dal nord. A sorpresa scopriamo che l’insospettabile Valle d’Aosta, rinomata per la sua aria salubre e per il suo ambiente incontaminato, vanta la poco invidiabile presenza, sul suo territorio di un mostro come la Magnesium Products of Italy di Verres, che da sola produce il 25,2 per cento del totale di fluoruro di zolfo nell’Unione europea.
Poco più a sud, la Radici Chimica di Novara, città il cui distretto industriale è finito nel mirino degli ambientalisti, che lo descrivono come un paesaggio post-atomico, sarebbe responsabile del 17,6 per cento del totale delle emissioni di protossido di azoto. Sempre da quelle parti, in provincia di Vercelli, località Valduggia, sorge la “Sitindustrie Internationa”, rinomata a partire da adesso per l’emissione del 25,9% dei composti organostannici, delle sostanze spesso usate per le vernici navali.
Seguendo la rotta del Po’ fino a Mantova e poi deviando a nord, si arriva dritti a Porto Marghera. Figuriamoci se il Mostro della Laguna poteva non far parte della lista nera. Lo stabilimento di Porto Marghera è responsabile del 25,1% del totale di esaclorobutadiene, meglio noto per questioni di sobrietà come Hcbd.
Scendendo a sud e sconfinando in Romagna troviamo l’azienda Hera, una discarica di rifiuti urbani e speciali non pericolosi (non per l’aria) con sede a Baricella (Bologna) che produrrebbe il 21,9 per cento del totale delle emissioni di metano nella Ue. Il Centro ecologico di Ravenna emette il 14,4% del totale delle emissioni di dicloroetano (DCE). Notizia dei giorni scorsi: Hera ha firmato il contratto definitivo per l’acquisto del 100% di Ecologia Ambiente, società che gestisce le attivtà del
Polo Ecologico di Ravenna. Se la fusione andasse in porto, l’Emilia Romagna si trasformerebbe in una piccola Hiroshima. Ti pareva se poteva mancare anche Nagasaki: l’impianto di trattamento chimico-fisico-biologico del depuratore di Lugo (Ravenna) produce il 12% del totale delle emissioni di azoto europee.
Andiamo a Sud. Lo stabilimento di Taranto Ilva, secondo l’Eper produrrebbe il 10,2% del totale delle emissioni di monossido di carbonio (CO), mentre dalle ciminiere dello stabilimento brindisino Enipower fuoriesce il 13,7% del totale delle emissioni di zinco. Non male.
Infine la Sardegna. Avremmo potuto prenderla in considerazione prima, quando eravamo ancora alle prese con i mostri del Regno Sabaudo. Ma abbiamo preferito la lezione di storia contemporanea piuttosto che quella di storia moderna. Lo Stabilimento Syndial di Porto Torres emette il 14,3% del totale delle emissioni di diossine e di furani. Il depuratore consortile di Olbia (Sassari) che produce il 10,1% delle emissioni di fosforo e il 18,4% di TOC. Chiudere con un doppio primato fa sempre effetto.
Dal sito www.alpmedia.net/ la segnalazione di uno studio francese sul consumo di suolo
La Federazione francese delle società per la pianificazione territoriale e lo sviluppo rurale (SAFER) ha pubblicato un libro bianco sul tema del consumo di territorio per il processo di urbanizzazione dal titolo "La fine del paesaggio?".
Sempre più terreni agricoli vengono costruiti e occupati da edifici residenziali e aree commerciali, così che il consumo di territorio progredisce velocemente e pericolosamente.
Questo sviluppo è particolarmente evidente nelle zone turistiche di montagna. In Alta Savoia, ad esempio, la competizione per il suolo ha assunto dimensioni minacciose. Ogni anno circa 7.000 persone si trasferiscono nella regione, innescando un consumo di superficie pari a 500 metri quadri per ogni nuovo abitante e 500 ettari per infrastrutture e opere di urbanizzazione. Se questo sviluppo proseguirà con lo stesso ritmo, la Valle dell'Arve sarà completamente edificata. Con le sue proposte, la Federazione intende avviare una discussione e influenzare un progetto di legge del Governo francese per una riforma dell'agricoltura e per l'assegnazione dei terreni.
Fonte: http://www.safer.fr/6-actualite/conf_livreblanc_12102004.htm (fr)
É sconcertante e, per molti aspetti, inquietante l’intervento di Marco Cipriano, consigliere regionale di Sinistra Democratica ( Un Expo possibile, pagina milanese del Manifesto del 2 dicembre scorso). Tutto subalterno allo stato di cose esistente. Non un cenno al pensiero unico che ha benedetto la candidatura di Milano e ne ha condiviso forma e sostanza. Il presidente della Provincia Penati si è addirittura attribuito una delega specifica Expo!? Non è da considerare disgraziata la città che punta le sue carte su un evento esterno (soprattutto nel senso di alterdipendente), come panacea ai suoi mali? E se la candidatura non verrà accolta? Perché non si entra nel merito della questione?
Cerchiamo di aprire gli occhi. Lo sanno tutti. Il progetto di candidatura di Milano a Expo 2015 è segnato inequivocabilmente ed irrimediabilmente (se non si organizza una seria opposizione e una seria alternativa) dal dominio della rendita e della speculazione immobiliare e finanziaria.
Conferma e porta avanti, con prepotenza ed arroganza (le critiche e le opposizioni anche giuridiche dei comitati di cittadini non contano niente: tolleranza zero!), i grandi ed orrendi interventi urbanistici (Fiera, Isola/ Garibaldi/Repubblica, Santa Giulia, Magneti Marelli e Cascina San Giuseppe, Porta Vittoria, il colosso cementizio del Cerba assieme alla Provincia, ecc.), il demenziale piano dei parcheggi che sta sventrando anche le zone archeologiche della città, la prevalenza delle strade e della gomma e del mezzo privato nel sistema della mobilità (riconferma dell’autostrada urbana “Gronda Nord”, tangenziali, Brebemi, ampliamenti degli accessi autostradali alla metropoli, ecc.). Riusciamo ad immaginare gli effetti disastrosi sull’ambiente e sulla qualità della vita urbana?
Anche di fronte ai cambiamenti climatici, siamo sicuri che si arrivi al 2015 “sani e salvi”, se non si interviene subito sull’attuale situazione di congestione degrado e crisi ecologica con progetti e piani che avviino un radicale cambiamento del modello di sviluppo e delle forme di governo metropolitano e sovracomunale?
Convinto della bontà in sé dell’evento fieristico e mercantile, Cipriano arriva addirittura a proporre una “legge di scopo: pensata solo e soltanto per l’Expo”: una vera e propria aberrazione! E’ una bella trovata per dare un’altra mano al rafforzamento del progetto del centro-destra, di Moratti e Formigoni!
L’ultima chicca arriva dall’affermazione finale di Cipriano che santifica l’Expo come “un’opportunità per rilanciare la città metropolitana: una città ridisegnata (dai cementificatori?), rinnovata, vivibile per chi la abita e fruibile per chi la frequenta”. E’ l’ennesima ritualistica invocazione general generica che viene ripetuta da almeno un trentennio. Vogliamo davvero mettere con i piedi per terra la questione della democrazia urbana e della partecipazione protagonistica dei cittadini (in particolare di quelli più consapevoli ed attivi e critici che operano nei comitati, nelle associazioni, nelle organizzazioni no profit ecc.)?
Si scoprirebbe allora che è da mettere in discussione il moloch del Comune unico di Milano, che comanda in modo autocratico; che danneggia le sue periferie e le sue circoscrizioni e i centri urbani dell’area metropolitana; che sminuisce e nullifica i compiti della Provincia, vaso di coccio tra il colosso Milano e lo “stato” Regione; che costituisce il vero ostacolo allo sviluppo della democrazia urbana e a quello economico sociale civile culturale dell’intera area metropolitana.
Perché non si prende l’iniziativa di attuare la Costituzione proponendo l’istituzione della Citta Metropolitana, come forma di governo sovracomunale e abolendo la Provincia di Milano e quella istituenda di Monza/Brianza? Perché non si contrasta la proliferazione di enti, fondazioni, agenzie, società miste che formano ormai una specie di giungla in cui i beni pubblici e i beni comuni vengono sbranati da interessi privati grandi e medi e piccoli e da clientele politico-partitiche?
Non voglio credere che le posizioni della Sinistra Democratica sull’Expo coincidano con quelle espresse da Cipriano. Perché non dare credito al Comitato NoExpo che per primo ha saputo porre la questione in chiave critica aprendo positivi spazi alternativi? Occorre riprendere ed allargare, fuori dai recinti degli addetti ai lavori e dei soliti noti e dalle liturgie ideologiche e partitiche, un dibattito serio ed approfondito, uno scambio di idee, conoscenze e proposte per arrivare a decidere che fare.
Giuseppe Natale, è promotore del Comitato per la Città Metropolitana
I Comuni, istituzioni originarie della potestà dei cittadini a governare il proprio rìterritorio, luoghi primordiali della partecipazione del popolo (demos) alla res publica, ambiti nei quali per prima si è praticata in Italia la pianificazione del territorio, sono generalmente ridotti a ben altro. La crisi della democrazia e degli strumenti della sua dialettica (i partiti), la forza dominante di poteri sempre più lontani dalla res publica e dagli interessi quotidiani dei cittadini (le corporations) stanno trasformando i comuni d’Italia in complici di una catena di comando manovrata da lontano, oppure in ammortizzatori dei disagi sociali da essa provocata.
L’utilizzazione della distribuzione delle risorse e delle responsabilità tra l’alto e il basso della piramide dei poteri formali è uno degli strumenti più spesso utilizzati per impoverire il ruolo dei comuni e per ridurlo a strumento di politiche decise altrove. I comuni sono sovraccaricati di compiti e alleggeriti di risorse. Ecco che sono convinti o costretti, sempre più spesso, a tradire il loro ruolo di parsimoniosi custodi del territorio nell’interesse dei cittadini di oggi e di domani, e a diventare promotori, facilitatori o passivi asseveratori di attività immobiliari che trasformano pesantemente il territorio, contribuendo al suo degrado. Le cronache dei giornali e il passaparola di chi osserva il territorio con sguardo pulito rende nota una grande quantità di episodi di questo genere, di cui su eddyburg ospitiamo solo una piccola parte: la punta di un iceberg.
Ma ci sono comuni che resistono, che remano coraggiosamente controcorrente, che sperimentano iniziative di governo responsabile del territorio che a loro è stato affidato. Le varie forme di partecipazione (nella formazione dei bilanci, nella predisposizione degli strumenti urbanistici, nella scelta progettuale su trasformazioni puntuali del territorio) sono in questi comuni un modo per rafforzare il potere delle istituzioni democratiche e per allargare il consenso sulle decisioni giuste, oneste, ispirate a una visione lungimirante del bene comune. È questo che anima soprattutto la rete che collega i comuni interessati alla costruzione e sperimentazione di un “Nuovo Municipio”, e la sua Associazione (Associazione Rete del Nuovo Municipio, ARNM).
La recente assemblea nazionale dell’ARNM (Roma, 22-24 novembre 2007) ha diffuso un documento che registra la gravità della situazione attuale e avanza alcune proposte strutturali: capaci cioè di riformare il modo in cui i comuni operano modificando l’assetto della ripartizione dei cespiti finanziari tra le diverse istituzioni della Repubblica.
Il documento (inseriamo in calce il link al testo integrale) rileva innanzitutto come la crescita culturale e politica dei Nuovi municipi e l'estensione delle pratiche partecipative “si scontrino sempre più spesso con il consolidarsi di intrecci lobbystici tra interessi economico/finanziari e rappresentanze politiche, anche locali, di pari passo con la crisi della rappresentanza che ha colpito in misura crescente le diverse parti della società”.
L’ARNM denuncia la ridotta autonomia finanziaria che “rende i Comuni di fatto ostaggi della dipendenza da ICI e oneri di urbanizzazione, basi delle quote disponibili dei bilanci comunali, project financing, e strumenti analoghi. Questo stato di cose – prosegue il documento - combinato con i tradizionali interessi della rendita fondiaria e immobiliare e con i nuovi appetiti finanziari, ha finito per necessità con l'alimentare un meccanismo perverso che produce l'urbanizzazione e l'edificazione di nuove aree agricole, con conseguente consumo di suolo, devastazione del paesaggio, perdita di identità sociali, rischi ambientali, crescente insicurezza per la sempre maggiore estensione e monofunzionalità delle aree urbanizzate”.
Il documento si conclude con una serie di proposte concrete, non solo di ordine fiscale e finanziario, sulle quali sia l’iniziativa politica che la discussione sono aperte. Anche su questo sito.
IN GERGO burocratico si chiama variante AP8.
Detto così non significa granché. In realtà è un capannone di 6.200 mq che sta per sbucare non nella solita anonima periferia industriale, ma nel cuore del Chianti (vedi foto), a ridosso delle colline lungo il torrente Borro di Uzzano che finisce nel fiume Greve.
Insomma, siamo nel Comune di Greve in Chianti. È qui che alcuni cittadini hanno dato vita al comitato di Uzzano, con alleati di grido come Legambiente, il circolo il Passignano e l’Associazione San Casciano per la tutela dell’ambiente. Insieme stanno cercando di convincere il sindaco Marco Hagge a rivedere quelle che loro definiscono «le politiche di cementificazione selvaggia». Naturalmente, chi ha le redini del Comune non sarà dello stesso avviso. ma ultimamente a Greve in Chianti si discute molto di urbanistica e si decide anche. Solo sul Burt del 7 novembre scorso sono state pubblicate le varianti al piano strutturale denominate Variante del Pian di Fazio, Spineto e la AP8 nella zona Montecalvi San Pietro. I comitati però puntano i piedi: secondo loro «questi provvedimenti non tengono alcun conto del patrimonio paesaggistico ». La denuncia è molto forte. L’esempio più clamoroso, sarebbe appunto, questo mega capannone di oltre 6 mila mq, (per la lavorazione di insaccati), che dovrebbe nascere su un ampio lembo di terreno, catalogato ad alto rischio idrogeologico dalla stessa Provincia di Firenze. Lungo i tornanti della strada regionale 222, a ridosso di cascinali e ai piedi del Castello di Uzzano, è stato progettato questo insediamento industriale, un vero e proprio outlet della carne, in una zona a vincolo paesaggistico.
Il nuovo centro di lavorazione e commercializzazione di salumi e prosciutti, sarà lungo 160 mt ed avrà una profondità di 34 metri, l’altezza prevista è di 7 metri, in gran parte interrata, facendo comunque vedere la facciata che avrà una superficie di 1120 mq. Interrare significa sbancare la collina fino a 34 metri di profondità, in una zona a rischio idrogeologico.
Non sarà un’altra vicenda tipo Monticchiello, non ci sono appartamenti da costruire, ma anche questo è un caso che chi amministra dovrebbe prendere con le molle.
È la bella Toscana, a chiederlo.
Nota: inutile forse sottolineare come quanto appare abbastanza evidente in un ambiente delicato e fortunatamente ancora abbastanza “povero” di casi del genere, sia l’ignorata normalità in altri casi, dove uno “sviluppo” semplicemente idiota e non governato continua a consumare territorio prezioso. Forse l’esempio più vistoso è quello dell’ insediamento a nastro centrale padano, ma non mancano sicuramente altri casi, che invitiamo i lettori a segnalarci e documentare (f.b.)
Già ricordati nell'editoriale di Rossana Rossanda sul manifesto di domenica scorsa, il terremoto di Lisbona del 1755 e il dibattito che suscitò fra i filosofi dell'illuminismo tornano alla mente in una sorta di associazione spontanea con la tragedia del sud-est asiatico di oggi. E più che i due eventi, a suscitare l'associazione è il loro impatto sull'immaginario dei contemporanei, allora e oggi. A ricostruire quello di allora fa da guida un libro uscito qualche mese fa a cura di Andrea Tagliapetra, Sulla catastrofe. L'illuminismo e la filosofia del disastro (Bruno Mondadori), che raccoglie e commenta gli scritti di Voltaire, Rousseau e Kant sull'evento e traccia alcune piste di riflessione non banali per l'oggi. Scrive Tagliapietra che allora non fu tanto l'entità, pur immensa, della tragedia a fare del terremoto di Lisbona un evento del pensiero oltre che della storia: altri e più terribili cataclismi (il terremoto di Lima del 1746, 20.000 morti, quelli di Qili e Pechino di pochi anni prima, 200.000, quello dei Caraibi del 1693, 60.000, nonché quello dello Huaxian nel `500, 800.000) non lo erano diventati. Fu piuttosto l'effetto di vicinanza a colpire la nascente opinione pubblica europea, amplificato dalla contemporanea espansione del sistema della stampa. Lisbona, che contava all'epoca 275.000 abitanti e govenava un impero già provato dalle guerre coloniali con l'Olanda ma ancora esteso su tre continenti, era la porta dell'Europa sull'oceano e sul Nuovo Mondo, e il suo crollo, puntualmente descritto e comunicato da gazzette e volantini, colpì al cuore l'immaginario dell'espansione e l'ottimismo della conquista. «Il terremoto fu percepito come un evento che, mentre suscitava antichissimi interrogativi sul male, su Dio, sulla natura, la giustizia, il destino dell'uomo, poneva al contempo la cultura europea sulla soglia di qualcosa di nuovo. Sorgeva un mondo in cui si discuterà sempre meno di peccato e di colpa, e sempre più di catastrofe e di rischio, si smetterà di risalire ogni volta alle logiche apocalittiche del diluvio universale e si lasceranno parlare i sistemi descrittivi e gli apparati empirici della geologia e delle scienze della terra». Evento di passaggio: dai piani di Dio alla responsabilità degli uomini. Gli scritti di Voltaire, Rousseau e Kant documentano questo passaggio. La morte dell'ottimismo del migliore dei mondi possibili, decretata da Voltaire nel Poema scritto per l'occasione e nel Candido. La risposta di Rousseau, con il dito puntato sulle colpe dei mortali («la natura non aveva affatto riunito in quel luogo 20.000 case di sei o sette piani») e la speranza spostata dai disegni divini alle possibilità rivoluzionarie umane. L'analisi di Kant, minutamente condotta sulle cause fisiche e geologiche del disastro. Il mondo è nelle mani di chi lo abita: questo si dice, e si impone, la coscienza europea di fronte a una catastrofe che segna l'inizio della modernità. E tuttavia, e contraddittoriamente, nello stesso momento il fantasma della catastrofe si installa nel cuore della modernità stessa: la possibilità permanente del disastro diventa l'altra faccia, il lato d'ombra, l'inconscio persecutorio e minaccioso della responsabilità rivendicata e dichiarata. La modernità nasce in questa tensione fra l'imminenza della catastrofe e le strategie della sua prevenzione e del suo contenimento.
E si rinnova e si ripete in questa stessa tensione, viene da dire di fronte ai dibattiti di oggi sull'apocalisse naturale asiatica, o dell'altro ieri sull'apocalisse politica dell'11 settembre (che non a caso suscitò anch'essa più di un riferimento all'«evento filosofico» del terremoto di Lisbona). Con la differenza che mentre nella nascente opinione pubblica europea dio lasciava il posto alla responsabilità umana, oggi il movimento è piuttosto l'inverso, e sotto varie maschere dio viene invocato a copertura delle responsabilità umane. Un altro segno del processo di decostruzione all'indietro della modernità a cui la post-modernità ci fa assistere. O forse il segno che né le maschere di dio né il totem della responsabilità bastano a fare i conti con la dimensione imperscrutabile della storia che è fatta di caso, accidente, incidente.
Non sono molti, in Italia, gli storici che si siano occupati di ambiente. E che abbiano raccontato le vicende dei fiumi, delle colline, delle pianure e delle paludi. E di come gli uomini se ne siano serviti, spesso correttamente, spesso abusandone. Con la storia delle risorse naturali si cimenta da tempo Piero Bevilacqua, professore di Storia contemporanea all'Università "La Sapienza" di Roma, che prova a ricostruire il nostro passato non limitandosi alle dinamiche dell'economia o alla vita sociale e politica, ma attribuendo dignità di soggetto storico alle forze ambientali. Non è difficile intendere quanto questa indagine torni comoda per capire cosa accade nel nostro paese ogni volta che un acquazzone si abbatte più irruento del solito. L'ultimo lavoro di Bevilacqua è appena uscito, si intitola Ambiente e risorse nel Mezzogiorno contemporaneo: è un volume curato insieme a Gabriella Corona e raccoglie studi di giovani ricercatori sulla legislazione forestale nei secoli scorsi, sull'idea di territorio in età giolittiana, sulla storia della biodiversità, della pesca, delle bonifiche e dei sismi (Donzelli, pagg. 329, lire 45.000). Di qualche anno fa è Tra natura e storia (ora ripubblicato sempre da Donzelli, pagg. 224, lire 35.000).
Professor Bevilacqua, al Nord e al Centro si continua a morire travolti da un'alluvione. Ma si può cominciare questa intervista ricordando che esattamente vent'anni fa un terremoto distruggeva l'Irpinia e parte della Basilicata. Morirono tremila persone. Abbiamo riflettuto a sufficienza su quella tragedia?
"No. Ma bisogna distinguere. La storiografia, generalmente insensibile alle questioni ambientali, ha raggiunto livelli di eccellenza nell'indagine su questi eventi. L'Istituto nazionale di geofisica di Bologna ha pubblicato un Catalogo dei forti terremoti in Italia dal 461 a.C. al 1990 di straordinario rilievo. Con la storia dei terremoti si realizza l'antico detto della historia magistra vitae".
In che senso?
"La memoria è la nostra geologia: apprendiamo da uno studio di Emanuela Guidoboni che negli ultimi cinquecento anni in Italia ci sono stati centosettantaquattro terremoti distruttivi, in media uno ogni tre, quattro anni. In Sicilia e in Calabria, le regioni più disastrate, la media è rispettivamente di uno ogni 17 e 19 anni: almeno una generazione di persone che vivono lì affronta una ricostruzione sismica".
Sono dati terribili.
"Non sono finiti. Nel secolo che si è chiuso sono morte 200.000 persone. E il costo dei sismi accaduti negli ultimi trent'anni ammonta a 180.000 miliardi di lire".
Lei parlava di historia magistra vitae. Non sembra che la comunità nazionale tenga conto di questi studi. O no?
"Purtroppo non ne fa buon uso. Siamo affetti, classe dirigente e semplici cittadini, da un abbaglio tecnologico, che ci fa perdere di vista un dato storico: la fragilità del nostro territorio. Implicitamente ci sentiamo sicuri, non ci sembra possibile che un paese che ha raggiunto simili livelli di benessere soccomba di fronte a un evento naturale".
Da dove deriva questa mitologia?
"Il sapere medio è povero di competenze geografiche e naturalistiche. Un uomo colto dell'Ottocento le maneggiava invece con dimestichezza: prenda il caso di Giustino Fortunato. Poi è prevalsa una certa vulgata idealistica. Nelle scuole la geografia è stata messa ai margini. Oggi una persona di buona cultura stenterebbe a riconoscere cinque, sei alberi fra i più frequenti del nostro paesaggio".
Stiamo negando un passato di grandi conoscenze. E' questo che vuol dire?
"Esattamente. L'Italia ha inaugurato la scienza idraulica moderna. Nel Nord del paese esistevano due grandi emergenze: la pianura Padana e la laguna veneta. La pianura padana è fra i più intricati sistemi idrografici del mondo. Dal Medioevo in poi tante fonti storiche segnalano la questione. E per secoli è proseguito lo sforzo affinché si rendesse agibile quella pianura. Nell'Ottocento gli idraulici sostenevano che il Po fosse frutto del lavoro umano, un fiume costruito, tanto imponenti erano stati i lavori per condurre in un unico argine la quantità di bracci in cui il corso si disperdeva. Carlo Cattaneo definisce il Po "un immenso deposito di fatiche". Nel XVII secolo fu attuata una gigantesca opera idraulica, rimasta senza pari: venne dirottata la foce del fiume per evitare che scaricasse materiali nella laguna veneta".
E arriviamo a Venezia. In un suo saggio di alcuni anni fa, Venezia e le acque, lei sosteneva che la legittimazione a governare la città dipendeva dalle capacità idrauliche della sua classe dirigente, che doveva dimostrarsi in grado di salvaguardare la laguna dall'interramento...
"In quel libro cercavo di raccontare la storia mirabile di un successo tecnico. Una grande opera fu anche la deviazione del fiume Brenta che, come il Po, alterava l'equilibrio della laguna scaricandovi le sue scorie. E a quella seguirono altre iniziative in diverse regioni. Basti ricordare la colmata della Val di Chiana, o il canale Cavour, costruito nell'Ottocento". Come si è arrivati al dissesto e alla noncuranza di oggi? "In seguito a tanti processi. In primo luogo la riduzione delle superfici agricole. Ancora nel 1951 ventisette milioni di ettari erano coltivati. Oggi sono quindici".
Ma il minore sfruttamento della terra non arreca anche vantaggi?
"No, se al posto dell'agricoltura subentra un insediamento cementizio, che impermeabilizza il terreno. Inoltre le trasformazioni nei metodi di coltivazione, pur necessarie per ricavare più reddito, possono provocare effetti negativi sulla tenuta del territorio".
Mi faccia un esempio.
"E' necessaria una premessa. Gli idraulici dell'Ottocento avevano capito che la dorsale appenninica andava incontro allo scivolamento di materiali disgregati dalle vette verso valle, all'erosione delle rocce. Questi eventi provocavano un colmamento delle zone costiere. Nei secoli passati, secondo molte fonti, i problemi erano attutiti dai contratti di mezzadria che imponevano ai contadini di restare nei fondi e di controllare i movimenti della terra e delle acque. Si costruivano i muri di sostegno, e se si sfaldavano si riparavano. Si deviavano i fiumi, si bonificavano le colline, indirizzando l'acqua piovana, si riempivano i fossi, si addolcivano le pendenze con le colmate. Buona parte del profilo collinare toscano è il prodotto di questa manutenzione".
E ora, invece, cosa accade?
"Prevale il lavoro meccanico, che insieme a tanti vantaggi ha provocato anche danni. Un trattore per arare un terreno va in direzione della massima pendenza. Scende e poi risale, agevolando i fenomeni franosi. Troppo spesso i vigneti sono sistemati in verticale. Un tempo, invece, o si costruivano i terrazzamenti oppure si procedeva "giro poggio", come si diceva, tagliando orizzontalmente e dolcemente la collina".
Ma è impossibile arrestare il processo di meccanizzazione.
"D'accordo. Ma resta il fatto che, storicamente, una delle cause dei fenomeni franosi che angustiano le zone appenniniche o le Prealpi è lo spopolamento delle colline interne. E le frane si abbattono sulle pianure inverosimilmente intasate sia dalle abitazioni che dagli stabilimenti industriali. Per non parlare delle costruzioni abusive, tirate su nelle golene o sui greti dei fiumi. E' difficile far tornare i contadini sulle alture, ma allora inventiamoci altri sistemi per non abbandonarle".
A cosa pensa?
"Dieci anni fa la Comunità europea ha varato un programma che si chiama "set aside" e consiste nel disincentivare le coltivazioni - tenga conto che i magazzini europei sono pieni di eccedenze - e nel favorire sui pendii le colture biologiche o la forestazione. Nei secoli scorsi, in particolare al Sud, le alluvioni sono state frenate dai boschi. In Calabria, prima dell'Unità, si procedette a una bonifica dei corsi alti dei fiumi che, raccontano molte memorie, erano pescosissimi e adesso sono ridotti a discariche. E' possibile che non si riesca a formare botanici, biologi, geologi? Nelle amministrazioni statali preunitarie figuravano molte più competenze di quante, in proporzione, ce ne siano oggi".
Lei accennava ai difetti della storiografia contemporanea. Vogliamo chiudere la conversazione su questo?
"Da noi prevale una formazione umanistica e solo umanistica. La storia politica è indispensabile, ci mancherebbe. Ma è possibile che non ci si spinga mai a dialogare con altri saperi, come quelli geografici o agronomici? Quando mi occupo di queste ricerche i miei interlocutori sono i geologi e gli urbanisti. Il mio libro Tra natura e storia non è stato né recensito né segnalato su nessuna rivista storica specializzata. In Germania o in Francia la situazione è diversa. Eppure noi siamo un paese molto più vulnerabile: io credo che nella mitologia popolare la salvaguardia secolare di Venezia possa avere lo stesso rilievo degli Orazi e Curiazi".
I responsabili delle morti, delle malattie e dell’inquinamento del petrolchimico di Marghera ora hanno qualche nome e qualche faccia. La Corte d’appello di Venezia, infatti, ha ribaltato la sentenza del processo di primo grado che aveva assolto tutti gli imputati e ha condannato cinque di loro ad un anno e mezzo di reclusione per l'omicidio colposo dell’operaio Tullio Faggian, uno dei lavoratori morti per l’avvelenamento dal cloruro di vinile monomero (Cvm) emesso dall’impianto industriale veneto. I condannati sono Emilio Bartalini, Renato Calvi, Alberto Grandi, Piergiorgio Gatti, Giovanni D'Arminio Monforte. Condanne parziali certamente, ma che confermano la tesi accusatoria, ovvero che le numerose morti e malattie che hanno colpito i lavoratori di quell’azienda sono state provocate proprio dall’inefficienza dei controlli sulle emissioni e dalla scarsa attenzione dei dirigenti alla tutela della salute di chi ha lavorato una vita al Petrolchimico e lì quella vita l’ha pure persa.
Si gira così la buia pagina del 2 novembre 2001, quando i 28 imputati, tutti dirigenti o ex dirigenti di Montedison, Enimont e Enichem, furono assolti, lasciando senza colpevoli il disastro ambientale di Marghera. Finisce invece in prescrizione il reato di omessa collocazione di impianti di aspirazione dal 1974 al 1980. Prescrizione che comunque riconosce la fondatezza del reato. La Montedison è stata considerata responsabile civile delle morti per Cvm registrate tra il 1973 e il 1980. Ora dovrà risarcire con 50mila euro le famiglie e con 8mila euro i figli delle vittime, oltre a farsi carico di tutte le spese processuali.
«Purtroppo - ha commentato il pm di Venezia Felice Casson - la giustizia è arrivata troppo tardi. È un processo che si sarebbe dovuto fare vent'anni fa. Vent'anni fa avrebbero condannato tutti, come conferma la sentenza di oggi».
«Questa sentenza dimostra il reato di disastro ambientale» gli fa eco Legambiente «Viene dimostrata la relazione tra il modo di impostare e condurre l'impresa e le pesanti conseguenze sulla popolazione e i lavoratori, fornendo uno strumento in più per il futuro: una riconversione della logica industriale che garantisca il rispetto della salute dei lavoratori e dei cittadini, dell'ambiente e della legge».
Anche il prosindaco di Mestre, Gianfranco Bettin, ha voluto commentare la sentenza: «La giustizia ha battuto un colpo importante oggi nell'aula bunker di Mestre. Il Tribunale ha riconosciuto l'esistenza di reati, cioè di offese alla salute dei lavoratori e all'ambiente. Per alcuni reati, per la prima volta, ci sono delle condanne. Per altri – osserva Bettin - è intervenuta la prescrizione a riprova che la lentezza della giustizia è la miglior garanzia, anche in assenza di complicità, per i potenti. E a riprova che i tentativi in corso, in Parlamento, di abbreviare i termini di prescrizione dei reati sono un ulteriore servizio ai potenti e ai delinquenti».
Il governo cinese si prepara a "bombardare" chimicamente i cieli per provocare la pioggia: è l´estremo rimedio allo studio, contro l´apocalisse di sabbia e polveri tossiche che si è abbattuta da una settimana su Pechino e tutte le regioni settentrionali del paese. Una miscela esplosiva di inquinamento e intemperie naturali è all´origine dell´emergenza ambientale.
Le tempeste che soffiano dalla Mongolia Interna, alimentate dalla deforestazione e dalla desertificazione, hanno scaricato su Pechino nella sola notte fra lunedì e martedì 20 grammi di polveri per ogni metro quadro, l´equivalente di 300.000 tonnellate di sabbia cadute sugli abitanti della capitale. Il disastro colpisce anche la città portuale di Tianjin, le provincie dello Shanxi, Hebei e Shandong. L´immensa nube giallastra ha ricoperto 1,61 milioni di chilometri quadrati, colpendo 562 città e 200 milioni di abitanti.
A Pechino strade, automobili, alberi e tetti delle abitazioni sono coperti da un fine strato di terriccio, il sole è invisibile da giorni, il cielo è grigio antracite. I vortici di vento in una megalopoli afflitta da mesi di siccità rendono l´atmosfera irrespirabile. Le sabbie del deserto si mescolano alle polveri di migliaia di cantieri edili in azione, alle emissioni carboniche di un traffico automobilistico sempre più congestionato. L´ospedale Chaoyang di Pechino ha rivelato ieri che è triplicato il numero di pazienti ricoverati al pronto soccorso per problemi respiratori, la televisione di Stato Cctv conferma che tutte le strutture sanitarie sono assediate da persone colpite da malattie dei polmoni, degli occhi e della pelle. I mezzi di informazione lanciano appelli alla popolazione perché resti in casa, la polizia tenta di far chiudere i cantieri edili e coprirli con teli finché non si placano i vortici di polveri. È uno scenario da perfect storm, l´incubo che Pechino non avrebbe mai voluto avere, mentre mancano solo due anni alle Olimpiadi e le autorità di governo hanno promesso un drastico miglioramento delle condizioni ambientali. Mantenere quegli impegni oggi sembra un´impresa disperata.
La tempesta di sabbia è solo l´ultimo segnale di un degrado spaventoso degli equilibri ecologici. Normalmente queste tempeste stagionali provenienti dalle regioni desertiche della Mongolia avvengono con una frequenza media di sei all´anno, ma su Pechino se ne sono già abbattute otto dall´inizio del 2006. È un altro prezzo che la Cina sta pagando alla sua formidabile crescita economica. L´industrializzazione a tappe forzate che ha trasformato la Cina nella fabbrica del pianeta ha anche fatto esplodere i consumi energetici, alimentati a maggioranza dalle centrali elettriche a carbone altamente inquinanti. Le maggiori metropoli si avvicinano al collasso demografico: Chongqing supera i 30 milioni di abitanti, Pechino Shanghai Canton e Shenzhen si avvicinano alla soglia dei 20 milioni ciascuna. Con la motorizzazione privata sale inesorabilmente il livello delle emissioni carboniche nei centri urbani. Dall´inizio del 2006 Pechino ha avuto 16 giornate di "cieli puliti" in meno rispetto allo stesso periodo del 2005.
Il primo ministro Wen Jiabao, nel piano quinquennale presentato al Congresso il mese scorso, ha indicato la difesa dell´ambiente tra le priorità del suo governo. Ma finora i tentativi di arginare il dissesto ecologico sono insufficienti e inefficaci. Le campagne di riforestazione lanciate per creare dei cordoni di difesa naturale attorno a Pechino sono dei timidi palliativi, mentre la desertificazione avanza insieme con il prosciugamento di fiumi e laghi, nell´emergenza idrica provocata dall´industrializzazione. L´inquinamento prodotto dalla Cina si trasforma rapidamente in un problema planetario, si fanno frequenti i ritrovamenti di polveri tossiche cinesi nei cieli della Corea, del Giappone, della California e perfino della East Coast americana.
Proprio mentre Pechino soffoca sotto l´immensa nube gialla, procede verso la conclusione un cantiere della capitale che è il simbolo di una disperata lotta contro il tempo. È la nuova sede della facoltà di Scienze ambientali dell´università Tsinghua, frutto di una cooperazione italo-cinese che coinvolge il nostro ministero dell´Ambiente, il ministero della Scienza e della Tecnologia della Repubblica popolare, il Politecnico di Milano e lo studio di architettura Mario Cucinella. Il palazzo in costruzione nel campus della Tsinghua è un condensato di tutte le tecnologie più avanzate per il risparmio energetico e la tutela dell´ambiente. Dai vetri speciali isolanti ai pannelli per l´energia solare, dalle terrazze coperte di vegetazione ai dispositivi per l´illuminazione naturale, il Sieeb (Sino-Italian Ecological and Energy Efficient Building) è il prototipo di un nuovo modo di costruire. Ma visitare il cantiere in questi giorni offre uno spettacolo di un´ironia crudele. Le squadre di operai cinesi, incluse donne e ragazzi giovani, annaspano nelle nuvole di sabbia che sommergono i materiali avanzati spediti dalle aziende italiane. Le baracche-dormitorio dei muratori sono coperte dalle polveri. Il prezioso gioiello del design "verde" italiano è avvolto nella nebbia acre dello smog che brucia occhi e polmoni, mentre tutt´attorno il paesaggio urbano è una selva di grattacieli tirati su in tempi record, con criteri tutt´altro che eco-compatibili. La nuova sede della facoltà di Scienze ambientali sarà pronta per l´inaugurazione due anni prima delle Olimpiadi. È un altro record di velocità che va ad aggiungersi alle performance dell´edilizia cinese. Ma la promessa che quel cantiere rappresenta sembra allontanarsi ogni giorno.
Titolo originale: Beijing’s Quest for 2008: To Become Simply Livable – Traduzione per Eddyburg di Fabrizio Bottini
PECHINO, 27 agosto – C’è uno schermo vicno a Piazza Tiananmen che conta i giorni che mancano ai Giochi Olimpici dell’estate 2008, e ogni giorno appare prezioso: Pechino deve realizzare o rinnovare 72 impianti sportivi e strutture di allenamento, asfaltare 59 nuove strade e completare tre nuovi ponti entro la cerimonia di inaugurazione.
Un compito che travolgerebbe la maggior parte delle città, ma Pechino è tanto efficiente nel versare cemento che il Comitato Olimpico Internazionale ha chiesto di rallentare, anziché terminare le realizzazioni troppo presto. Molto più difficile per Pechino sarà, invece, mantenere la promessa di ospitare un’Olimpiade “verde”, oltre all’obiettivo della nuova variante del piano regolatore generale: diventare “una città sostenibile per abitare”.
”È un concetto nuovo per noi” ha dichiarato Huang Yan, vice direttrice della commissione urbanistica, presentando il piano regolatore in aprile. “Non ci avevamo mai pensato prima”.
Per i 15,2 milioni di abitanti di Pechino, quel commento non rivela niente di nuovo. La città è intasata da ingorghi di traffico, col numero delle automobili che è più che raddoppiano in soli sei anni. La qualità dell’aria, dopo anni di continuo miglioramento, di recente si è assestata per alcuni indici, e ha iniziato a peggiorare per altri, mentre Pechino si colloca sempre fra le peggiori città del mondo per quanto riguarda l’inquinamento atmosferico. La fornitura idrica è tanto al limite, che molti esperti hanno chiesto il razionamento.
Anche con l’incombente obiettivo delle realizzazioni olimpiche in corso nei settori settentrionali della città, il sindaco aggiustatutto Wang Qishan ha dichiarato che i suoi pensieri sono rivolti spesso a questioni non-olimpiche. In un discorso all’inizio dell’anno, Wang diceva di essere assediato dalle proteste pubbliche, e “le questioni calde sono sempre spazzatura, fogne, gabinetti pubblici e traffico”. La città è piena di migliaia di vecchie e puzzolenti latrine pubbliche, che sta velocemente cercando di sostituire.
”Ovunque guardo” ha riportato l’organo ufficiale governativo in lingua inglese China Daily, “sembra che ci siano problemi”. L’unica persona che non si lamenta, secondo il sindaco, è sua moglie.
Non è sicuro, che Pechino riesca a tradurre il suo teorico abbraccio alla “vivibilità” in veri miglioramenti nella qualità della vita, in una città che spesso appare come un immenso cantiere (ce ne sono, più o meno, 8.000 aperti).
Gli osservatori sono scettici. Attribuiscono le attuali intenzioni dichiarate di Pechino al fallimento delle precedenti politiche di piano, e incolpano il governo per uno sviluppo rampante, che ha distrutto molta parte della città storica, producendo il guazzabuglio di quella nuova emergente.
”La cattiva urbanistica degli scorsi decenni è diventata motivo di imbarazzo per l’amministrazione” dice Wang Jun, il cui libro best-seller, “Storia di una città”, documenta la demolizione di molti quartieri storici “ hutong”, le vecchie e densamente popolate énclaves di vicoli stretti e tortuosi con le cadenti case a corte.
Wang afferma che Pechino non si è mai ripresa dagli anni ‘50, quando il principale storico dell’architettura nazionale Liang Sicheng ammoniva che distruggere gli hutongs avrebbe portato a traffico e inquinamento, e chiedeva urgentemente a Mao di conservare le antiche mura Pechino. Invece, Mao le demolì in quanto simbolo del feudalesimo cinese.
Più di recente, gli hutongs sono stati demoliti spostando un imprecisato numero di migliaia di persone, per far spazio alle migliaia di nuovi intervento che si sono ingoiati la città.
”Ora le vecchie previsioni sono realtà” dice Wang dell’inquinamento e del traffico.
La costante pressione, su Pechino e le altre città cinesi, è quella dell’immigrazione. La Cina è nel mezzo di uno dei momenti di urbanizzazione più rapidi della storia, con 300 milioni di persone che si prevede migreranno verso le città nei prossimi 15 anni.
La popolazione della sola Pechino potrebbe superare i 21 milioni entro il 2020, se la crescita continua al ritmo di oggi.
La signora Huang dice che gli urbanisti sono stati obbligati e rivedere le priorità. Pechino ora comprende una vasta area geografica, per la maggior parte montagnosa e punteggiata da villaggi rurali.
Il nuovo piano generale vuole creare centri satellite suburbani per allentare le pressione demografica sul centro. L’industria manifatturiera, per esempio, sarà concentrata a est, l’alta tecnologia a ovest. La signora dice che l’accesso limitato all’acqua e le carenze energetiche nazionali hanno reso essenziale una pianificazione più attenta.
”Nel passato, non pensavamo alla questione delle risorse” dice. “Ci concentravamo esclusivamente sullo sviluppo”.
Il Partito Comunita al potere considera le Olimpiadi come il comitato di benvenuto della Cina verso il resto del mondo, e tutta Pechino sta aspettando il 2008. Il governo ha deliberato che i principali progetti vengano completati diversi mesi prima della cerimonia di apertura. Le strutture olimpiche saranno terminate entro la fine del 2007.
Ma non è ancora chiaro se Pechino sarà in grado di rispettare gli obiettivi della propria promessa olimpica “verde”. I funzionari si sono impegnati a spostare alcune fabbriche, a chiuderne altre. Migliaia di camion e taxi pesantemente inquinanti sono stati sostituiti da veicoli con rigidi limiti per quanto riguarda le emissioni.
Lo scorso anno, i funzionari municipali hanno festeggiato quando Pechino, anche se solo per un pelo, ha rispettato l’obiettivo di 227 giornate cosiddette “Cielo Azzurro”, basato sui livelli di tre principali sostanze inquinanti nell’atmosfera.
Ma alcuni abitanti erano tanto scettici da accusare il municipio di manipolazione dei dati. Un recente rapporto dell’ufficio ambientale dell’ambasciata USA a Pechino ha riconosciuto l’incremento delle giornate “Cielo Azzurro”, ma sottolinea che gli standards utilizzati sono meno rigidi di quelli americani. Il rapporto rivela che il numero dei giorni con “livelli di inquinamento estremamente nocivi” è caduto da 17 a 5, e che l’indice generale è invece risalito sull’arco annuale.
Lo studio ha anche rilevato che i livelli di alcuni particolati nell’aria erano di parecchie volte più alti che nelle principali città americane, e che Pechino potrebbe non raggiungere l’obiettivo dell’adeguamento ai criteri di qualità dell’aria dell’Organizzazione Mondiale della Sanità entro il 2008.
L’impennata nell’auto privata – il cui numero sta raggiungendo i tre milioni – diminuisce i vantaggi ottenuti dalle azioni su camion e taxi inquinanti. Le auto private sembrano sempre più incombenti sulla città, e il comune risponde con una frenetica costruzione di strade, anche se si espandono metropolitane e ferrovie leggere. “Essenzialmente, è come usare il modello Los Angeles per risolvere il problema di New York” commenta lo studioso Wang Jun.
Los Angeles, naturalmente, potrebbe anche fornire un po’ di ispirazione a Pechino, avendo ridotto drasticamente i propri livelli di inquinamento.
Anche ora, ci sono momenti in cui l’inquinamento cade, e Pechino si rivela per quello che potrebbe essere. In agosto, dopo una serie di forti piogge, il cielo era oltremodo azzurro e si vedeva chiaramente il cerchio di montagne irregolari attorno alla città.
Ma sono giornate rare. Non lontano dalla Piazza Tiananmen, l’ufficio urbanistica municipale offre qualche immagine di come si spera apparirà Pechino entro il 2008, con un impressionante modello in scala: il quartiere degli affari snello gruppo di torri avveniristiche; il complesso olimpico che si eleva elegante a nord, circondato da spazi verdi; l’antica Città Proibita al centro.
Appare tutto ordinato, persino possibile, ma forse è solo perché manca qualcosa di importante: in quel modello non ci sono quasi persone, o automobili.
Nota: il testo originale al sito del New York Times (f.b.)
Non è pazza la mucca. È pazzesco tutto ciò che la circonda, sostiene Piero Bevilacqua, storico dell' Università di Roma. E cioè: un' agricoltura che ha smarrito le sue regole, riducendosi ad essere il ramo subalterno dell' industria chimica; i luoghi di allevamento degli animali che si sono trasformati in «ospedali zootecnici per la produzione di carne e latte su larga scala»; la totale artificialità in cui è precipitato un ambiente «che confligge sempre più apertamente con la vita reale» e con la sua storia millenaria e che ora si consegna alle modificazioni genetiche. La mucca è savia. Le ragioni storiche della crisi alimentare europea si intitola il libro che Bevilacqua sta per pubblicare da Donzelli (pagg. 144, euro 11,30: esce lunedì) e che piomba alla vigilia del vertice Fao dove anche di questo si discuterà. Bevilacqua è il principale storico dell' agricoltura italiana (suoi i tre volumi editi da Marsilio fra il 1989 e il 1991), è studioso del paesaggio e del territorio: non è possibile, secondo lui, raccontare la vicenda umana senza calarla in un contenitore naturale, senza intrecciare la storiografia con i dati materiali della vita collettiva, arricchendola con altre discipline, la geografia, l' agronomia, la chimica. Perché, professore, la mucca non è pazza?
«Perché è il risultato rigorosamente coerente del modo di produzione agricolo che si è affermato nell' età contemporanea». Niente di sorprendente? «Il morbo della Bse ha un' origine fortuita. Ma la storia non è mai una catena di ovvie casualità. È molto probabile che l' infezione si sia diffusa attraverso le farine animali ottenute incenerendo carcasse di montone. Mi domando: perché mai un animale erbivoro come la mucca si è cibato di farine animali?».
Giro a lei la domanda.
«È la conseguenza della trasformazione imposta all' allevamento degli animali, che nella maggioranza dei casi sono ingrassati in una condizione di patologia controllata».
Che cosa vuol dire?
«Vuol dire che i grandi allevamenti sono dei laboratori in cui si fanno sperimentazioni. Gli animali sono nutriti con i mangimi, e dosi e qualità sono controllate solo dagli allevatori e non dagli animali stessi. Le cose che mangiano, il fatto che restino immobili, stretti l' uno all' altro, provocano ai bovini malattie che vengono curate con ormoni, vitamine, antibiotici, antiparassitari. È un' industria ospedaliera della carne».
È anche un circolo vizioso.
«Sì. Più si rende artificiale la vita degli animali, più sono necessarie iniezioni di artificio per contenere i danni provocati dall' artificio».
Un paradossale gioco di parole. Quando è iniziata questa trasformazione?
«Fino alla seconda guerra mondiale, gli allevamenti europei conservano un certo equilibrio fra la vita libera degli animali e la vita in stalla. L' allevamento arricchisce il paesaggio agrario, stabilizza gli equilibri ambientali. E il bestiame fa parte di un' azienda agricola, fornisce il letame per la concimazione e mangia i foraggi coltivati. Le stalle servono per proteggere gli animali, ma ogni buon allevatore ottocentesco sa che non può tenere una mucca troppo tempo al chiuso. Tutta la letteratura agronomica del XIX secolo insiste perché non manchino l' aria, la luce, il moto e anche il fango e la pioggia».
È l' introduzione dei mangimi che sconvolge queste regole?
«I mangimi sono il prodotto di una ossessione. Quella di fornire agli animali un' alimentazione più ricca per aumentare il loro peso. In Inghilterra, alla fine dell' Ottocento, si scopre che i panelli di semi usati per produrre olio fanno ingrassare i bovini».
Ma anche la convenienza economica favorisce questo uso. «Certamente. Ed è così, per l' ossessione di comprimere i costi, che negli ultimi anni siamo arrivati a incenerire le bestie morte, a sbriciolare anche zoccoli, peli, penne e interiora, e a servire questa farina ai bovini. Profitto e competizione hanno sovvertito tutte le leggi naturali». Quand' è che i mangimi sostituiscono il foraggio naturale?
«La chimica entra in scena a metà dell' Ottocento in Francia, Germania e Gran Bretagna. Ma a lungo convive con le tecniche tradizionali: prende il sopravvento soltanto un secolo dopo. Pensi che uno dei padri della chimica moderna, lo scienziato che elabora le formule per produrre concimi industriali, il tedesco Justus von Liebig...». ...quello dei dadi da brodo? «Sì, proprio lui. Bene, Liebig è fra i primi ad allarmarsi siamo intorno al 1840 per il fatto che l' agricoltura possa uscire dal grande circuito che le aveva sempre assicurato la vita. Ogni uomo, animale, essere vivente, diceva Liebig, consuma della materia minerale che deve essere restituita alla sua origine se si vuole che la vicenda produttiva continui».
Vale a dire?
«A quel tempo l' agricoltura è ancora inserita in un circuito vitale. La terra si concima con il letame animale e con i residui delle attività contadine, la cenere di legna o di torba, l' erba e il fogliame decomposto. E alla fertilità dei terreni contribuisce anche la città: si utilizzano i rifiuti domestici e lo stesso letame umano. Fra le pagine più belle del Goethe viaggiatore figurano quelle dedicate ai raccoglitori di immondizie per le vie di Napoli che trasportano il loro carico negli orti».
L' irruzione della chimica spezza questo cerchio?
«Sì, è un elemento estraneo. I mangimi e i concimi chimici sono prodotti industriali, non fanno parte del circolo millenario sul quale si è retta l' agricoltura».
Ma possiamo tornare ai modi di produzione dei secoli scorsi?
«Non è questo il punto. Dobbiamo domandarci però dove ci porta l' agricoltura intensiva e industriale».
Secondo lei dove porta?
«È già in un vicolo cieco. L' agricoltura europea accumula eccedenze, scivolando da una crisi di sovrapproduzione in un' altra. Tutte le volte che la tecnica umana assoggetta oltre un certo limite la natura, forse riesce ad aumentare temporaneamente la quantità di prodotto, ma alla lunga si trasforma in elemento di distruzione».
Per esempio?
«I concimi chimici aumentano la produttività, ma impoveriscono l' humus del terreno che diventa sempre più mineralizzato e quindi più soggetto alle erosioni. Più concime si mette, più ce ne vuole. Si saccheggiano le miniere di potassio e di fosforo, l' azoto avvelena le falde idriche, si inquina l' ambiente, si indebolisce la vita delle piante e scade la qualità dei prodotti. E poi i concimi producono parassiti. L' azoto modifica la fisiologia delle piante e le rende più vulnerabili agli insetti. Fin dagli anni Trenta si studia l' ipotesi che gli antiparassitari selezionino i parassiti, li rendano più potenti e producano nuove malattie».
Però antiparassitari, concimi e mangimi sono più economici.
«È vero fino a un certo punto. Dal 1910 al 1985 la produttività è cresciuta di quattro, cinque volte, l' impiego di concimi di sedici, diciassette volte, persino di venti in Spagna». Lo stesso vale per gli allevamenti? «In Germania una mucca dopo tre cicli di lattazione è ormai deperita. Un tempo un vitello viveva quindici anni. Oggi la media è sette. E sa come si fronteggia questa moria? Importando animali da tutto il mondo oppure aumentando le spese per le medicine e per i veterinari. La vicenda della Bse è uno dei più gravi casi di smacco dell' economia di mercato nell' ultimo mezzo secolo». Esistono alternative a queste pratiche agricole? «Per molte razze pregiate di bovini si adottano altre cure. È il caso della chianina in Toscana, della modicana in Sicilia, oppure della marchigiana o della podolica. Ma di un' agricoltura diversa si parla fin dagli anni Trenta, quando si compiono sperimentazioni biologiche e biodinamiche nel Nord Europa, negli Stati Uniti e in Australia. Viene recuperata molta tradizione, ma si utilizzano anche le nuove conoscenze dell' entomologia». Quali, per esempio? «Le piante hanno sempre vissuto in un ambiente biologicamente complesso. Accanto alle colture i contadini europei conservavano molte specie selvatiche, in cui si annidavano i cosiddetti insetti pronubi, quelli che divorano i parassiti. Questi sistemi sono un cardine dell' agricoltura diversa si parla fin dagli anni Trenta, quando si compiono sperimentazioni biologiche e biodinamiche nel Nord Europa, negli Stati Uniti e in Australia. Viene recuperata molta tradizione, ma si utilizzano anche le nuove conoscenze dell' entomologia».
Quali, per esempio?
«Le piante hanno sempre vissuto in un ambiente biologicamente complesso. Accanto alle colture i contadini europei conservavano molte specie selvatiche, in cui si annidavano i cosiddetti insetti pronubi, quelli che divorano i parassiti. Questi sistemi sono un cardine dell' agricoltura biodinamica. Oggi invece si tende a sfruttare anche l' ultimo centimetro quadrato, si abbattono le siepi, si estirpano gli arbusti. Un tempo i terreni si lasciavano riposare e si variavano continuamente le coltivazioni. Ora vediamo solo gigantesche distese di monocolture».
Quali vantaggi può ricavare l' agricoltura dalle modificazioni genetiche?
«Parlo da storico, quindi nulla posso dire sulla nocività degli Ogm. Mi sembrano comunque un ulteriore balzo nell' artificialità e noi sappiamo che ogni salto tecnologico in questo settore genera problemi più complicati di quelli che si volevano risolvere».
A cosa pensa?
«Si dice che gli Ogm resistano ai parassiti, addirittura che possano salvare prodotti di qualità oggi minacciati di estinzione. Ma noi sappiamo che la virulenza dei parassiti non è un dato naturale, bensì storico. La loro forza cresce perché l' ambiente è degradato. Chi ci assicura che le piante geneticamente modificate non divengano poi vittime di nuovi parassiti o di vecchi parassiti oggi inoffensivi? La strada da seguire, quella che ci suggerisce la storia, è che l' agricoltura torni iuxta propria principia».
MILANO - «Si spesero ottocentomila franchi invece dei sette milioni del progetto originario. Si risparmiò sugli strumenti di misurazione. E venne cancellato un recipiente di recupero in caso di esplosioni. Se quel recipiente ci fosse stato, la diossina non sarebbe uscita dallo stabilimento dell´Icmesa».
Domani saranno passati trent´anni. Jorg Sambeth era il giovane direttore di produzione del gruppo Hoffman La Roche. Lo chiamarono da Seveso mentre era in vacanza sulle montagne svizzere: «È scoppiato il reattore». Era l´inizio della tragedia di Seveso, la contaminazione che avrebbe devastato un pezzo di Lombardia mettendo per la prima volta l´Italia davanti al lato più cupo del boom economico e dell´industrializzazione selvaggia. Per la legge italiana, Sambeth è uno dei colpevoli di quel disastro: cinque anni di condanna in primo grado, uno e mezzo in appello. Durante il processo, ha scelto la linea voluta dall´azienda: incidente imprevedibile. Ma quando si è convinto di essere stato un capro espiatorio, ha raccontato la sua verità in un libro. Il libro è diventato un film: Gambit di Sabine Gisiger. In Svizzera, dove Sambeth vive, il film è stato visto e applaudito. In Italia, nel paese dell´Icmesa, il film non è mai arrivato. Non lo hanno voluto le sale. Non lo hanno voluto neanche le librerie.
Eppure gli ultimi dati dicono che la storia di Seveso non appartiene solo alla memoria. Nella zona in cui quella mattina di luglio si sparsero i veleni dell´Icmesa, quest´anno mancano all´appello venti neonati maschi. Il rapporto delle nascite, che da sempre vede venire al mondo più bambini che bambine, a Seveso si è invertito. I medici non hanno dubbi: il motivo è nella nuvola di trent´anni fa, che ha cambiato senza ritorno gli organismi di quelli che allora erano ragazzini, e che oggi sono padri.
I ragazzini del 1976 continuarono a giocare a lungo nei campi invasi dalla diossina prima che qualcuno lanciasse l´allarme. Il reattore scoppia il 10 luglio 1976. I primi, cauti, provvedimenti sono del 15. Solo il 17 la notizia finisce sui giornali. Solo il 26 luglio inizia l´evacuazione della "zona A". Un ritardo che Sambeth spiega senza eufemismi. «Ci vollero cinque giorni perché venisse convocata una unità di crisi. Il presidente era in viaggio in Brasile. Il numero due disse: non si parla. Le società non dovevano essere nominate e non doveva essere nominata la diossina. Era successo un incidente durante la produzione del triclorofenolo e basta. La linea era: non sappiamo cosa è successo esattamente, vi informeremo a tempo debito, fino ad allora non c´è pericolo per nessuno».
Fin da subito, i vertici dell´azienda sapevano che l´esplosione del triclorofenolo - la sostanza base per la produzione del tranquillante Valium - aveva sviluppato e liberato diossina. Ma non lo dissero, lasciando i medici italiani a interrogarsi su quelle macchie che invadevano le facce dei bambini di Seveso. «Resistetti tre giorni - racconta Sambeth - poi venni di nuovo in Italia. Non dire ai medici che curano gente ferita di cosa si tratta, pur sapendolo... Non è possibile. Come fa il dermatologo a riconoscere che si tratta dell´inizio della cloracne, che è stata la diossina?». Sambeth parlò, e l´Italia scoprì una nuova parola: diossina.
Per 447 persone, soprattutto bambini, ci furono danni alla pelle, a volte terribili. Quattromila animali domestici morirono, migliaia dovettero venire uccisi. Centinaia di abitanti vennero evacuati e le loro case abbattute. Solo pochi giorni fa la Regione Lombardia ha dato lo status di parco naturale al Bosco delle querce, l´area verde di sessantadue ettari realizzata dopo la bonifica sul luogo del disastro. Si è persa la memoria di quella farsa che fu la sparizione dei 41 fusti con la diossina, ritrovati dopo una caccia interminabile in una discarica francese e inceneriti infine in Svizzera. E senza risposta è rimasta la domanda sollevata nel 1993 dal giornalista tedesco Ekkehard Sieker in un suo film: la diossina dell´Icmesa era davvero una conseguenza non voluta della produzione di triclorofenolo, o era un´arma chimica deliberatamente prodotta per il mercato bellico?
Quando gli si parla di questo, è come se a Sambeth un nuovo fantasma attraversasse lo sguardo. «Sì, l´impianto era così concepito che ci si poteva domandare: sembra fatto apposta per questo». Ma più in là non va. Di fantasmi, forse, gli bastano quelli che si porta dentro da trent´anni.
Chi è Laura Conti e che c'entra con Seveso, in un profilo di Giorgio Nebbia